EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

15 juillet 2010

Au bout d'une longue vue...

" La vie est une terre inconnue. On découvre ce qu'elle recèle au fur et à mesure."
Léo Buscaglia

Dans l'aventure de la vie, on avance... toujours... même sans savoir, même sans comprendre : la vie est toujours maintenant, devant et avec notre consentement, quoi que l'on puisse en penser...
Parfois on se sent en terres connues et conquises, parfois c'est la terra incognita la plus totale, dans des conditions météo difficiles qui embrouillent la clairvoyance des lieux, mais dans tous les cas, on ne peut jamais rester sur place, la brise du temps qui passe nous pousse toujours dans le dos à la découverte de demain...

On ne peut pas prévoir sa vie, même avec les meilleures aptitudes de planification qui soient : nous sommes tous des marins aux cours plus ou moins longs, et malgré notre volonté d'utiliser au mieux nos longues vues sur l'avenir, on ne peut pas éviter tous les écueils à l'accostage, ni toutes les tempêtes qui se lèvent parfois brutalement...
L'expérience aide à apprécier la navigation à sa juste difficulté, mais n'empêche jamais les vents de souffler... même si avec le temps et le nombre de bougies supplémentaires que l'on aligne, on semble plus serein face aux éléments...

La vie est faite de décisions, petites et grandes, qui font notre relief personnel, et si l'on tente d'y cartographier nos émotions au gré de nos explorations et des circonstances, on se rend bien compte que les sables mouvants y sont nombreux... mais que la nature est aussi souvent prodigue si l'on sait ouvrir les yeux et écouter ses intuitions... Au final, on trouve presque normal qu'elle ne livre pas ses trésors sans qu'on n'ait aucun effort à déployer, ni aucune souffrance à endurer. 
Comme le dit un proverbe africain, " Au bout de la patience, il y a le ciel."

Bien qu'on avance et qu'on explore cette terre inconnue, on n'en finit jamais d'en découvrir de nouveaux recoins : il n'y a pas d'âge où l'on atteint le sommet sans plus pouvoir aller plus loin...
Au contraire, plus on avance, plus on s'expérimente, plus on grimpe, et plus on sait que tout n'est qu'éphémère et fugacité, et qu'il n'y a jamais ni acquis définitif ni voie sans issue non plus... que chaque jour est un nouveau départ vers l'inconnu...

Marchons sereinement à la découverte de demain, parce que c'est en faisant le chemin qu'on trace son destin...
(Et non le contraire !... Le destin n'est tracé que pour ceux qui s'engluent dans l'immobilité...)

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" On sait si on a été heureux ou pas, le jour où on a assez de temps à perdre pour se poser la question." (Jim Fergus)



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14 juillet 2010

Les vertus de l'écriture...

" L'écriture comme l'amour, permet de tout oublier. L'écriture, comme l'amour permet de renaître."
Laurence Tardieu

L'écriture est toujours un peu l'exploration d'un monde intérieur... tout comme l'amour nous expose à la découverte, de l'autre autant que de soi-même...
L'écriture permet de tout oublier, parce qu'elle nous oblige à nous concentrer sur le choix des mots, même de ceux qui viennent spontanément, car de la justesse des mots dépend toute la qualité de compréhension qui pourra en découler.
L'écriture est, selon le goût du jeu de l'auteur, précise jusque dans les ambiguïtés qu'elle peut entrainer, afin de ne pas scléroser la réflexion du lecteur, et pour l'inciter à explorer lui aussi, son propre monde qui peut alors se libérer, se dévoiler ou se révéler face aux combinaisons de pensées-mots ainsi exprimées...

L'écriture partagée est mise à nu d'une émotivité, d'une perception du monde, d'une intimité de pensée et de concepts qu'on se construit avec le temps. De la même façon, l'amour est, sans jeu de mots, une mise à nu de nos émotions, de nos perceptions et de nos façons de penser et de (dé)raisonner...
Le parallélisme subtil des jeux de l'écriture et des jeux de l'amour est une image très parlante pour ceux qui ont le goût des mots au bout des doigts : ce que la voix ne peut pas porter parfois, les mains peuvent l'exprimer...

L'écriture permet de renaître parfois, quand les mots jouent leur rôle libérateur de la parole qui n'arrive pas à trouver de salut. L'amour aussi, permet de renaître par l'engagement de soi dans cette dynamique où chacun entraine l'autre à aller plus loin sur le chemin de la rencontre...
C'est toujours au bord du gouffre qu'on éprouve le plus grand vertige, et qu'on mesure le sens de la vie. Dans nos moments de doute et de faiblesse, le fil qui nous relie est parfois ténu, et ce qui nous retient de répondre à l'appel de cette aspiration vertigineuse par le vide intérieur que l'on ressent, c'est quand nos mains sentent qu'elles ont quelque chose à quoi se raccrocher, ou qui les maintient...

Les vertus de l'écriture sont plurielles et bien réelles, puisqu'elle permet de transformer des sensations imprécises en réalité de perception compréhensible. Ecrire, c'est en quelque sorte, éprouver puis ordonner et clarifier sa confusion...
Aimer, c'est un peu la même chose finalement... c'est éprouver une confusion émotionnelle, la ressentir puis l'accepter...

L'écriture peut parfois être une thérapie équilibrante, voire une drogue déstressante pour qui aime manier les mots comme une sorte de sport de combat intellectuel.
L'écriture est un monde parallèle, où l'on peut se réfugier, se délasser au-delà de toutes les limites et limitations du réel, où le sensitif, l'imaginaire et le conceptuel se rassemblent...
Aimer est aussi sans conteste une thérapie équilibrante qui y ressemble...

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13 juillet 2010

Le nez au vent...

" La frivolité est la plus jolie réponse à l'angoisse."
Jean Cocteau

Rien ne sert de se torturer l'esprit plus que nécessaire, à chaque épreuve suffit son défi de trouver l'énergie qui nous est demandée pour le relever.
L'angoisse n'est pas un mal nécessaire à la vie, mais bien une pathologie superflue contre laquelle il faut être toujours prêt à faire barrage afin qu'elle ne devienne jamais ni une compagne ni une habitude de vie.

On dit parfois que certaine personnes sont d'une nature angoissée, que c'est ainsi et qu'on ne peut rien y faire. Je ne pense pas que ce soit vrai, c'est une théorie facile pour excuser et expliquer la mauvaise volonté que certains ont, à cueillir les belles fleurs de la vie, et le bonheur toujours prêt à germer et à éclore si l'on ne néglige pas d'entretenir sa soif de vivre dans le présent.
La joie de vivre n'est pas innée, elle se décide, et il est souvent beaucoup plus commode de se laisser aller à l'incertitude négative du doute, que de faire l'effort de passer outre...
Etre malheureux ne requiert aucun effort particulier, il suffit de laisser se développer les mauvaises herbes du découragement et du pessimisme qui poussent aisément sur les sentiers vers demain quand on redoute de s'exposer à l'imprévisibilité de l'avenir : rien n'est jamais ni sûr ni acquis, c'est une évidence mais "la joie est en tout, il faut savoir l'extraire." (Confucius)

La frivolité n'est pas superficialité.
La frivolité, c'est savoir goûter aux plaisirs simples et ne pas les reléguer sur les bas côtés de la vie au prétexte qu'il y a des choses plus sérieuses dont il faut s'occuper, car les unes et les autres ne s'excluent pas...
La frivolité, c'est accepter d'agrémenter sa vie de tous les colifichets qu'on trouve au hasard et sans à priori sur leur réelle valeur ou coût, dès l'instant où ils nous font la vie plus belle et plus douce...

Sur le chemin du bonheur, on devrait apposer le panneau suivant : "Trop sérieux s'abstenir !"
Car la frivolité est loin d'être une perte de temps et d'énergie, c'est un raccourci pour apprécier le moment présent, là où l'angoisse nous fait anticiper l'avenir sur le mode sombre, alors même qu'on n'a aucune certitude que l'orage annoncé éclatera bien...

L'angoisse est une facette de l'imagination qui use inutilement la trame du temps et qui nuit à la fertilité de l'esprit...
Laissons donc cette exiguïté de fonctionnement à ceux que la projection négative rassure, et butinons sans mesure et sans complexes les petites joies simples et faciles à portée de réalité, au quotidien autant que dans nos rêves pour demain
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12 juillet 2010

Qu'entendez-vous ?...

" Il n'y a qu'une réussite : pouvoir vivre comme on l'entend."
Christopher Darlington Morley

Il arrive que l'on n'écoute pas ce que l'on entend, que notre petite musique intérieure soit parasitée par une raison conformiste, qui nous pousse à écouter le hit parade dominant, au lieu de laisser émettre sur notre fréquence personnelle, les notes qui nous ravissent le cœur et les oreilles...
Pouvoir vivre comme on l'entend est un dur labeur, quand on sait qu'en plus du chemin à parcourir, il faut affronter l'incompréhension, le jugement et les prédictions d'échec de ceux qui ne prendront jamais la route vers leurs rêves...
Mais l'échec véritable, après tout, n'est que l'absence de tentatives pour réussir...
C'est en forgeant qu'on devient forgeron, et ce n'est qu'en essayant, qu'on peut réussir...

Pouvoir vivre comme on l'entend, est une conception de la vie hors des normes, puisque cela fait appel aux désirs intimes que l'on a en soi, et personne ne peut juger de la validité ou non des valeurs que l'on ressent comme épanouissantes...
Être à l'écoute des autres est une qualité certes louable, mais il faut savoir aussi s'écouter soi-même, si l'on ne veut pas passer à côté de sa vie...

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11 juillet 2010

La bombe amoureuse...

" La rencontre amoureuse peut déclencher une véritable évolution dans l'être, un éveil décisif, une interrogation de soi à soi."
Paule Salomon

La relation amoureuse n'est pas une simple mise en relation étroite de deux personnes, mais doit, pour être durable, se prolonger en une véritable rencontre de personne à personne, de monde à monde... et peut alors dans ce contexte, se ressentir comme un cataclysme intérieur naturel, un tremblement de l'être qui fait évoluer nos conceptions et nos perceptions.

La rencontre amoureuse n'est pas seulement une confrontation interpersonnelle, elle nous met aussi face à nous-mêmes, en nous forçant à exposer et à explorer la sphère de nos convictions intimes à la lumière d'un autre "Soi", que nous recevons immanquablement dans l'échange relationnel.
C'est quand chacun s'enferme dans son monde, sans laisser à l'autre le pouvoir de nous interpeller que la relation se condamne à dépérir... car personne ne change jamais personne : tout changement nait toujours d'une volonté et d'une décision de changement propre à chacun, et si cette ouverture à la réflexion induite par l'autre se ferme, la relation s'auto-consume...

On évolue rarement dans l'auto-suffisance de ses propres connaissances et dans le silence de nos carences : pour que notre esprit s'ouvre et s'agrandisse, il faut en général qu'on y dépose de quoi le nourrir...
La relation amoureuse est un terrain propice à l'évolution, car elle engage toute la personne, et invite à un dépassement de soi pour tenter d'assimiler le fonctionnement de l'autre.
En effet, quelle autre forme de relation peut, mieux que la relation amoureuse, nous engager ainsi tant dans notre corps que dans notre âme, à la recherche de ce "nirvana" à la fois sensuel et intellectuel que nous recherchons tous ?...

Toute rencontre est toujours, en substance, susceptible de nous enrichir : reste à savoir si l'on est capable, ou prêt, à accepter de mettre en jeu et de risquer nos certitudes, ou si l'on préfère la sécurité de nos acquis et de nos œillères réductrices.
La relation amoureuse ne permet l'évolution de l'être que dans la mesure où la confiance des sentiments donne cette assurance du non jugement, nécessaire à l'abdication de certaines de nos valeurs constitutives.
Quand cette condition sécuritaire de non jugement est bien présente, elle ouvre l'autoroute de tous nos possibles, et éveille notre monde conceptuel à tous les paysages...

L'évolution se construit aussi sur une distance temporelle, partant d'un moment A pour nous conduire, par un parcours imprévisible, vers une destination inconnue...
Ce chemin qui nous mène vers une destination inconnue comporte sans doute comme une part de destin, que prédit déjà le choc amoureux du premier instant : le coup de foudre n'est-il pas la première manifestation d'un phénomène naturel dévastateur, qui n'est pourtant que le commencement d'un long enchainement ?...

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10 juillet 2010

Je vous trouve très beau...

" La beauté est relative. Le plaisir, la joie ou la douleur même, illuminent le visage et lui donnent un genre de beauté qui vient de l'intérieur."
Mireille Maurice

L'histoire de la beauté intérieure fait toujours sourire quand on cherche dans les disgrâces de quelqu'un ce qui peut le rendre "aimable" (capacité à être aimer) aux yeux de ses admirateurs... pourtant cette histoire n'est pas une légende : au-delà de la beauté plastique, éphémère et hasardeuse, se trouve la vraie beauté, celle qui éveille la sensualité émotionnelle...

Ce qui fait la beauté des choses et des personnes n'a finalement que peu à voir avec les sens physiques, c'est la force d'émotions ressenties et la capacité à nous émerveiller qui leur confèrent leur attractivité.
L'expérience a été faite il y a longtemps déjà : on a tenté de composer le visage de l'absolue beauté, en assemblant ensemble la bouche reconnue comme la plus parfaite, les yeux, la forme du visage, etc... tout cela dans un cadre de stricte symétrie. On a ainsi établi un portrait robot idyllique de perfection.
Le résultat ?... Le résultat fut au final un portrait insipide, dénué de tout charme et de toute attraction.
Pourquoi ?... Parce que ce qui fait la beauté et le charme des personnes ne tient pas qu'à leurs mensurations ou au grain de leur peau. Ce qui rend les gens attirants et rayonnants, c'est la vie qui les habite, les émotions qu'ils ressentent et dégagent.

Evidemment, nous avons tous des idéaux de beauté plastique inscrits dans nos inconscients, et il est certain que notre aspect extérieur influence nos vies puisque la vue est un de nos sens dominants, mais la beauté physique n'est pas un critère suffisant pour être "une belle personne" : la beauté est bien plus qu'un joli minois sur un corps de rêve...
N'avez-vous jamais remarqué, comment on éprouve le charme de ceux que l'on aime, qu'ils soient ou non, plastiquement avantagés ?... Le charme est bien supérieur à la beauté plastique, parce qu'il témoigne de quelque chose d'insaisissable au premier coup d'œil, qu'on ne peut pas expliquer mais qui, incontestablement, agit...

Le charme, plus que la beauté physique, utilise les canaux de notre imagination et nous atteint inconsciemment quand il rencontre des émotions et/ou des valeurs qui trouvent un écho en nous.
Le charme ne séduit pas directement nos yeux par le titillement de nos perceptions, mais fait naitre une admiration que nous ne savons pas toujours expliquer ou verbaliser.
Le charme nous conquiert plus encore qu'on ne l'admire, comme quelque chose d'extérieur qui s'engouffre en nous, là où la beauté nait de nos idéaux intimes reconnus soudain dans notre monde extérieur. (Notons au passage la synonymie des mots "charme" et "sortilège")

On peut remodeler sa silhouette, on peut affiner ses techniques de séduction, mais le charme... ne s'apprivoise pas : sorte de charisme de la beauté, on ne peut pas feindre d'en avoir lorsqu'on est démuni, de la même manière que l'on ne peut pas faire taire celui que l'on détient naturellement...
La contrefaçon de charme est impossible...

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09 juillet 2010

Le plaisir de la lecture ?...

" Chaque femme est un roman. "
Alexandre Jardin

... constat d'évidence pour un écrivain...

Peut-être bien oui, que chaque femme est un roman qui ne s'écrit et ne reste en vie à l'abri de la poussière du temps, que parce qu'un homme s'y plonge, l'effleure ou le feuillette...

Les femmes ont le sens du superflu et du superficiel, de l'impromptu et de l'intemporel, de l'imprévu parfois en crise avec le réel... et déclinent leurs vies sur le mode de leurs envies bien plus que leurs mâles compagnons attachés à un pragmatisme logique et à une réalité pratique de la vie, des choses et souvent même des sentiments...
Les femmes ont ce goût de l'inédit apte à défier toutes les prévisions et les paris sur le futur, souvent perçu comme déroutant ou déstabilisant, car elles y arborent des évidences très particulières et personnelles à chacune, sans mesurer l'impact que leurs décisions et indécisions peuvent engendrer...

On a beau changer les codes, les dogmes et les modalités de fonctionnement de la société, résolument, les femmes semblent rester un grand mystère pour les hommes qui les côtoient...
Et ce constat est, en miroir, un grand point d'interrogation pour les femmes... qui évoluent en toute simplicité sur le cours de leurs contradictions et de leurs ambiguïtés.
L'évidence des choses reste toujours conditionnelle au regard qu'on y appose...

Hommes et femmes semblent vivre dans des mondes parallèles, qui se juxtaposent ou se superposent, sans qu'aucun ne sache vraiment s'il existe un véritable "monde réel" dont il faudrait tenir compte.
Les arguments des uns comme des autres en faveur de leurs cadres de référence ont la même force d'évidence et de logique : il n'y a ni torts ni raisons pour leur indiquer un horizon qui les pousserait à reconnaitre la possibilité d'une unisson tant existentielle que conceptuelle...

Et si chaque femme est un roman, nul ne sait, pas même elle, où se situe l'autobiographie et où la fiction prend le relai...
Mais toute œuvre littéraire dégage toujours ce double sens : celui que l'auteur lui confère en substance, et celui que le lecteur lui donnera : tout le plaisir de la lecture reste dans la liberté infinie d'y trouver ce que l'on a envie d'y projeter...

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08 juillet 2010

L'inessentielle...

" La femme se détermine et se différencie par rapport à l'homme et non celui-ci par rapport à elle ; elle est l'inessentielle par rapport à l'essentiel. Il est le sujet, il est l'Absolu : elle est l'Autre. "
Simone de Beauvoir

Le deuxième sexe, le sexe faible, l'Autre... et finalement, l'inessentielle...
A vrai dire, c'est dans les mœurs philosophiques (et encore les plus évolués !...) de considérer la femme comme un dérivé de l'homme, et non une entité à part entière.
Si dans les règles de la rhétorique, il est d'usage de passer le féminin avant le masculin, la grammaire adopte quant à elle, la même suprématie logique du masculin sur le féminin...
L'Homme s'interroge sur le sens de la vie, sur la destinée, sur la finitude ou l'infinitude du monde ; la Femme cherche toujours sa place basique sur cette terre où elle tente d'obtenir la reconnaissance de son égal droit à vivre en toute égalité et intégrité avec ses pairs masculins...
Les deux font la paire d'ailleurs : hommes et femmes restent, qu'on le veuille ou non, des êtres complémentaires, bien que l'un n'ait eu de cesse de prendre l'ascendant sur l'Autre... cet "Autre", majoritaire à l'échelle de la planète, minoritaire dans sa reconnaissance de droit à être libre, de façon digne et valorisante.

L'Homme est toujours le postulat de base à partir duquel on fait rayonner toutes les théories du monde, la Femme se détermine donc bien par rapport à lui, quand l'Homme n'a besoin de rien ni personne pour se légitimer...
Et pourtant chaque homme, pour le devenir (et peut-être même le rester) a connu en amont, une femme... qui lui a offert un abri chaud et douillet pour qu'il s'y développe... et devienne ce qu'il est...
Ainsi semblerait-il plus judicieux de partir de la femme, au corps créateur de vie, pour tenter d'élaborer une théorie des genres, plutôt que de poser l'Homme au centre de l'Univers, non ?...

La Femme est donc cette 'inessentielle", indispensable non seulement à la perpétuation de l'espèce, mais aussi à l'équilibre hormonal des mâles dominants...
La Femme, cette "inessentielle", est cet "Autre", différent et semblable à la fois, qui permet par sa singularité de qualifier et de définir ce qu'être un Homme signifie et autorise...
C'est là que commence l'injustice première de la condition féminine, de laquelle découlent toutes les autres...

On parle d'attitude "castratrice" lorsqu'une femme, quel que soit le rôle qu'elle joue dans la vie d'un homme, l'empêche de s'accomplir en tant que "mâle", sous-entendu "dominant", mais quelle est donc l'expression similaire pour exprimer ce qu'une femme peut ressentir à être assimilée à "l'autre sexe", nécessairement d'importance moindre ?...
On ne "castre" pas les femmes, on ne les ampute pas de leur féminité... cela parait juste, comme quelque chose de normal, de les considérer comme une sous catégorie, une référence secondaire de l'humanité, dont la vocation n'est que de perpétuer une espèce animale qui les déconsidère...

J'ai beau me frotter les yeux, je ne vois pas ce qui justifie, ni la pratique ni la théorie d'une telle conceptualisation de l'être humain...

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07 juillet 2010

Santé !...

" Prends la vie comme tu prends cette coupe, le sourire aux lèvres, même si ton cœur saigne. Ne gémis pas comme un luth et cache tes blessures ! "
Chams al-Din Muhammad Hafiz

Il y a, à la fois, comme un narcissisme malsain et un certain masochisme, à se complaire de ses souffrances et de ses blessures en les infligeant à la face du monde : le monde a ses propres tourments et n'attends pas les nôtres pour se ressentir désespéré voire désespérant...

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06 juillet 2010

Le jour se lève...

" L'avenir parait tellement plus léger dès qu'on refuse d'en faire cas."
François Moreau

Dans l'absolu, ce genre de citation digne héritière du "Carpe Diem" semble être une sage direction, mais dans notre réalité tridimensionnelle, il est aussi rassurant de savoir, ou d'avoir pour le moins quelques présomptions, du terrain sur lequel on pose nos pieds...

Refuser de faire cas de l'avenir, est-ce que c'est sécurisant et constructif, ou est-ce jouer à pile ou face avec son destin ?...

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Posté par laurencewitko à 01:24 - L'espace du réel... - Commentaires [0] - Permalien [#]