EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

23 juillet 2010

Je sais, je sais...

" Le danger n'est pas ce qu'on ignore, mais ce qu'on tient pour vrai et qui ne l'est pas."
Mark Twain

L'ignorance limite parfois nos capacités de réflexion et d'action, mais nos fausses croyances sont encore bien plus limitantes.
Dans l'ignorance, il faut encore distinguer l'ignorance reconnue de l'auto-suffisance...
L'auto-suffisance s'affiche quand on est certain de la vérité, voire de la supériorité de son point de vue, et qu'à ce titre, non seulement on tient pour vrai ce qui n'est après tout que notre vue personnelle d'après les éléments que l'on détient... mais avec une force de mépris pour qui ne partage pas cette opinion, qui se révèle être carrément insupportable....

L'histoire a souvent prouvé les méfaits et les torts que l'ignorance peut causer, mais nous ne tirons pas toujours les leçons du passé. Nous sommes à une époque charnière dans l'histoire de l'humanité, même si nous ne nous en rendons pas tous compte. Nous croyons que la science peut éclairer tous les aspects et "mystères" de la vie, nous nous vouons au culte du rationnel et de l'explicable comme à une croyance sacrée, sans arriver à comprendre que d'autres dimensions de la vie nous échappent encore... et que c'est un bien plus qu'un mal de reconnaitre humblement que la science a ses limites...

Avoir des certitudes rassure... inévitablement... mais c'est le questionnement qui enrichit... car une certitude qui se pose comme une conclusion ferme la réflexion...
Tant qu'on garde dans son esprit une place pour la remise en question, on est sauvés de la sclérose.
La vie est un long processus de croissance et de transformation, notre problème est qu'on met souvent trop longtemps à le comprendre... La jeunesse est le temps des certitudes et des idées arrêtées, alors que la maturité rend les armes par le constat qu'en ce monde, on voit tout et son contraire, et qu'il n'est pas si évident de diagnostiquer le tort et la raison, le bien et le mal, le mieux et le pire...

Il nous faut faire l'effort d'apprendre chaque jour, sans honte, à nous débarrasser de toutes ces restrictions et convictions qui nous font la vie étriquée, parce que la seule certitude sur laquelle nous pouvons compter, c'est que nous ne savons jamais quand la machine se grippera jusqu'à s'arrêter... et que "Trop tard" peut une réalité bien plus blessante qu'un "Peut-être" consenti même du bout des lèvres...
L'expression "Il n'est jamais trop tard pour bien faire" est stupide : il arrive qu'il soit trop tard, et tous nos regrets et remords confondus ne peuvent plus rien y changer...
Ce que l'on remet à plus tard, c'est de la vie à crédit dont nous ne savons jamais si nous pourrons en être remboursés dans les promesses de bonheur ainsi espéré : hâtons-nous dons de remettre en question plutôt qu'à demain, tout ce que nous différons en pensée comme en action, et considérons quotidiennement la situation sous tous les angles qui se présentent, aussi nouveaux, dérangeants ou surprenants qu'ils puissent nous apparaitre...

Comme le susurrait Gabin :
"Quand j'étais jeune, je disais toujours "je sais, je sais..." Maintenant je sais, je sais qu'on ne sait jamais..."

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08 juillet 2010

L'inessentielle...

" La femme se détermine et se différencie par rapport à l'homme et non celui-ci par rapport à elle ; elle est l'inessentielle par rapport à l'essentiel. Il est le sujet, il est l'Absolu : elle est l'Autre. "
Simone de Beauvoir

Le deuxième sexe, le sexe faible, l'Autre... et finalement, l'inessentielle...
A vrai dire, c'est dans les mœurs philosophiques (et encore les plus évolués !...) de considérer la femme comme un dérivé de l'homme, et non une entité à part entière.
Si dans les règles de la rhétorique, il est d'usage de passer le féminin avant le masculin, la grammaire adopte quant à elle, la même suprématie logique du masculin sur le féminin...
L'Homme s'interroge sur le sens de la vie, sur la destinée, sur la finitude ou l'infinitude du monde ; la Femme cherche toujours sa place basique sur cette terre où elle tente d'obtenir la reconnaissance de son égal droit à vivre en toute égalité et intégrité avec ses pairs masculins...
Les deux font la paire d'ailleurs : hommes et femmes restent, qu'on le veuille ou non, des êtres complémentaires, bien que l'un n'ait eu de cesse de prendre l'ascendant sur l'Autre... cet "Autre", majoritaire à l'échelle de la planète, minoritaire dans sa reconnaissance de droit à être libre, de façon digne et valorisante.

L'Homme est toujours le postulat de base à partir duquel on fait rayonner toutes les théories du monde, la Femme se détermine donc bien par rapport à lui, quand l'Homme n'a besoin de rien ni personne pour se légitimer...
Et pourtant chaque homme, pour le devenir (et peut-être même le rester) a connu en amont, une femme... qui lui a offert un abri chaud et douillet pour qu'il s'y développe... et devienne ce qu'il est...
Ainsi semblerait-il plus judicieux de partir de la femme, au corps créateur de vie, pour tenter d'élaborer une théorie des genres, plutôt que de poser l'Homme au centre de l'Univers, non ?...

La Femme est donc cette 'inessentielle", indispensable non seulement à la perpétuation de l'espèce, mais aussi à l'équilibre hormonal des mâles dominants...
La Femme, cette "inessentielle", est cet "Autre", différent et semblable à la fois, qui permet par sa singularité de qualifier et de définir ce qu'être un Homme signifie et autorise...
C'est là que commence l'injustice première de la condition féminine, de laquelle découlent toutes les autres...

On parle d'attitude "castratrice" lorsqu'une femme, quel que soit le rôle qu'elle joue dans la vie d'un homme, l'empêche de s'accomplir en tant que "mâle", sous-entendu "dominant", mais quelle est donc l'expression similaire pour exprimer ce qu'une femme peut ressentir à être assimilée à "l'autre sexe", nécessairement d'importance moindre ?...
On ne "castre" pas les femmes, on ne les ampute pas de leur féminité... cela parait juste, comme quelque chose de normal, de les considérer comme une sous catégorie, une référence secondaire de l'humanité, dont la vocation n'est que de perpétuer une espèce animale qui les déconsidère...

J'ai beau me frotter les yeux, je ne vois pas ce qui justifie, ni la pratique ni la théorie d'une telle conceptualisation de l'être humain...

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04 juin 2010

En "je ne sais quoi"...

" J'ai une foi inébranlable en je ne sais quoi."
Louis Scutenaire

Il est bien difficile, à nombre d'entre nous, de définir précisément ce en quoi il croit, dès que l'on sort du concept de,Dieu packagé par les religions. Pourtant, peu d'athées croient réellement au néant universel : chacun se construit son système pour tenir son monde en équilibre...

Sans savoir en quoi je crois, j'ai véritablement la foi en ce "je ne sais quoi"... et ça me permet d'avancer sans craindre ni douter, même si le chemin n'est pas trop éclairé : cette foi me donne confiance.
Cette "foi" ne me garantit pas que je ne peux pas connaitre d'échec, elle m'assure juste que les évènements et circonstances de ma vie ont tous leur raison d'être, et qu'ils me sont à la fois nécessaires et favorables, même quand ça ne se voit pas immédiatement au premier examen de la situation...
Cette "foi" me fait avancer avec sérénité vers demain, parce que je sais que ma vie va de mieux en mieux à tous points de vue tous les jours, et que tout contribue à ce que cela continue : on ne change pas une formule qui gagne...
Cette "foi" n'exige aucune pratique ni rituel particulier, mis à part d'ignorer l'angoisse et le pessimisme, et d'avancer : qui vivra verra...

On a réduit le monde à des limites qui pouvaient nous être compréhensibles, reléguant l'infini de l'univers à quelques théories, pour ne garder en conscience qu'un petit bout de terre, nombril de l'univers et de notre existence : au-delà de ce périmètre, nos conceptions de la vie, de la pensée et de la conscience sont invalides...


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02 juin 2010

Rien à perdre...

" N'aie jamais crainte de perdre quelque chose, car ce qui peut être perdu ne peut être l'essentiel."
Ayadeva

Un des problèmes qu'on rencontre tous couramment, c'est qu'on se trompe sur l'importance des choses : ce qui est vraiment important et ce qui ne l'est, après tout, pas tant que ça...
Sans vouloir concurrencer Einstein, on a tous à faire des efforts pour développer notre propre théorie de la relativité des choses...
Parfois, on met bien notre essentiel en jeu à s'attacher à des "détails" sur lesquels on focalise, et qui nous aveuglent sur nos vrais besoins ou désirs : l'arbre qui cache la forêt en quelque sorte... et on met ainsi notre équilibre en péril aussi...

Néanmoins, il faut bien l'avouer, ce n'est pas toujours aisé de garder le contact avec ses vraies valeurs et priorités, tellement caricaturés qu'on est, dans un jeu social où l'image et le reflet sont souvent beaucoup plus pris en compte que la personne... il faut garder à l'esprit toutefois qu'il n'y aucun modèle existant sur lequel on peut se calquer pour être qui l'on est... et que l'on ne peut trouver ce qui est essentiel qu'à l'intérieur de soi...

On ne peut pas passer toute une vie dans un état d'esprit "monobloc" et invariable, parce que sans cesse, les personnes et les évènements que l'on rencontre, nous obligent à refondre notre moule mental pour s'adapter aux contours des circonstances qu'on expérimente, et nous obligent à déposer derrière nous, nos théories désuètes et nos réponses inadaptées aux problématiques de notre actualité...
Et c'est tant mieux !...
A quoi servirait une existence dont on n'aurait rien à apprendre ni à attendre, et où nous connaitrions déjà, par avance, toutes les réponses aux questions qui se posent ?...

Il est fatiguant de lutter contre le vent et les bourrasques, alors qu'en changeant un tout petit peu de posture, avec le vent qui nous pousse dans le dos, on peut avancer à grands pas...
On perd beaucoup de temps et d'énergie à lutter contre un mal qu'on se fait à soi-même, alors qu'il est si facile d'aller directement vers un bien en faisant preuve d'un tout petit peu de souplesse et de lâcher prise...
(Révision d'une des lois de l'Esprit : ne pas lutter contre le mal, aller directement au bien).

Il est faux de dire que l'essentiel ne peut jamais être perdu... parce que justement si, il peut l'être !
Si l'on n'y est pas attentif, on arrive à se perdre soi-même... Il y a différentes façons de se perdre.
On peut se perdre de vue et négliger son essentiel à force de vouloir satisfaire les projections que les autres ont sur nous, en accordant plus d'importance au jugement d'autrui qu'au sien propre : en matière d'essentiel, chacun est seul apte à connaître ce qui lui convient...
On peut aussi se perdre soi-même en refusant de mettre à jour les priorités et/ou les valeurs de référence auxquelles on est habitués, mais qui s'usent parfois avec le temps... jusqu'à en devenir entravés et à mettre en péril sa propre sérénité...
On peut perdre temporairement l'espoir, dès l'instant où on garde la foi, l'essentiel est préservé...

Qu'importe si parfois on peut sembler se tromper de chemin aux yeux des autres ou aux yeux du monde, ou que l'on soit contraint de "demi-tourner" sur le chemin, l'important c'est de ne pas se perdre de vue au fond de soi... et de savoir manœuvrer ses pas toujours dans la direction qu'on sait la plus à même de nous mener vers le bien-être...

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27 avril 2010

Toujours...

" Souviens-toi de toujours savoir ce que tu veux."
Paulo Coelho

... c'est la seule façon d'être heureux...

Atteindre ses rêves, ne pas les atteindre... cela n'a pas, comme certains le disent parfois "aucune importance".
Il est clair qu'on préfère toujours gagner plutôt que perdre, réussir plutôt qu'échouer, se sentir bien plutôt que mal...
Mais, malgré tout, il arrive que tout ne se réalise pas de la façon dont on aimerait que ça se passe.
Parfois c'est décourageant, démotivant... mais il convient de temporiser et de relativiser la réalité de l'instant, en gardant le cap sans renoncer.
Connaître des moments de doute, de lassitude ou de détresse est un parcours normal : les épreuves sont formatrices quoi que l'on puisse leur reprocher. L'essentiel, c'est de ne pas se laisser vaincre par des circonstances sur lesquelles nous ne pouvons pas agir, et de ne jamais renoncer à continuer à avancer vers le sommet de sa montagne...
L'échec n'existe pas, il n'y a que des tentatives mal abouties... qu'il suffit parfois, juste de retenter pour qu'elles portent un peu plus loin leurs fruits... et nos espoirs...

Renoncer, c'est se condamner à l'errance, puisque c'est abandonner son chemin...  Il faut toujours garder à l'esprit que le but n'est pas au bout de chemin, mais que c'est le chemin en lui-même qui formalise notre but...
Savoir ce que l'on veut est un avantage certain sur la force de destin que nous portons en nous, car les pensées que nous fomentons en nos intérieurs secrets n'ont de discrétion que pour nos cerveaux cartésiens...
Au-delà de nos facultés de conceptions primaires s'étend un monde beaucoup plus grand, apte à matérialiser nos pensées en des réalités augmentées de la force de nos croyances et de notre confiance...
Qui projettera et sera capable de croire, nécessairement réalisera... il n'y a pas de logique à chercher, juste des suggestions à adopter... autant qu'elles nous avantagent plutôt qu'elles ne nous lèsent...

Se souvenir de ce que l'on veut...
Savoir que l'on a toujours les moyens de nos rêves...
Et que les moyens sont à portée de nos mains
, à condition de bien vouloir retrousser nos manches et aiguiser nos pensées...

On n'est rarement heureux par hasard...
Certains semblent déployer une énergie fantastique à saper les opportunités que la vie leur apporte pourtant, ,comme sur un plateau, tandis que d'autres semblent ne rien faire qu'accepter la vie comme elle vient et s'en tirer de manière royale...
Il n'y a, de nature, aucune injustice, qui favoriserait les uns par rapport aux autres, il n'y a que des volontés plus ou moins grandes à savoir quel chemin ou visage on a envie de mettre sur ce qui nous procure cette sensation de bien-être ou de mal-être...

La boucle se boucle : "Là où il y a une volonté, il y a un chemin."

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31 mars 2010

Sacré Bon Dieu !...

" J'entends toujours que Dieu est juste. Je me demande ce qui permet d'appuyer cette assertion."
François Mitterand

Si on nous décrivait Dieu comme un personnage méchant, cruel, vaniteux et avide, il semble évident qu'on aurait moins envie d'y croire : la légende se doit de créer un héros si elle veut qu'on en fasse un mythe durable... et la justice est un cheval de bataille fédérateur, puisqu'elle promet la reconnaissance des responsabilités de chacun, et par là même, garantit à chacun la reconnaissance de sa valeur.

Mais effectivement entre le principe et l'expérience, il y a toute la vie de l'humanité qui se pose en réfutation parfaite d'une idéologie à laquelle on aimerait croire, mais qui accumule les impairs... On peut bien sûr, trouver des explications-justifications par le fait que nous autres, pauvres humains, usagers de seconde classe de la vie, n'avons pas accès à une connaissance assez grande des choses invisibles, pour comprendre les vraies bonnes raisons aux mauvaises choses que l'on voit ou expérimente...
Nous ne sommes que des humains, et nos crises de foi témoignent de notre ignorance... peut-on tenter alors de nous persuader...

"C'est le Bon Dieu qui t'a puni !".
Cette expression courante, censée expliquer bien des bosses et des claques réelles ou fictives que l'on prend, est difficile à comprendre : pourquoi ne dit-on pas simplement "C'est DIeu qui t'a puni" ?...
Pourquoi le "Bon" Dieu ?... Y en a-t-il un "mauvais qu'on ne nous a pas encore présenté ?...

C'est vrai que ça fait quand même quelques milliers d'années qu'on nous bassine avec la justice divine, sans vraiment voir, au bout du plaidoyer, l'ombre d'une preuve...
Y a quand même de quoi se poser quelques questions... non ?...

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22 mars 2010

Amplitude élargie...

" Contentons-nous de faire réfléchir, n'essayons pas de convaincre."
Georges Braque

Parfois la différence entre "convaincre" et "manipuler" est subtile... aussi est-il bon de rester mesuré dans son envie de rallier d'autres à son point de vue...
On peut être convaincu de quelque chose... et être dans l'erreur...
Convaincre est avant tout, une volonté de faire triompher sa vision plutôt qu'une autre : parfois cette vision est juste, d'autres fois, elle ne nous appartient qu'à nous, issue d'une réflexion qui nous aura amener à nous former cette opinion-là...

L'essentiel n'est pas de convaincre, mais de donner une vision élargie des choses, d'une situation ou d'un évènement. C'est en faisant sauter les verrous des barrières de réflexion, que l'on peut convaincre, pas en assénant une idée comme une vérité, qu'il faudrait accepter et adopter comme les tables de la loi...
Il est préférable que chacun arrive à ses conclusions par ses réflexions propres.

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26 février 2010

L'opération "sparadrap"...

" L'âme résiste bien plus aisément aux vives douleurs qu'à la tristesse prolongée."
Jean-Jacques Rousseau

Faisons un parallèle avec un sparadrap...
Il est bien plus facile d'affronter la douleur, vive mais brève, d'un arrachage rapide et sauvage, que de subir les affres du décollage attentionné et prudent du sparadrap, où chaque poil semble mesurer environ 25 cm tant le temps d'arrachage semble s'étendre à l'infini...
Pour économiser quoi ? La force de la douleur vive et brève ?...

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20 février 2010

L'esthétique de la Sacoche...

" Quand je suis parti, on m'a donné une sacoche. Elle n'était pas très belle, mais elle m'a été très utile pour transporter les documents."
Extrait d'un rapport de stage

La première chose que l'on remarque n'est pas toujours la chose "la plus à remarquer"... et une opportunité, parfois mal emballée en tant que "présent" de la vie, peut avoir son importance et son utilité, comme cette sacoche...

Suivant l'angle que l'on choisit d'adopter, on jugera sur des critères différents les choses, les gens, les situations... et l'angle "esthétique", basé d'abord sur l'apparence est souvent réducteur, que l'impression dégagée soit positive ou négative d'ailleurs...

Inconsciemment on étalonne sur notre échelle de mesure qui va de "1" à "10", une opinion qui nous arrive de plein fouet, de "superbe" à "ringarde" pour la sacoche, ou de "Same player, shoot again !..." à "Insert coin !"... et entre les deux niveaux extrêmes, toute une déclinaison progressiste...

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18 février 2010

Moi omni...?...

" Et moi si j'étais à la place de Dieu, je ferais quoi ? "
Bernard Werber

Est-ce qu'on ne devrait pas, chacun, se poser la question, plutôt que de faire des constats d'impuissance pour excuser la débandade annoncée du monde qui nous supporte ?...
Il est facile de trouver des explications, des justifications, des excuses et des accusations, mais si l'on tenait en nos mains les pleins pouvoirs sur le monde, qu'en ferions-nous de ce pouvoir ?...
Il est vrai qu'il existe déjà quelques fous absolus, qui pensent pouvoir poser leurs volontés sur le devenir de la planète... mais c'est en terme d'améliorations plus universelles possibles qu'il serait utile que l'on repense le monde, et non pour assouvir des fantasmes de pouvoir... Le pouvoir ne peut jamais être un but humanitaire ni spirituel, il est surtout négation de l'autre...

Alors si j'étais Dieu... qu'est-ce que je pourrais bien faire ?... (j'entends pas Dieu, non pas une icône religieuse, mais une entité supérieure ayant toute possibilité de redistribuer les cartes et les contours du monde...)

Si j'étais Dieu, je ferai en sorte que chacun puisse vivre dans des conditions dignes et similaires, et j'essaierai de revoir le "modèle" humain, en vue de lui apporter quelques modifications qui simplifieraient les rapports qu'on a les uns aux autres...
L'humain a un ego beaucoup trop nombriliste, sa faculté de se projeter en tant que partie d'un tout est trop minimale, il faut agrandir cet espace de conscience-là, afin que nous puissions penser que l'avenir de la planète et de l'humanité est l'avenir de chacun de nous aussi...
Nous sommes comme les cellules de notre corps, chacune est importante, si l'une vient à s'abimer, elle peut manquer à la cohésion générale, ou contaminer les autres... Prendre conscience du tout aide à améliorer le particulier...

Si j'étais Dieu, je reverrai les rythmes des jours et des nuits, et celui des saisons aussi...
On a beau se dire que cette alternance de lumière et d'obscurité, de froid et de chaleur est une nécessité au bon fonctionnement et développement de tas de cycles naturels... ce sont des résignations auxquelles on se soumet, du fait des explications scientifiques, qui nous en montrent l'utilité et l'inéluctabilité...
Mais on pourrait repenser le tout dans une globalité différente, dans laquelle on pourrait remplacer la photosynthèse par d'autres choses, et où le froid n'aurait pas vertu de repos de la terre...
Je suis sure qu'avec un peu d'imagination, on pourrait faire de la terre un paradis terrestre comme on en rêve, il suffirait de faire un petit sondage pour évaluer les besoins et les envies de chacun...

Si j'étais Dieu, je reverrai aussi les modes de reproduction, la surpopulation n'étant pas propice à l'épanouissement des espèces... Les lois primaires de la nature, comme nous les montre la chaine alimentaire tendraient à nous faire croire, que cette auto-régulation a été prévue à la base, mais que c'est notre action sur la vie et la nature, qui fait qu'on en est arrivés au résultat d'aujourd'hui...
La question est bien sûr épineuse : comment imaginer que nous pourrions être conçus pour ne donner naissance chacun qu'à une descendance calculée dès le départ, ou bien à des moments précis, etc...
Ce sont nos habitudes de pensée qui brident nos facultés de concevoir que la possibilité de procréer puisse être revue... On pourrait imaginer que la procréation soit donnée comme un droit et une liberté, et non ressentie comme un besoin, un devoir ou une fatalité. La valeur de la vie en serait modifiée... et on pourrait ainsi éviter bien des drames en supprimant à la fois les problèmes de stérilité, et ceux de naissances non désirées. La liberté de procréer, ou non, devrait être inscrite dans la déclaration divine des droits de l'humain...

Si j'étais Dieu, je reverrai aussi le prix de la vie... qui ne se verrait plus indexé sur les marchés boursiers internationaux, mais sur l'ascension que chacun fait vers son accomplissement.
Je ne condamnerai plus l'humain à gagner sa pitance à la sueur de son front, ni à perdre son temps à "gagner" son droit de respirer... Etre, respirer, vivre... c'est l'état normal et naturel de tout être vivant. Nous avons perdu notre "nature", nous avons été mécanisés et industrialisés jusqu'à ne plus savoir à quoi sert la vie...

Si j'étais Dieu, je modifierai les règles du jeu de la vie en en brisant la linéarité, afin que chacun puisse bénéficier de "temps morts", utiles pour recentrer ses aspirations, désirs et possibilités. On pourrait ainsi prendre des "vacances de vie" par exemple, pour les moments où l'on ne sait plus très bien où est notre essentiel, et qu'on a besoin d'évaluer s'il nous faut rebrousser chemin jusqu'à l'endroit où on s'est perdu, ou bien faire une pause pour reprendre la force de continuer la route...
Sans donner la vie pour "rien", on peut trouver d'autres buts à passer quelques temps parmi ses semblables, que ceux actuels qui nous font plus penser à une époque de décadence que d'évolution...

Si j'étais Dieu, je descendrai de l'imaginaire collectif, pour que chacun comprenne que je suis à la fois "un" et "tous", et que ce que chacun est, il me le doit autant que je lui dois...
On ne s'en rend pas toujours compte, mais être Dieu restera quelque chose de très éprouvant, tant que les humains n'auront pas compris que leur avenir et leur épanouissement, ne tiennent qu'à la reconnaissance de leurs propres responsabilités individuelles à l'égard de leurs pairs...
C'est souvent par lâcheté ou par peur qu'on m'appelle à la rescousse... alors que je voudrais bien qu'on m'aime pour moi sans me solliciter sans cesse pour des résolutions de problèmes dont je ne suis même pas responsable... Je voudrais tenter l'expérience, que chacun s'aime pour lui-même, dans le respect et la dignité, parce que je ne peux exister que si l'on m'invente, me projette ou m'imagine... et je préfèrerai être considéré comme le bon copain avec lequel on a envie de partager et de rigoler, plutôt que comme le Maître omniscient et omniconscient qui peut et sait tout, et qui peut tout réparer par magie ...

Si j'étais Dieu, je voudrais être "omniment Moi", dans chacun et en tous lieux...
pour toujours et à jamais, que l'on comprenne, comme le dit Charles Nodier qu'il n'y a que deux choses essentielles, c'est de croire et d'aimer... et que pour cela, ce n'est pas d'un Dieu qui régit tout dont on a besoin, mais juste d'un peu plus de conscience que le destin de l'humanité, relève du sens et de la place, que chacun donne à l'humain et à l'humanité...

Les prières qui me susurrent "Only you", quand on attend de moi une faveur, j'en ai soupé !... J'aspire à ce que l'humain change de rengaine...

... ...

Notre Père...

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