EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

09 novembre 2010

Au pied de la laisse...

" Ne prenez pas l'admiration de votre chien à votre égard comme la preuve que vous êtes formidable. "
Ann Landers

Loin de moi le désir de minimiser ou d'anéantir la force de l'admiration et du respect qui anime le chien à l'égard de son maitre, je pense toutefois, comme Ann Landers, que l'expression de celle-ci ne peut pas être tenue pour vérité impartiale et absolue de la valeur intrinsèque de son maitre...
Tout comme il existe de nombreux miroirs, aux angles plus ou moins seyants ou déformants, les raisons d'admiration véhiculées par un chien vis-à-vis de son maitre, sont fonction de ses propres représentations et considérations vitales et factuelles, qui sont tout à la fois parcellaires et en adéquation avec les besoins de satisfaction de la race canine...

De la même façon, on ne peut établir aucune vérité absolue concernant la neutralité de jugement, si l'on se base sur le jugement de personnes qui sont sous notre influence ou en totale dépendance à notre égard.
Tout jugement est tronqué quand la personne qui porte un jugement et celle qui est "évaluée" ne peuvent pas se mettre sur un égal pied de neutralité relationnelle : l'interdépendance amène à des conclusions nécessairement erronées et invalides.
Autant que le besoin ou la dépendance, les sentiments tels que l'amour ou la haine empêchent une objectivité sereine, qui se départirait de ses impulsions propres.

... ...

 

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08 novembre 2010

Lancer les dés...

" Il y a le risque que vous ne pouvez pas vous permettre de prendre, et le risque que vous ne pouvez pas ne pas vous permettre de prendre. "
Peter Drucker

Jouer la carte de la sécurité préserve de bien des dangers, mais ne permet guère de fantaisie à l'aventure d'une vie...
Quand on a dans sa ligne de mire un objectif, au-delà des barrières de protection, deux choix s'offrent et il est malaisé de déterminer lequel est le plus raisonnable des deux.
L'un consiste à continuer à l'observer et à le caresser de loin, afin de nourrir ses rêves quand on ferme les yeux le soir en s'endormant, comme dans ces contes remplis de destins fabuleux et d'épopées séduisantes ; l'autre choix est de franchir la rambarde de sécurité pour se diriger à  son devant, sans garantie ni d'atteindre l'objectif, ni d'y préserver ses acquis...
Il n'y a pas de choix meilleur ou moins bon : il importe que chacun ressente sa liberté de rêver les yeux ouverts ou les yeux fermés, à la lumière du jour ou à la lueur de sa lampe de chevet...

La vie est une succession d'opportunités éphémères qui ne peuvent être saisies que lors d'un bref espace temps.
Ces opportunités temporaires et particulières à chacun comportent parfois une part de risque... c'est l'évaluation du rapport risque pris sur résultat obtenu qui permet dévaluer la pertinence et la concordance de ces opportunités face à nos buts et objectifs.
Pour calculer ce rapport très subjectif, nous n'avons que notre seule capacité à juger de nos priorités individuelles... sachant toutefois que l'erreur n'existe jamais en tant que telle... parce que toute "erreur" est source d'enseignements...

Il y a des risques que l'on ne peut pas prendre parce que nous ne disposons pas d'informations suffisantes, parce qu'ils dépassent les moyens que nous pouvons mettre en œuvre pour les transformer en entreprise gagnante, ou parce que le résultat ne vaut pas le prix à payer...
On peut considérer les opportunités de la vie du même œil que l'on évalue les denrées présentées en rayon en période promotionnelle : les prix affichés ne reflètent pas toujours la valeur ou la qualité de la marchandise proposée, la nécessité de l'acquisition peut être discutable malgré l'attractivité du prix de l'échange, et les conditions d'achat peuvent être aveuglantes et trompeuses...
Il importe plus de savoir bien juger avant de se laisser tenter, que d'assumer les conséquences de choix impulsifs propices à nourrir des regrets ou des remords...

Mais il y a aussi les risques que l'on ne peut pas ne pas prendre, parce qu'ils portent en eux des enjeux trop importants, et qu'ils se dressent parfois devant nous de façon récurrente ou au contraire, parce qu'ils sont fruits d'opportunités uniques qui ne se représenteront peut-être jamais...
Ce genre de risque tend à se manifester de façon très émotionnel à notre capacité de réflexion : il y a les risques que l'on sent être "ceux de l'ultime", ceux que l'on a toujours rêvé de prendre, mais que la raison maintient hors de notre champ de possible par ses accents de lucidité et de raisonnable... jusqu'au jour où l'on est assez fort pour envisager le déraisonnable et l'impossible comme une possibilité comme une autre...
Il importe plus de savoir bien se remettre en question que de se laisser convaincre que tout est déjà pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles... surtout quand on sent au fond de soi, qu'on ne s'y sent pas si bien que ça dans ce meilleur des mondes...

Quand rien ne va plus et que les jeux sont faits... c'est bien le moment de lancer les dés, non ?...
De la face inconnue qui se dévoilera sur le tapis dépend alors notre fortune ou son revers, mais qui ne mise rien, ne gagnera rien...

... http://www.smiley-emoticones.com/smiley/casino/casino%20(33).gif ...

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07 novembre 2010

To be or not to be ?...

" Ne pas exploiter ses talents, ne pas vivre pleinement, c'est mourir. "
George Sand

La dépression est devenue le mal du siècle, et il est parfaitement inutile de chercher dans nos gènes une réponse au pourquoi du comment elle a gagné la première place... il suffit d'observer notre façon de vivre, et même notre façon de concevoir la vie...
Dans un monde où vouloir vivre selon ses talents et passions personnelles est considéré comme relevant de l'utopie, on ne peut que se diriger vers la survivance et la frustration pour dérouler son tapis sur un chemin qui paradoxalement, s'allonge de plus en plus au regard des avancées de la science et de la médecine, sensées nous fournir une vie plus confortable et agréable...
On s'aperçoit rapidement que le niveau de confort matériel que l'on peut acquérir a toutefois un coût souvent beaucoup trop élevé pour que notre épanouissement personnel puisse s'y faire un équilibre...

Un des piliers de la dépression est ce sentiment d'inutilité, de vide et d'incompréhension... Inutilité de nos actions, buts sans teneur réelle et incompréhension du sens profond de tout cela... La dépression n'est rien d'autre qu'une manifestation "illuminatoire" du non sens de la vie que l'on mène...
Il y a toujours des âmes "charitables" qui argueront en faveur des raisons qui font qu'on doit retrouver le goût d'apprécier la route qui reste à faire, et en premier lieu seront toujours placés ceux qui nous aiment et que l'on aime...
Mais larguons un peu ces amarres bon enfant : la vie d'amour et d'eau fraîche est révolue depuis que l'on a quitté le jardin d'Eden... On vit dans la jungle pas au paradis, c'est chacun pour soi et même pas avec Dieu pour tous !...

Le sens de la vie, pour qu'il nous soit acceptable, ne peut pas être trouvé par rapport à nos responsabilités face à ceux qui partagent nos vies, mais bien de façon personnelle : on ne peut reconnaitre que la vie a un intérêt que lorsque celui-ci nous est intra personnel, c'est-à-dire qu'il nous allume de l'intérieur et nous permette de ressentir que ce que l'on est, ce que l'on fait trouve d'abord une justification à nos propres yeux, avant d'être mis en équation avec les autres...
Et ce sens existe, au fond de chacun de nous... Parce qu'avant de "devenir" quelqu'un ou quelque chose, on est déjà...
Simplement on n'arrive pas toujours à devenir qui l'on est
...

"La plupart des gens meurent à 25 ans, on les enterre 50 ans plus tard." (David Komski)
C'est ce que dit aussi George Sand à demi mots, et c'est ce que l'on peut constater autour de nous quand on prête un peu attention à la façon de vivre de nombre d'entre nous.
Ambitions contrariées, stress du quotidien, charges matérielles et morales qui font courber l'échine et qui empêchent de relever le regard vers nos rêves...
Accélération du temps, dépersonnalisation, décadence annoncée bien que non assumée..

La vie semble devenir de plus en plus risquée et compliquée à gérer...
Alors... n'est-ce pas le moment idéal pour décider de tout changer ?...
A commencer par se changer soi-même en décidant de vivre en accord avec ce que l'on est ?...

La vie n'est ni juste ni injuste, elle est ce que l'on en fait...

... http://www.smiley-emoticones.com/smiley/anime/anime%20(89).gif...

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06 novembre 2010

Shopping d'automne aux Galeries Lafabulette...

" Je voudrais travailler dans un magasin de rêves où l'on ne vendrait que des choses imaginaires."
Pierre Dac

Aujourd'hui, en avant première , je vous convie à un shopping extraordinaire...
On pourra y dépenser sans compter, le blé n'est plus à moissonner, il est là à notre portée...
A portée d'imaginaire, pour dépenser sans rien soustraire à nos comptes bancaires...
Juste à se laisser guider et gâter, gaiement et gaillardement, sans grincer ni grimacer...
Soldes à gogos pour liquider tout ce qu'est pas beau et consommer mégalo et rigolo...
Marre de ces emplettes à la sauvette, faites contre le temps, avec du vrai argent pour de faux besoins...
Je vous offre un shopping à la hauteur de toutes les ambitions, n'ayons pas peur des mots :
J'ouvre le premier temple de la folie ordinaire pour libérer votre âme de cette raison qui trop nous contraint...

Sur sept niveaux et en cinq dimensions, le monde s'y ouvre comme une caverne d'Ali Baba...
Vous n'en reviendrez pas, à portée de souhaits, à portée de "si"... Tout y est, tout est là !...
N'ayez pas peur, formulez vos désirs !... Désirez vos rêves ! ... Rêvez sans limite !...
Vous exprimez... Et cela apparait !...Plus de délais, plus de "si j'avais..." Soyez juste explicite !...
Mais avant de vous lâcher dans ce super supermarché, il vous faut le règlement accepter...
Evidemment tout a un prix, sinon c'est de l'arnaque, mais il n'est pas cher à payer...
Le règlement tient en un seul article : tout ce que vous voulez vous pouvez l'obtenir,
A condition que cela ne nuise à personne et que ce désir exaucé vous apporte le sourire...

Laissez-vous pénétrer par vos envies les plus folles et laissez-vous aller à imaginer...
Les désirs exaucés ne sont ni repris ni garantis sur le bonheur réel qu'ils vous apporteront,
Chacun étant laissé seul juge de ces besoins et de ses aspirations...
Rappelez-vous juste, que les bonheurs les plus grands sont en général sans facture à acquitter...
Savoir distinguer ce qui nous rend véritablement heureux, de ce qui relève de l'envie de posséder,
Est une des épreuves à surmonter pour réussir son shopping d'automne aux Galeries Lafabulette
Soyez créatifs mais surtout : écoutez votre cœur, rien ne sert de vouloir bourrer sa charrette,
Il faut savoir choisir à point... et dénicher l'essentiel plutôt que ses à-côtés...

Comme il est difficile de ranger, de prévoir et d'ordonner tous les désirs de l'humanité...
Au premier étage, vous pourrez exaucer tous vos désirs relevant de l'ordre du matériel, du "posséder"...
Au second niveau, se réaliseront vos désirs relationnels en rapport avec votre vie personnelle...
Le troisième étage s'ouvre sur les fantasmes les plus débridés de l'imaginaire : conceptuels ou intellectuels...
Plus haut encore, le sensationnel sera à l'honneur, pour libérer vos esprits au-delà de ce dont vous pouvez rêver...
Le cinquième étage le complète avec toute une panoplie d'émotionnel : à découvrir, à conquérir... ou à essayer...
Après avoir traversé toutes ces galeries, pour les plus avides, seront présentés les aspects philantropiques et fraternels...
Enfin, les plus vaillants pourront même accéder au dernier niveau : les désirs spirituels...

C'est aussi simple que cela... alors allez-y : lâchez-vous !... Lâchez tout !...
Vos choix, comme leurs conséquences vous appartiennent... Faites vos jeux !...
Le magasin ne saurait en être tenu pour responsable : sachez trouver ce qui vous rend heureux !...
Tout ne dépend... que de vous...

...  http://www.smileys-gratuits.com/smiley-argent/argent-5.gif...

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21 octobre 2010

La raison défaillante ?...

" Les êtres du 5ème règne sont des êtres sensibles et par certains côtés fragiles. Ils ne cherchent pas à s'imposer et préfèrent souvent s'effacer. Par dessus tout, ils ont besoin d'être rassurés et confortés compte tenu de la pesanteur du monde dans lequel ils vivent. Et surtout, en raison de la prédominance du faux dans notre société, ils doutent d'eux-mêmes. Parce qu'ils ne sont pas comme les autres, et qu'ils ne sont pas méchants, ils en viennent à penser que ce sont les autres qui ont raison et eux qui se trompent. Parce qu'avoir raison leur importe peu. "
Yann la Flèche  --  La prophétie du cinquième règne

(pour Bernard... et surement quelques autres...)
"La prophétie du Cinquième Règne", je ne sais pas ce que les critiques en ont dit lorsque le livre est sorti. Pour ma part, je suis tombée dessus par hasard il y a quelques semaines, et j'y ai trouvé des choses intéressantes.
Comme toute cette littérature qui relève du "roman initiatique" ("L'alchimiste" de Paulo Coelho, "Le millionnaire" de Mark Fisher, "Le guerrier Pacifique" de Dan Millman, etc...), chacun doit le lire en son âme et conscience, c'est à dire en mettant les bémols et les parenthèses qui lui conviennent là où elles apparaitront utiles...
Et,
il me semble toujours plus juste de fonder son jugement sur sa propre opinion que sur celle des autres...
J'ai beaucoup aimé ce bouquin, parce qu'il rejoint des conceptions/sensations que j'ai depuis longtemps. Sans en faire une Bible remplie de sens pour les temps modernes ou futurs, il mérite, pour le moins, d'être lu comme un roman ordinaire : ça vaut bien un "Harry Potter" ou un "San Antonio"...

Et finalement, cette petite parenthèse me permet de faire le lien, mine de rien...
En effet, vouloir toujours prouver sa raison n'est pas une démarche très constructive, que l'on ait (ou pas) raison.
L'essentiel, en réalité, n'est jamais d'avoir raison, ou pire encore, de voir reconnaitre que l'on a raison, mais bien de se ressentir soi-même en accord et en harmonie avec les raisons que l'on choisit de reconnaitre comme valables et justifiables à nos yeux pour motiver notre démarche personnelle.
" Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort." (Gandhi)

Si l'on ne peut pas nier le fait que tous les êtres humains naissent égaux en droits, force est de constater qu'en "évoluant" dans la vie, chacun se différencie et réécrit pour faire sien dans sa conscience et sa conception du monde, un certain code de conduite en adéquation avec la personne qui s'est développée en son intérieur, et que tous semblables en apparence, nous n'en sommes pas moins forts différents.

Dans un monde très duel, certains optent pour l'avoir et le paraitre quand d'autres misent sur l'être et le faire...
Nul ne peut cependant juger avec certitude que l'un est plus dans la raison que l'autre, parce que nous "entendons" tous le monde à notre façon, et qu'au final, personne n'y comprend bien grand chose...
Il n'y a rien pour justifier nos propres raisons personnelles, étayées d'évidence par les semblables auxquels on s'amalgame nécessairement au cours de notre course parcours sur ce petit bout de caillou, perdu au milieu d'un univers dont on ne voit qu'un petit bout dans nos grosses lorgnettes téléscopiques, qui étudient les grands trous noirs qui nous entourent, pour faire toute la lumière sur un macrocosme qui s'étend partout autour de nous, sans poteaux indicateurs ni itinéraire Mappy conseillé...
Nous n'avons chacun, que nos neurones personnels pour décider du vrai et du faux, du Bien et du Mal, de l'acceptable et de l'inacceptable, de ce qu'il faut faire et de ce qu'il ne faut pas faire...

Toutefois, je reste persuadée que ce ne sont pas ceux qui parlent le plus, le plus fort ou avec le plus de véhémence, qui détiennent la vérité et la raison... Et que ceux qui cherchent absolument à convaincre, ont avant tout besoin de se rassurer...
Quand on se sent en accord, peu importe que les autres pensent qu'on ait tort...
Vivre, et surtout vivre bien, c'est autre chose qu'avoir tort ou raison...

Quand on tire à pile ou face, est-ce que celui qui gagne a eu "raison" de choisir "pile" plutôt que "face" ?...

... http://www.smiley-emoticones.com/smiley/colere/colere%20(59).gif ...

Posté par laurencewitko à 10:53 - Les uns et les autres... - Commentaires [2] - Permalien [#]

20 octobre 2010

Autre chose...

" L'avenir n'est pas une amélioration du présent. C'est autre chose. "
Elsa Triolet

L'avenir est toujours une continuité du présent, mais n'en est pas pour autant un reflet variant aux différentes heures d'une même journée à l'infini répétée.
L'avenir, plus qu'un miroir du présent projeté, est un écran blanc qui dévoile ses images à la mesure de ce que l'on rêve d'y voir se dérouler. Nos rêves sont scénarios pré opératoires d'une réalité en co-création de nos envies, de nos décisions et de nos actions.
Nous ne sommes pas assis face au cinéma de la vie qui nous entrainerait dans son histoire à partir du moment où on y a poussé notre cri d'entrée, nous ne sommes pas des spectateurs impuissants et recevants...
Nous avons nos mots à y dire au-delà des maux qu'on y reçoit...

L'avenir nous appartient à tous de la même façon, même si certains pensent que les conditions du présent définissent déjà la réalité du futur : on peut toujours changer sa vie, la question est de savoir quels sont les risques que l'on est prêt à prendre pour dévier sa trajectoire initiale vers le but espéré...
Il n'est pas toujours plus simple ni plus facile, de continuer sur une lancée, qui bien qu'insatisfaisante, apparait comme une suite logique, plutôt que de modifier l'élan initial pour prendre un nouveau départ, une nouvelle trajectoire avec cap sur un grand inconnu...

La sécurité de la routine tranquillise, moins de dangers, plus de maitrise... mais au bout du compte, au péage final, l'addition est salée au regard des paysages moutonniers traversés...
Les petites routes de traverse, avec leurs virages imprévus et leurs cahots à rebonds déconcertants parfois, offrent toutefois l'avantage de mettre à jour une nature où l'on a la place de se mesurer à une vraie grandeur, propice à nous faire relativiser la course autoroutinière des chemins ordinaires surfréquentés sur les grandes voies de "l'avoir et du paraitre social"...
L'avenir ne s'y voit pas de très loin, mais il s'y découvre avec enthousiasme et palpitations, en nous faisant appréhender de façon plus intense chaque instant du voyage. L'avenir s'y déroule dans l'instant présent, sans grande perspective de certitude à plus longue échéance.
L'avenir, de toute manière, ne peut pas se jauger ni se découvrir de façon fiable plus loin que le prochain instant présent à déguster...

L'avenir... c'est cette suite d'instants présents, à la fois semblables et différents, qui chaque fois redessinent nos esquisses vers demain dans une réalité que nous décidons de prendre du bon ou du mauvais côté.
L'avenir n'est prévisible que pour ceux qui, par manque de foi ou d'imagination, croient que leur chemin est déjà tracé, et qu'il s'harmonise ou fait dissonance sur leurs désirs profonds, selon un fil(m) qui se déroule d'une bobine prédéfinie...

L'avenir n'est continuité que pour ceux qui oublient que la vie est toujours à inventer et à rêver, plutôt qu'à dompter, calculer ou maitriser... Il n'y a pas d'itinéraire conseillé ni conseillable, chacun a son chemin à chercher...

... http://www.smileys-gratuits.com/smiley-ete/ete-41.gif...

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11 octobre 2010

Demander la Lune ?...

"  Désirez, demandez, croyez, recevez."
Stella Terril Mann

En philosophie, comme dans le domaine spirituel, deux avis s'affrontent, l'un qui dit que c'est l'absence de désirs qui apporte la sérénité, l'autre qui soutient que c'est par la force de nos désirs que nous avançons...
Dans un cas comme dans l'autre, on trouve des parts de vérités et des parts d'étrangetés, et il nous faut bien, chacun à notre façon, nous construire notre propre opinion...
En ce qui me concerne, j'aurai tendance à penser que lorsqu'on ne désire plus rien, c'est qu'on est morts... cliniquement ou psychologiquement... ce qui au bout du compte, induit un vide, pour ceux qui restent dans le cas d'une mort clinique, pour soi-même dans le cas d'une mort "psychologique".

Ne plus rien désirer pour ressentir la sérénité me parait bien farfelu, car même si on arrive à se sentir parfaitement équilibré dans une vie que l'on s'est créée, n'en garde-t-on pas pour le moins, le désir que cela continue ?...
Le désir est avant tout désir de vie...
Il est cependant, des désirs qui peuvent entraver la vie par leur mégalomanie, leur impossibilité ou leur capacité à nous empêcher de voir ce que l'on a déjà à portée de main et qu'il serait bon de savoir apprécier à juste valeur.

Il n'est pas toujours simple de savoir ce que l'on désire vraiment...

... ...

 

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05 octobre 2010

A l'envers ?... Ou à contre courant ?...

"Souvent les gens essaient de vivre leur vie à l'envers : ils essaient d'avoir plus de choses, ou plus d'argent, afin de faire davantage ce qu'ils veulent pour être plus heureux.
La façon dont cela marche vraiment, c'est le contraire !
D'abord vous devez être ce que vous êtes vraiment, ensuite faire ce qu'il vous faut faire afin d'avoir ce que vous voulez.
"
Margaret Young

" Par quel chemin et en combien de temps parvient-on à être ce que l'on est vraiment...", Bernard pose la question...
Je ne saurai y répondre, n'étant ni gourou dans l'âme, ni Madame Irma... Toutefois, je pense que l'on sent toujours  à l'intérieur de soi si l'on vit en accord avec soi, ou si l'on se fait violence pour supporter une vie qui ne nous ressemble pas...
Devenir qui l'on est, et l'assumer, c'est bien le programme de toute une vie... mais il est clair que pour y parvenir, ce n'est certainement pas en différant sans cesse la réalisation de nos rêves et de nos désirs que l'on peut y arriver. On peut attendre longtemps les conditions favorables pour se mettre en marche vers nos aspirations les plus profondes... mais c'est jouer un peu trop la carte du hasard, parce que les circonstances favorables que l'on attend, peuvent ne jamais se présenter.
Ainsi vaut-il mieux, tenter de créer ses propres circonstances favorables plutôt que de les attendre : c'est en ce sens qu'il faut comprendre Margaret Young.

Tant que l'on s'emprisonne dans les conjectures du futur pour décider de ce que l'on attend de la vie, on reste dans une inaction frustrante, qui ne saurait pouvoir être un point d'appui pour prendre son envol vers ses propres sommets...

... http://www.smiley-emoticones.com/smiley/violence/violence%20(58).gif ...



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27 septembre 2010

Ce que je crois...

" Je comprends bien que mes propos peuvent paraitre surprenants. Pourtant, je ne vais pas dire le contraire de ce que je crois pour me conformer à la pensée unique."
Yann La Flèche

Il est plus aisé d'assumer ses avis et ses choix de vie quand on adopte ceux de la majorité : on s'y sent alors fort de l'aval du plus grand nombre, et les critiques comme les attaques sont bien plus faciles à parer... mais si c'est la peur ou le manque de courage qui dictent l'adoption de ces choix, peut-on jamais se convaincre qu'ils sont réellement bien les nôtres et bien fondés ?...
Il n'est pas plus simple d'être ce que l'on n'est pas pour ne pas indisposer les autres ou pour ne pas avoir à affronter la désapprobation des autres, que d'être ce que l'on est malgré l'incompréhension que l'on peut rencontrer et les sarcasmes auxquels on peut s'exposer...
Il n'y a qu'une façon de trouver son "équilibre" et sa "justice" intérieures : c'est en acceptant de suivre son propre chemin, quelque soit le mode de transport à emprunter et le prix qu'on doive payer...

On peut essayer par commodité de se soustraire à ce qu'intérieurement on pense être son chemin de vérité, mais on se heurte inéluctablement, à un moment ou à un autre, à une sensation de mal-être et de malaise qui nous pousse à nous réorienter, ou bien à accepter de vivre comme un handicapé avec comme un sentiment d'injustice et d'inutilité...
Si on évolue dans un monde où l'on se ressent comme factice, asphyxiant et usurpateur, immanquablement on finit par avoir du mal à trouver sa respiration... un peu comme quand on n'arrive pas à déchiffrer une partition : les notes y sont, mais le rythme manquant et bancal ôte toute harmonie...
L'unisson première est d'être en accord avec soi, et de ne pas s'entêter à vouloir être autre que ce que l'on est.

Nous évoluons depuis un certain temps déjà, dans un monde où le "paraitre" domine largement sur "l'être".
On oublie seulement, que pour que le verbe "paraitre" puisse nous faire "exister", il nous faut le regard des autres, et que dès que l'on se retrouve seul avec son âme et sa conscience, le paraitre disparait... au profit d'un "être" sans construction propre ni fondation solide pour s'ancrer dans une existence individuelle...
Est-ce que l'on vit sa vie pour les autres ou pour soi-même ?...
Est-ce que l'on peut rester psychologiquement équilibré, quand toute notre estime de nous-même dépend du jugement d'autrui ?...
Est-ce qu'on peut trouver un sens à sa vie quand celle-ci se fonde sur l'apparence des choses ?...
Est-ce un choix de liberté que de s'aliéner à la dictature de la pensée unique ?...

Nous vivons aussi dans un monde au devenir qui devient de plus en plus incertain... et dans lequel notre mode de vie actuel est fortement mis en péril devant les défis de demain...
Ceux qui font comme si cette donnée n'avait aucune importance, ou qui continuent de fonctionner sur ces valeurs du "paraitre" et de "l'avoir", intimement liées à la décadence spirituelle, peuvent bien railler cette "naïveté" ou cette "inconscience" de penser que l'essentiel est ailleurs... je ne me laisserai jamais convaincre par ces arguments-là...

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26 septembre 2010

Ensemencer le champ des possibles...

" Quand rien n'est certain, tout est possible ! "
Margaret Drabble

Ensemencer le champ des possibles, c'est donner une chance à l'imagination de créer une réalité inédite et différente, en accord avec nos désirs et nos envies...
Et même sans garantie que la semence trouvera matière à germer, puis à se développer, c'est ouvrir sur l'avenir un champ de culture, potentiellement propice à nourrir une vie comme on aimerait la voir fleurir...

Comme le dit Alan Kay : "Le meilleur moyen de prédire le futur est de l'inventer."

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