EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

31 mars 2010

Sacré Bon Dieu !...

" J'entends toujours que Dieu est juste. Je me demande ce qui permet d'appuyer cette assertion."
François Mitterand

Si on nous décrivait Dieu comme un personnage méchant, cruel, vaniteux et avide, il semble évident qu'on aurait moins envie d'y croire : la légende se doit de créer un héros si elle veut qu'on en fasse un mythe durable... et la justice est un cheval de bataille fédérateur, puisqu'elle promet la reconnaissance des responsabilités de chacun, et par là même, garantit à chacun la reconnaissance de sa valeur.

Mais effectivement entre le principe et l'expérience, il y a toute la vie de l'humanité qui se pose en réfutation parfaite d'une idéologie à laquelle on aimerait croire, mais qui accumule les impairs... On peut bien sûr, trouver des explications-justifications par le fait que nous autres, pauvres humains, usagers de seconde classe de la vie, n'avons pas accès à une connaissance assez grande des choses invisibles, pour comprendre les vraies bonnes raisons aux mauvaises choses que l'on voit ou expérimente...
Nous ne sommes que des humains, et nos crises de foi témoignent de notre ignorance... peut-on tenter alors de nous persuader...

"C'est le Bon Dieu qui t'a puni !".
Cette expression courante, censée expliquer bien des bosses et des claques réelles ou fictives que l'on prend, est difficile à comprendre : pourquoi ne dit-on pas simplement "C'est DIeu qui t'a puni" ?...
Pourquoi le "Bon" Dieu ?... Y en a-t-il un "mauvais qu'on ne nous a pas encore présenté ?...

C'est vrai que ça fait quand même quelques milliers d'années qu'on nous bassine avec la justice divine, sans vraiment voir, au bout du plaidoyer, l'ombre d'une preuve...
Y a quand même de quoi se poser quelques questions... non ?...

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30 mars 2010

Positive défiance ?...

" Vous ne résoudrez peut-être pas tous vos problèmes en adoptant une attitude positive, mais vous agacerez tellement de gens que ça en vaudra la peine."
Herm Albright

La "positive attitude" est un peu un courant dans l'air du temps, mais entre les mots et la réalité, il y a quelques pas à franchir, que certains n'osent pas aligner...
Mais pourquoi donc ?... Quels risques prend-on à préférer "positiver" la vie plutôt que de se l'angoisser en permanence?...
Si l'on dresse un tableau en deux colonnes des avantages et des inconvénients des deux attitudes : le choix est pourtant relativement simple !
On peut y objecter que ça n'est pas si simple, et que certaines personnes sont d'un naturel angoissé, et qu'on ne peut rien y faire... C'est faux ! On peut décider de s'affranchir de l'angoisse, du doute non constructif et du pessimisme entendu...

Notre façon d'appréhender la vie et de réagir aux évènements tient bel et bien à une décision : on ne subit pas sa façon de vivre, on la décide !...
Relativiser est la première étape d'une délivrance, qui ne peut que nous apporter un bien-être notable.
S'angoisser pour demain n'apporte rien, hormis un sentiment d'insécurité qui nous empêche de croquer le présent à pleines dents, et imaginer les problèmes possibles avant même qu'ils n'apparaissent ne nous prépare pas vraiment mieux à les affronter, parce que si ça se trouve, ils ne se présenteront jamais...

Et puis il est vrai, qu'afficher sa confiance en toutes circonstances, a le don d'agacer les broyeurs de noir professionnels, dont l'une des priorités de vie semble être de saper le moral à tout le monde : il y a une part de sadomasochisme dans le pessimisme et l'angoisse...
Masochisme, parce que c'est d'abord à soi qu'on fait du mal avec une telle attitude.
Sadisme, parce qu'on tente d'ouvrir une brèche dans la sérénité des autres, en les polluant avec des scénarios catastrophes plausibles, qui parfois peuvent ébranler la force tranquille de la confiance, alors même que rien ne peut prouver qu'ils arriveront...
Luttons contre cela en affichant une positivité à toute épreuve : oui, ça en énerve beaucoup d'être sereinement désinvolte devant l'avenir, et de croire résolument que "tous les jours, à tous points de vue, tout va de mieux en mieux"...
Mais il y a une sorte de jouissance puérile, à continuer à arborer un sourire sincère quand quelqu'un essaie d'agiter devant nous toutes ses menaces de noirceur, comme des poupées vaudoues à l'image de la vie, que le mauvais sort s'acharnerait à transpercer pour nous faire souffrir, encore et encore... parce que c'est bien connu "si on est là, c'est pour en ch..."

La positive attitude n'empêche pas les problèmes de se présenter, c'est certain, mais elle permet de les poser en termes de "défis" plutôt qu'en termes de "catastrophes". On y est convaincus que si un problème se pose, c'est qu'il est là pour nous délivrer son message, qu'il est une opportunité plus qu'une punition, et qu'on en sortira plus fort encore...
Il est impossible de résoudre un problème avant qu'il ne se pose réellement : on ne peut jamais tout prévoir, et il n'y a qu'en faisant équipe avec la réalité dans le temps présent qu'on peut bien soupeser tous les aspects, tous les tenants et tous les aboutissants d'une situation : la visualisation a ses limites !... (même la visualisation négative...)

Et puis... ça impressionne beaucoup plus d'avoir en face de soi quelqu'un de résolument confiant, plutôt que quelqu'un qui, toujours en proie à l'inquiétude, doit sans cesse être rassuré...
La confiance, ça rend autonome et libre, et ça, ça n'a pas de prix !...

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29 mars 2010

Mariage durable ?...

" Se marier à un homme divorcé prouve que vous êtes écologiquement responsable.
Dans un monde où il y a plus de femmes que d'hommes, il faut participer au recyclage.
"
Rita Rudner ("choses à savoir sur les hommes")

Nous sommes tous concernés par les problèmes d'environnement : c'est notre quotidien qui en dépend... et il ne faut écarter aucune piste. Nous commençons à savoir trier nos déchets pour les recycler, alors pourquoi se limiter au carton et au plastique, hein ?... (Je sens déjà les regards acerbes sur ce post...)
Si nous, les femmes, pouvons apporter notre contribution à la sauvegarde de notre écologie, par le "recyclage" des hommes divorcés, il faut bien lancer le sujet, non ?...

En général, le divorce implique deux personnes (voire trois...), et il y a un nombre à peu près égal de femmes et d'hommes divorcés (le mariage homosexuel n'étant guère courant, les faits sont ainsi...). Dans un certain nombre de pays, le remariage des divorcés concerne de 15 à 21% des mariages célébrés quand même... et ces chiffres ne tiennent pas compte des "cohabitations" hors mariage, chat échaudé craignant l'eau froide.
Néanmoins, le fait que l'union soit administrativement reconnue, n'a aucune importance pour l'aspect écologique de la planète : ce qu'il faut retenir, c'est qu'en "adoptant" un homme divorcé, nous contribuons à ne pas gaspiller les ressources naturelles...

Il y a d'autres avantages à choisir un homme de "deuxième main" : il aura surement appris quelques petites choses de son expérience antérieure, et son "éducation" à la vie de couple ne sera pas entièrement à reprendre...
Il aura par exemple, peut-être, pu tester sur une période plus ou moins longue, que les tâches ménagères qu'il laissait à sa première femme sans complexe aucun, prennent finalement du temps et de l'énergie, et sera plus enclin à participer, d'autant que les femmes divorcées, fortes elles aussi de leur première expérience, ne sont plus prêtes à prendre totalement en charge les corvées : elles ne veulent plus d'un "enfant supplémentaire" à coacher tous les jours...
Parce qu'on a beau dire, c'est bien souvent le surcroit de détails pesants au quotidien qui aboutit à la mise à mort du couple...
Les détails qui coincent, c'est tout petit, mais ça finit par prendre une place trop importante par leur accumulation, et avec les années qui passent, la fatigue et le ras le bol de servir toute la maisonnée, les femmes sont de plus en plus nombreuses à préférer le célibat après un divorce !
Mais bon... si on peut sauver la planète de cette façon, on veut bien essayer d'y réfléchir quand même...

Malgré tout, le divorce est quand même une sacrée chance de pouvoir vivre deux (ou plus) vies dans une seule, là où le mariage "à la vie à la mort" nous condamnait à se satisfaire de son sort jusqu'à la délivrance finale, qu'on y soit heureux ou malheureux...
Et puis, le divorce n'altère pas la faculté de tomber amoureux et d'aimer... même si le regard porté sur le couple et les exigences qu'on y concède sont différentes.
" Il faut beaucoup d'années pour apprendre certains mots d'amour."(Jacques Chardonne)

Recyclons, recyclons !... Le bonheur s'y terre peut-être au détour du chemin...

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28 mars 2010

En mains propres...

" Je voudrais bien être la lettre d'amour que j'envoie ce matin à celle que j'aime."
Félix Leclerc

Les lettres d'amour transportent, avec elles, tous les mots que l'absence ne peut entendre...
Timbrées à l'émotion, elles se glissent en boîte, et partent pourtant seules, porter leur bonne parole... pendant que nous restons là, vidés des mots dont la réalité qui nous habite, se ressent parfois douloureuse, cruelle ou injuste...
On n'écrit guère de lettre d'amour à ceux qui partagent notre quotidien...
A tort certainement d'ailleurs...

J'ai imaginé que je faisais le voyage, tapie au fond de l'enveloppe, et voilà ce que j'ai entendu...

"J'aimerais bien être la lettre d'amour que je t'envoie ce matin... et me retrouver là, au creux de tes mains, prête à m'ouvrir à toutes tes interrogations... Je voudrais bien être celle-ci, sur laquelle ton regard se portera, et à laquelle sûrement... tu souriras...
Je sentirai, à la course de tes yeux, les battements de ton cœur tout contre mes mots, et à ton tempo de lecteur, ton plaisir de ressentir à ton égard les douceurs de ma plume, quand elle a envie de caresser bien plus qu'un vélin...
J'y ai glissé tous les mots que j'avais au bout de mes doigts... faute de pouvoir faire glisser mes doigts sur toi jusqu'au bout de mes envies...

Il y a toujours comme une sorte d'impudeur à écrire, à graver en couleur sur support recyclé, ses sentiments présents, livrés à l'intemporalité de l'écrit, qui survivent ainsi à l'instant bien plus que la parole ne le peut faire...
Souvent mes mots se taisent, souvent mes mots se retiennent...
Et pour une fois qu'ils se libèrent, je ne serai pas là pour les accompagner ?...
Oh, je voudrais être cette lettre, et porter de concert avec elle, la petite musique de mon cœur, que j'ai transposée en prose mineure, pour que tes yeux en la déchiffrant, perçoivent le rythme de mes sentiments... comme une valse d'amour qui martèle de ses basses, les trois temps de chaque mesure, sur ces trois syllabes qui te murmurent : je t'aime...

Faut-il que je t'aime, pour te livrer ainsi, tout le bruit de fond de ma pensée, que souvent mon silence et ma pudeur te dissimulent... Faut-il que tu me manques, parfois, pour que je déroule ainsi le fil de mes aveux...
Rien que pour toi... Oui, ils sont bien pour toi, ces mots qui fusent, au son feutré de la mine qui court sur le papier...
A toi et aussi à moi un peu... parce que c'est quand même mieux, si pour les partager... on est deux dans ce "nous"...
Nous...  comme la première personne d'un pluriel que j'apprends à conjuguer à tes côtés...
Ki supporte malgré tout, quelques fautes d'orthographe et quelques erreurs d'accords..."

Et puis, je n'ai plus rien entendu... parce que je me suis rappelé qu'il était indécent d'écouter aux portes...
Et que s'il en était aussi de la sorte, en ce qui concerne les enveloppes, je me suis dit qu'il valait peut-être mieux que j'en sorte, et que je la laisse achever son voyage sans escorte...
Les lettres d'amour, après tout, n'ont pas besoin qu'on traduise leur discours...

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26 mars 2010

Oyez, oyez bonnes gens...

" Plus on partage, plus on possède. Voilà le miracle."
Léonard Nimoy

On peut amasser toutes les richesses, toutes les connaissances que l'on veut : thésauriser pour posséder n'a aucun sens en soi, le partage enrichit bien plus... La valeur des choses tient à ce que l'on en retire, pas à leur possession.
Ce qui est valable au matériel, l'est de la même façon au relationnel : plus on partage avec quelqu'un, plus la relation s'enrichit.

"Les gens se plaisent à penser qu'ils peuvent se débrouiller seuls, alors que rien ne vaut le soutien et les encouragements d'une équipe"(Tim Allen)... Et quelque soit la réalité que recouvre le terme "équipe"...
S'il est utile de savoir agir et vivre seul si besoin est, l'équilibre d'une vie ne peut se satisfaire d'une telle conception : c'est toujours dans l'échange qu'on évolue et qu'on agrandit ses horizons, et c'est en donnant et en recevant qu'on évite la sclérose de sa propre personne...

Notre époque a grandement encouragé et développé l'individualisme, du fait de la perte des valeurs morales amorcées depuis quelques décennies, mais on se rend compte que cet individualisme ne développe qu'une partie de la personne, et que pour être une personne à part entière et reconnue comme telle, on a nécessairement besoin de la médiation des autres.
Ce sont les "autres" qui font de notre personne intérieure, un être social ; c'est de nos interactions avec le monde extérieur que nous nourrissons notre richesse intérieure : qui vit centré sur son nombril ne peut voir que la surface de son ventre...

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25 mars 2010

L'homme invisible : rêve ou cauchemar ?...

" Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience."
René Char

Faut reconnaître : il y a plein de gens dont le but est de ne pas se faire remarquer, et qui à force d'abnégation et de discrétion arrivent presque à se fondre dans le paysage existentiel, comme les fleurs sur le papier peint, en décor de fond...
Ce sont des gens "bien élevés"... qui ne veulent pas prendre le risque d'assumer les vagues qu'ils déclencheraient peut-être s'ils assumaient qui ils sont en réalité...

Ne pas déranger... Ne rien changer... Ne rien influencer... S'excuser d'exister ?...

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24 mars 2010

But en tête...

" Garder ses idéaux c'est essentiel. C'est ce qui permet de survivre à toutes les petites désillusions du quotidien."
Houda Rouane

C'est toujours plus facile de monter ou descendre un escalier, quand on a une rampe sur laquelle s'appuyer : nos idéaux ne sont pas une béquille pour survivre au quotidien, mais bien une base solide pour aller plus loin...
Avoir des idéaux, ça permet de ne pas se perdre dans les périodes sombres, parce qu'ils font office de "veilleuse", ils gardent une petite luminosité qui nous permet de ne redouter ni la nuit ni les cauchemars obscurs : ça permet d'éclairer ses envies à la lumière d'une ligne de conduite qu'on a définie, et qu'on prend pour principe pour avancer vers demain...

Avoir des idéaux... l'expression est un peu forte peut-être... Je ne suis pas sûre d'en posséder...
Mais j'ai des convictions, des rêves et des envies qui me confortent dans l'idée que vivre, c'est autre chose que respirer, travailler et dormir, et que la véritable importance des choses est relative d'une personne à l'autre sans qu'on puisse donner raison ou tort à qui que ce soit...
Le quotidien, toutefois, n'est pas nécessairement un chemin de croix qui se renouvelle sans arrêt : y a plein de moments que j'aime dans mon quotidien...

Avoir des idéaux, c'est plus concret qu'avoir des rêves, parce que ces idéaux donnent des repères moraux à nos buts, objectifs et envies... mais les idéaux, c'est difficile à appréhender... C'est grand, c'est beau, mais souvent un peu abstrait quand même...
En d'autres lieux, je me dis parfois "chercheuse d'absolu", boutade lancée par défi un jour, comme quête d'un idéal... mais quelque part ça définit bien.
L'absolu, j'en ai déjà parlé ici sans rentrer dans le concret. Toutefois, l'absolu ne peut pas être un idéal, parce qu'il s'agit d'une sorte de position extrême, inatteignable et relative paradoxalement...
Cette quête est infinie, elle ne peut jamais avoir de fin, mais c'est ça qui est motivant : elle est empreinte d'une curiosité saine et tous azimuth vers l'essence des choses... Elle n'est pas un but, elle est un chemin, une direction, un parcours... qui lui aura une fin.
L'idéal, les idéaux jouent le même rôle : ils ne sont pas faits pour être atteints, mais bien pour baliser la route, un peu comme des glissières de sécurité qui nous évitent de plonger dans l'abîme...

Et il est vrai que, parfois, le quotidien nous assomme avec des petits défis mal relevés qui finissent en problèmes à gérer... mais tout problème a toujours en germe une part de la solution...
Une des choses qui nous empêche de surmonter un obstacle, c'est l'idée qu'on s'en fait...
Et les idéaux qu'on entretient, sont comme des tremplins qui nous permettent de rebondir pour passer ces caps plus difficiles en confiance...

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23 mars 2010

Ce que le monde ne connait pas...

" Crois-moi, chaque cœur a ses chagrins secrets, que le monde ne connait pas ; et souvent, nous jugeons qu'un homme est froid alors qu'il est seulement triste."
Henry Wadsworth Longfellow

Il est difficile, en un regard, de mettre à jour la personnalité intime de quelqu'un...
On a toujours des "impressions", mais elles sont un peu légères pour servir de conclusions sur l'appréciation qu'on a d'une personne.
Quand on pense au temps qu'il faut, pour arriver à connaitre une personne suffisamment, baser son jugement sur des impressions parait bien périlleux si l'on veut prétendre à une opinion juste...

Chaque cœur a ses secrets et ses blessures, qui remontent parfois très loin l'horloge du temps, enracinés sous les épaisses couches de protection, avec lesquelles on se couvre au fil de nos saisons, pour supporter la météo de nos jours personnels...
Les chagrins de cœur relèvent du domaine de l'intime, et se dissimulent par douleur ou par pudeur.
Il n'est pas toujours aisé non plus, de prêter oreille pour les recevoir...
Parfois on n'a pas envie de s'impliquer dans le chagrin d'autrui, de peur d'être éclaboussés dans notre joie de vivre peut-être...

J'ai toujours préféré les gens d'aspect un peu "bourru" à ceux qui, tout sucre tout miel, racontent et se racontent à eux aussi leurs vies, et dont on ne sait jamais quand la sincérité est de mise ou quand l'hypocrisie a cours...
Toutefois je ne crois pas que ce soit un choix d'être "bourru" ou "mielleux", c'est plutôt constitutif d'une personnalité, et cette distance mise entre le monde et la personne sert de recul relationnel plus que de véritable barrière...

Il est difficile de traverser une vie sans accroc ni accroche, et de garder le cœur aussi neuf que quand on pointe le bout de son nez ici. Ce qui ne signifie pas néanmoins que le cœur s'use, c'est ça son secret d'ailleurs : malgré les chutes, les plaies et les bosses, il reste partant pour l'aventure quand l'opportunité se présente... et heureusement...
et puis, de nos jours, il est rare que l'on meurt de chagrin...
Il y a plein de chagrins secrets, qui jamais ne suintent et ne suinteront du cœur : c'est notre privilège, ils n'appartiennent qu'à nous, nous sommes entièrement maitres de révéler ou non les affres secrètes de notre sentimentalité, veillons par contre, à ne  pas en devenir esclaves... et à toujours regarder vers l'avant...

S'il peut s'avérer utile de temps à autre d'en faire l'inventaire, les chagrins secrets du cœur ne doivent pas être considérés comme des trophées de guerre qu'on exposerait au plus profond de soi à sa propre condescendance, et tous ceux dont on peut se débarrasser, il ne faut surtout pas les retenir par passéisme désuet et souffreteux ou masochisme sentimental, parce que...
Parce que c'est toujours beau quand on a le cœur qui fonctionne à plein régime en mode action... même si on prend le risque d'agrandir peut-être la collection de nos déceptions...
Qu'on s'engage en amitié ou en amour, c'est toujours en confiance radieuse... si ça n'est pas le cas, il n'y a pas de sincérité. Et s'il n'y a pas de sincérité, le risque de la déception est encore bien plus grand...

La tristesse du cœur est une douleur qui peut physiquement affecter la personne, et jouer à la fois sur son apparence et son comportement, parce qu'il est bien difficile de "paraitre" heureux quand on ne l'est pas...
Et puis à quoi bon d'ailleurs ?...

Alors n'essayons pas de paraitre autre que ce que l'on est, ni de juger sans rien savoir ni comprendre.
C'est nous de toute façon, qui les portons nos "valises", leur contenu ne regarde que nous
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22 mars 2010

Amplitude élargie...

" Contentons-nous de faire réfléchir, n'essayons pas de convaincre."
Georges Braque

Parfois la différence entre "convaincre" et "manipuler" est subtile... aussi est-il bon de rester mesuré dans son envie de rallier d'autres à son point de vue...
On peut être convaincu de quelque chose... et être dans l'erreur...
Convaincre est avant tout, une volonté de faire triompher sa vision plutôt qu'une autre : parfois cette vision est juste, d'autres fois, elle ne nous appartient qu'à nous, issue d'une réflexion qui nous aura amener à nous former cette opinion-là...

L'essentiel n'est pas de convaincre, mais de donner une vision élargie des choses, d'une situation ou d'un évènement. C'est en faisant sauter les verrous des barrières de réflexion, que l'on peut convaincre, pas en assénant une idée comme une vérité, qu'il faudrait accepter et adopter comme les tables de la loi...
Il est préférable que chacun arrive à ses conclusions par ses réflexions propres.

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18 mars 2010

Splouch !...

" Notre cerveau est une éponge qui s'imbibe de suggestions."
Francis Piacabia (le site...)

L'oxygène sert au fonctionnement physiologique du cerveau, mais pour son fonctionnement mental, les suggestions y jouent un rôle similaire...
Sans nous en apercevoir, nous passons notre temps à nous faire des suppositions et des suggestions.
Certaines sont pertinentes, motivantes et positives, d'autres au contraire sont inutiles, pesantes et négativistes...
Les unes comme les autres, toutefois, sont sans fondement... puisque sans réalité aucune.

Les suggestions, ce sont tous les conseils, les avis, les paroles que l'on entend ou lit quelque part, toutes ces informations que l'on reçoit et que l'on trie en permanence pour continuer à tenir à jour la base de données de nos représentations du monde.
De tout cela, on s'imagine son "plan de route".
Plutôt en confiance quand on privilégie les suggestions positives... et plutôt avec précaution quand on préfère rêver des scénarios les plus catastrophes...

Il est plus "économique" de fonctionner au mode positif.
Rien ne prouve que le fonctionnement au positif change réellement quelque chose, mais dans le doute, il est plus agréable de rester attentif mais serein, que stressé et angoissé à imaginer des catastrophes qui n'arriveront peut-être jamais...
Nous anticipons tous nos vies d'une manière ou d'une autre, différemment selon les jours et les personnes, la luminosité extérieure et les saisons... mais de ce fait, tous, nous nous faisons en permanence des auto suggestions sur la façon dont notre vie va se dérouler... et nous influençons pas là nos comportements et réactions à venir...

Malgré les recherches sur le cerveau humain, nous n'arriverons de toute manière jamais à comprendre le fonctionnement et le rôle de la pensée, ni les interdépendances entre fonctionnement physique et fonctionnement mental en proportionnalités relatives...
Si physiologiquement on peut identifier et localiser des zones sur un cerveau, mort ou sous anesthésie, dans lesquelles se situent telle ou telle activité ou réactivité motrice ou sensorielle, on ne peut pas apporter de preuve réelle pour ce qui est des corrélations fortes entre "fait mental" et "réponse" réelle.

Néanmoins, absence de preuve ne valant pas preuve d'absence... s'il n'y a même qu'une toute petite chance que la pensée -- et donc la suggestion -- ait une influence sur notre comportement et nos réactions à venir, mieux vaut adopter l'économie de la pensée positive... et imaginer demain avec un arc-en-ciel plutôt  qu'en lumière déclinante jusqu'à notre dernière nuit...

Allez... ... je vous redonne la formule magique...

" Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux." (Emile Coué)
(* Traitement de choc : 10 fs matin, midi et soir // Traitement de consolidation : dès que le besoin se manifeste...)

Suggestologie...

et aussi Méthode Coué, avis de consommateurs...


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