EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

12 novembre 2009

Du fond du jardin...

" Répondant avec trois mois de retard à une lettre de Jules Renard, il écrivit :
"Excuse-moi d'avoir tant tardé à te répondre, mais quand ta lettre est arrivée, j'étais au fond du jardin. "
"
Alphonse Allais

Les excuses sont parfois des explications déroutantes... ce qui n'empêche pas qu'elles puissent être vraies...
J'ai moi-même pas mal de tracas avec le temps qui passe, pire qu'un super sonique en plein vol, sur ma vie, et je fais ce que je peux pour ne pas être totalement engloutie par les turbulences temporelles, qui nous happent hors de la vie sociale, sans qu'on le veuille vraiment...

On a beau dire ce qu'on veut, c'est pas qu'une question d'organisation... tant que les journées ne feront que 24h00, il est impossible de vivre toutes les vies parallèles et simultanées qui composent notre quotidien...
Et puis, c'est difficile de planifier sa vie au millimètre, ça enlève tout le goût du quotidien, quand on sait par avance de quoi demain, après demain et après après demain sera fait : moi j'ai besoin de liberté temporelle...

Mais quand même, des fois, c'est pas que je culpabilise... mais quand je pense à l'incertitude toujours inhérente aux lendemains, je me dis qu'il ne faut rien remettre à plus tard de ce qu'on peut faire aujourd'hui et qui ne prend pas beaucoup de temps : un petit signe du bout du clavier, quelques minutes de parole, une pause tendresse... tous ces petits riens qui nous font l'humanité plus douce en entretenant des liens, qui nous ancrent dans la vie...

Faut reconnaitre... je passe beaucoup de temps au fond de mon jardin... c'est là que je cueille mes mots et que je plante mes réflexions. J'ai le goût du secret, et le goût de la solitude, pas pour me cacher du monde, mais pour me donner aussi à moi, un peu d'attention... parce qu'on ne peut rien donner aux autres, si l'on est soi-même en situation de manque et de frustration...
Il n'est pas égoïste de penser à soi AUSSI... Le "je" n'est-il pas une personne à part entière en grammaire ?...
Pourquoi en serait-il autrement dans la vie ?...

On vit malgré tout dans un monde et à une époque, où la condition des femmes reste difficile à gérer : on ne peut pas être partout à la fois, et on a bien trop de casquettes sur la tête pour avoir le temps de toutes les porter équitablement... Nécessairement on fait des choix, on hiérarchise de gré ou de force, et on remplit son planning jusqu'à la dernière miette, de toute l'énergie qu'on arrive à rendre disponible...

Je ne cherche aucune excuse pour justifier mes retards de mail, ou mes défauts de cases attribuables dans mon emploi du temps, parce que j'aimerais sincèrement qu'il en soit autrement...
J'ai en moi, tellement d'envies et tellement de projets, tellement de personnes que j'aimerais avoir le temps de côtoyer de moins loin et tellement de rires à partager... mais le chrono défile, en mode perpétuel accéléré, et j'ai beau prendre sur mon sommeil, j'arrive pas à obtenir un solde créditeur...

Du fond de mon jardin, en cultivant mes roses et en arrachant mes orties, dans mon ciboulot qui n'arrête jamais, je pense à tout un microcosme de gens qui de loin ou de près, font partie de ma vie... et je les en remercie...

Mais comme je l'ai déjà dit... Je suis pas Super Woman !... ...

Super Woman...

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11 novembre 2009

Les interstices vitaux...

" Il y a une fissure en toute chose... C'est ainsi qu'entre la lumière."
Léonard Cohen

On peut toujours trouver une faille à un raisonnement, réfuter une thèse ou un argument, et trouver un "talon d'Achille" chez toutes personnes... même celles qui s'en défendent (surtout chez ces personnes-là d'ailleurs).
Nous vivons dans un monde à l'équilibre précaire, dans lequel nous évoluons tous en funambules sur nos fils de vie...
Pourquoi ne pas, juste... l'accepter, plutôt que de vouloir se parer de certitudes mensongères ou de masques d'invincibilité qui nous éloignent de ce que nous sommes vraiment ?...

On admire souvent la force ou la détermination, mais ce sont toujours les fragilités et les faiblesses, qui alimentent les germes de la tendresse qu'on éprouve à l'égard des gens que nous aimons...
La raison en est plutôt simple : nous connaissons tous nos points forts et nos points faibles, là où ça fait peur et là où est notre zone de sécurité, là où on l'on ment et là où l'on est vrai...
Pas la peine de se la jouer, on a tous nos dualités, les différences individuelles ne se font que sur le ratio entre les deux...

Et ce qu'on sait, avec une certitude guère réfutable, c'est que nous ne sommes pas parfaits !
Et nous savons aussi que c'est la même chose pour tous... quelque puissent être les images qu'ils nous renvoient...
De fait, ça nous rassure quand on trouve les failles, les fissures, les fragilités...
Nécessairement ça humanise l'autre, sur une passerelle de jonction où il est moins difficile de rencontrer "l'humain"... derrière le masque et l'assurance affichée... parce qu'au final, on cherche tous la même chose pour se sentir exister...

On cherche tous à intégrer un îlot de confiance hors de tout jugement, hors de tout jeu de rôles, où l'on peut à la fois donner et recevoir, aimer et être aimé... parce que tout le reste n'a que très peu d'importance réelle, s'il nous manque cet essentiel...
Il n'y a pas que par les épreuves et la douleur que l'on progresse, ça c'est la vision judéo chrétienne ! Ce qui nous motive le plus à nous dépasser et à donner le meilleur que l'on a en nous, ce n'est jamais la rage ou la haine, mais bien la sécurité affective et la tendresse...

La frustration, l'insatisfaction, l'esprit de vengeance, les "mauvais sorts" affabulés, la jalousie, la méchanceté gratuite, etc... ne sont guère propices à nous épanouir, parce qu'ils rongent et grignotent à mesure toute notre humanité et nous empêchent de vivre bien...
Les gens heureux ne souhaitent pas le malheur des autres... ça c'est réservé à ceux pensent ne pas avoir la juste place qu'ils mériteraient d'avoir dans ce bal en costumes dans lequel, conviés ou pas, il faut bien danser sur les musiques "imposées" qui se succèdent...

Comme des bibelots fragiles, manipulés sans précaution par la vie, nous encaissons tous nos coups, nos fractures, nos fissures et nos blessures... et continuons quand même, bon gré mal gré, à faire bonne figure...
Les bleus, les rustines, les cicatrices redessinent à mesure les contours épurés de nos illusions et de nos rêves, qui se brisent sur les vagues du temps...
Le temps est comme un magicien fou, qui nous transforme par ses formules magiques, aux effets aussi imprévisibles qu'étonnants parfois...

Personne ne nous demande d'être des héros du quotidien, c'est d'authenticité et de simplicité dont on a besoin...

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Cerveau et Psycho...

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10 novembre 2009

Pensée créatrice...

" Il faut savoir joindre l'agréable à l'agréable et se contenter de beaucoup."
Jean-Claude Carrière

Pourquoi devrait-on vivre "petit", et nécessairement joindre l'utile à l'agréable, si on peut faire autrement ?...

Si certains esprits pieux et charitables pensent que si on est là, c'est pour en... baver, afin de gagner notre droit d'entrée à côté du paradisiaque surhomme créateur de toutes choses en ce bas monde, je consens volontiers à leur laisser tout "l'utile" et tout le "peu", et je me porte volontaire pour acquérir l'agréable, l'inutile et le "beaucoup" en surplus dont personne ne veut...
Sans honte aucune, sans culpabilité... et avec le sourire !...
Je veux bien sacrifier ma place réservée au Paradis contre du paradis tout de suite et maintenant, même si à priori... le marché semble inéquitable, vu que l'éternité dure plus longtemps que le temps qu'il me reste à passer ici...
Tant pis, je prends le risque !...

Je n'ai jamais pensé que mes petits (ou grands) malheurs d'ici bas, pouvaient un jour servir ma cause plus tard, et le masochisme n'est pas ma religion de prédilection.
Je reste convaincue que le présent est le seul mode de toute vie, et qu'à vivre sa vie en différé, dans un futur dont on n'est jamais sûrs, ne présente non seulement aucun intérêt, mais que cela nous fait passer à côté de beaucoup de choses...
Tout n'arrive au moment opportun que pour ceux qui ont confiance en demain.
Pour les anxieux de nature et les "sacrificieux", il est clair que même lorsque ce moment opportun arrive, ils ne savent pas le reconnaître, tellement submergés qu'ils sont, dans leurs calculs de probabilités négatives et leurs projections catastrophistes.

Il n'y a aucune irresponsabilité de ma part à préférer me rendre heureuse plutôt que malheureuse, et ce n'est pas par naïveté que je crois que l'on est seul artisan de nos vies.
Les circonstances défavorables que l'on expérimente tous à certains moments, ne sont jamais que des paramètres dont on doit tenir compte, pas des obstacles insurmontables ni des "épreuves" nécessaires pour nous prouver quoi que ce soit, ou nous apporter quelque chose...

La pensée créatrice est un puissant outil, susceptible de nous porter bien au-delà de nos espérances... dans les deux sens.
Que l'on envisage le pire, et à coup sûr nous finirons par le rencontrer !...
Que l'on se souhaite le meilleur, et s'opère alors une orchestration circonstancielle subtile dans le sens de nos désirs !...

Pourquoi n'espérer que ramasser des miettes quand on peut se faire servir tout le gâteau ?...
Par politesse ?... Mais tout le monde peut avoir son gâteau !... Etre heureux soi-même n'enlève rien aux bonheurs des autres, tout comme être malheureux soi-même ne soulage personne de sa mauvaise fortune...
Il n'y a pas un quota fixe de bonheur et de malheur à répartir entre toutes les âmes égarées ici, le monde de l'abondance n'est pas Outre-Tombe, il est ici !...
Quelle chance, puisque nous aussi !...

Souhaitons-nous donc "tout le bonheur du monde, dès à présent et pour longtemps !"......

Tout le bonheur du monde...

Posté par laurencewitko à 01:06 - Sociosophie... - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 novembre 2009

Restricted Area...

" La réalité d'autrui n'est pas dans ce qu'il nous révèle, mais dans ce qu'il ne peut nous révéler.
Pourtant, si vous voulez le comprendre, n'écoutez pas ce qu'il vous dit, mais plutôt ce qu'il ne dit pas
."
Khalil Gibran

La conversation joue sur un double niveau d'écoute : il y a les mots que l'on entend, et puis ceux que l'on pressent. Comme le disait le Petit Prince "le langage est source de malentendus..."   Restricted_Area___02_L_364x245
Nous n'avons pas toujours les mots pour dire, nous ne savons pas toujours ce que nous taisons non plus, et c'est parfois autrui qui nous révèle plus que l'on ne peut trouver soi-même en soi... parce qu'avec la plus grande honnêteté du monde, nous arrivons tout de même à nous mentir et à nous fuir...

Dans l'échange verbal, il y a toujours une part de protection de soi, il y a cette part de nous que l'on garde comme un terrain réservé, surveillé par de puissants cerbères, que tout le monde connait bien : la peur, le doute, le manque de confiance en soi.
Les mots ne sont qu'une infime partie de la communication, et les silences ne sont pas que des signes de ponctuation orale conventionnels pour grouper des suites de mots en discours compréhensible et accessible à autrui...

Les silences ne sont pas seuls chargés de sens, les mots eux-mêmes se déclinent sur plusieurs niveaux d'entendement, suivant les éléments qu'autrui possède pour les interpréter et son envie d'écouter...
Nous apprenons beaucoup plus des autres par la traduction que l'on opère de ce que l'on entend sur notre propre grille de repères, que par les véritables mots prononcés.
Avec le temps et l'habitude on apprend que chacun a sa façon de communiquer, et on apprend à décoder et à comprendre, au-delà les sens affichés, les réalités souterraines qui étayent nos univers particuliers et singuliers.

Plus l'émotionnel et l'affectif entrent en ligne de compte, plus ce double niveau langagier devient important à saisir. Quand on connait très bien les personnes que l'on écoute, on entend à la fois le message porté par les mots, et les émotions non exprimées véritablement. Cette écoute attentive, qui permet d'aller plus loin que l'apparence, permet de mesurer aussi la qualité relationnelle...
En effet, on ne nous demande pas de rendre compte de ces perceptions langagières, juste de les entendre et de les comprendre, parce que ce qui n'est pas dit avec des mots par l'interlocuteur, ce dernier n'a pas nécessairement envie qu'on lui renvoie, mais peut toutefois avoir envie qu'on en tienne compte...

On joue tous de ce double niveau comme d'un langage codé, dont on espère parfois, par pudeur, que l'autre saura le comprendre, ou par protection, que l'autre ne saura pas l'interpréter...

Posté par laurencewitko à 00:34 - Emotions Intérieures... - Commentaires [0] - Permalien [#]

"Ouvrez, ouvrez la cage aux..." idées reçues...

" Ce que je vous demande, c'est d'ouvrir votre esprit, non de croire."
Jiddu Krishnamurti

Nous sommes bel et bien en cage quand notre esprit est prisonnier de vues arrêtées, héritées d'on ne sait quelle réflexion qui nous est étrangère, mais qu'on a fait sienne pour s'épargner l'effort d'arriver à nos propres conclusions.
L'esprit humain est par essence paresseux : il s'imprègne d'idées et de concepts dominants sans songer à les remettre en cause, par souci d'économie et de facilité...
Mais l'économie est moindre quand on s'aperçoit qu'elle affecte notre valeur plus qu'elle ne l'enrichit...

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Posté par laurencewitko à 00:19 - Sociosophie... - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 novembre 2009

Shining life...

" Un diamant n'est qu'une pierre, jusqu'à ce que l'esprit humain lui accorde une valeur. Et les choses sont tout aussi grandes ou tout aussi petites que votre esprit choisit de les faire."
Antony de Mello

Que ce soit pour les choses, les évènements ou les personnes qui traversent l'espace de notre réel, c'est nous qui en définissons à la fois le prix et la valeur... Rien ne peut nous atteindre sans notre consentement, en positif comme en négatif, parce que nous sommes, non pas les maitres du monde, mais les maitres de NOTRE monde...

Le star système en donne des exemples époustouflants, en projetant sur le devant de la scène, des personn(ag)es qui ne sont pas fondamentalement différents des autres. Il existe bien entendu, des personnes au talent rare, mais ils font exception dans un monde de toc, qui privilégie le paraitre à l'être...
On voit ainsi se propulser des gens dont le seul "talent "est d'exister, style Paris Hilton ou Vincent Mc doom... Et quel talent !... On façonne ainsi, à la manière dont les diamants sont façonnés, des personnages qui "fascinent" ceux qui veulent bien rentrer dans le jeu...

Chaque jour, nous sommes en prise directe avec une réalité qui parfois nous bouscule, où le "Je" n'est pas toujours serein face à des règles du jeu qui nous paraissent inconstantes et déroutantes...
Nous prenons au négatif égoïste le "chacun pour soi", alors même qu'il est la seule règle du jeu possible pour bien vivre, dans la mesure où il ne signifie pas "Soi contre les autres", mais "pour soi-même aussi"...
Nous ne relativisons pas assez l'importance des évènements de notre vie, et avons une tendance certaine au rocambolesque et à l'héroïsme quotidien... parce que narcissiquement ça nous fait plaisir...

Admettons-le, nous aimons bâtir nous-mêmes nos propres montagnes à gravir !...
De petites pierres glissées ça et là sur notre chemin, nous parvenons à faire, avec un peu de projection et de négativisme, des sommets de difficultés, sans arriver à ouvrir les yeux sur notre propre responsabilité de "victimes innocentes".

Nous sommes des tailleurs de diamants : nous avons le pouvoir de tailler notre bien-être à la mesure de nos ambitions en la matière... Et personne d'autre que nous-mêmes, n'a le pouvoir de nous faire ressentir ce que l'on ressent, de nous faire penser ce que l'on pense ni de vivre notre vie à notre place !
Notre liberté, elle est bien là... dans notre pouvoir de concéder aux choses, aux évènements et aux gens, la valeur à leur donner...

Point n'est besoin de faire de gros efforts, de mener des combats acharnés pour faire triompher ses propres vues, juste... chercher en soi de quel écho résonnent les choses, les évènements et les personnes, et définir ce qu'il nous est possible d'en faire, avec ce que nous sommes, pour vivre le mieux possible...
On ne s'y épargne ni la peur, ni les doutes ni la souffrance, mais au moins nous savons pourquoi ces sentiments nous appartiennent.

On est toujours mieux dans ses basketts que dans celles de quelqu'un d'autre, et les lumières "éclairantes" d'autrui, ne sont pas toujours des phares propices à nous guider mieux et plus loin, que ne le feraient nos propres écueils...

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Les plus beaux jardins de France...

Posté par laurencewitko à 23:11 - L'espace du réel... - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 novembre 2009

Là... ou ailleurs...

" Etre présent c'est bien plus qu'être là."
Malcolm Forbes

La présence physique ne garantit en rien d'être présent aux lieux, aux personnes et aux moments où nous nous trouvons. On peut très bien être là de façon holographique, et être ailleurs sans avoir besoin de posséder le don d'ubiquité...
Etre présent, c'est bien autre chose qu'être physiquement là...

Etre présent, c'est d'abord occuper l'espace temporel du présent... en personne ou en pensée...
L'homonymie, entre le présent et le fait d'être présent, n'est certainement pas un hasard.

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06 novembre 2009

Les maudits maux des mots non dits ...

" L'écriture a, par essence, une tendance autistique."
Christian Bobin

tulaimes_mon_blog

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L'écriture dérive toujours de l'introspection, on écrit de l'intérieur vers l'extérieur...
Les mots deviennent alors une voie d'accès pour faire un pas vers le réel, une porte de sortie pour rejoindre le monde, celui dont on s'exclut temporairement quand on s'adonne à l'écriture, pour se plonger dans nos propres paysages...

Les mots écrits ne sont pas les mêmes que les mots dits. Ils offrent une plus grande liberté, dans la mesure où nous ne sommes pas témoins de leur réception et de leurs rebonds, dans l'esprit de ceux qui les reçoivent... alors qu'à l'oral, la réception des mots dits se traduit immédiatement en perception... et quand ils sont porteurs d'émotions, il peut s'avérer plus difficile de recevoir leur retour, eux-mêmes chargés de ressentis, sur nos fragilités soudain pointées du bout de la langue, par l'expression de notre sensibilité.

Les mots "donnés" toutefois, à l'écrit comme à l'oral relèvent aussi de l'exhibitionnisme, puisqu'on dévoile derrière ces paquets de lettres, toute une partie de nous...
Les mots peuvent créer une intimité, un sentiment de communion, même entre des gens qui ne se connaissent pas... Les mots sont gardiens pudiques cependant, de notre vérité intérieure, même quand ils empruntent le langage de l'authentique et de l'affectif...

Oui... L'écriture a, par essence, une tendance autistique... Les mots servent de paravent, et modèlent un nouveau monde qui n'existe que pour ceux qui les écrivent, et pour ceux qui les lisent... sorte de réalité parallèle par laquelle on peut faire naitre tout un univers...
Les mots à la fois isolent et rassemblent... et dans ce monde-là, comme dans le nôtre, on se cogne aux barreaux, même en l'absence de murs, il reste la censure...
Et puis l'écriture éloigne aussi de la vie quand elle empiète sur le temps "social"...

Acte de solitude par excellence, écrire, paradoxalement, nous enferme dans une sorte de fuite, de fugue à la vie...

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Posté par laurencewitko à 19:52 - L'espace du réel... - Commentaires [0] - Permalien [#]

Une vie...

"
Rire souvent et beaucoup,
Mériter les respect des gens intelligents et l'affection des enfants,
Gagner l'estime des critiques honnêtes et endurer les trahisons de ceux qui ne sont pas de vrais amis,
Apprécier la beauté,
Trouver ce qu'il y a de mieux dans les autres,
Laisser derrière soi un monde un peu meilleur, par un bel enfant, un jardin fleuri ou une condition sociale moins dure,
Savoir qu'une vie seulement, a respiré plus facilement grâce à vous,
Voilà ce qu'est la réussite.
"
Tony Robbins

Que dire de plus ?...
Une vie, c'est court... même si on a parfois l'impression de ressentir des longueurs...
La valeur de notre vie, nous seuls pouvons la lui donner, par ce que nous sommes, et en conséquence par ce que nous en faisons...

Quand le rideau tombe, il est trop tard pour corriger le bilan, c'est chaque jour qu'il nous faut savoir quelles sont nos priorités et quels souvenirs survivront à nos actes et actions...

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Posté par laurencewitko à 13:13 - L'espace du réel... - Commentaires [1] - Permalien [#]

05 novembre 2009

Let it go...

" Lâcher prise réserve souvent de très belles surprises."
Daniel Desbiens

Le lâcher prise est un concept dans l'air du temps, on en fait un moyen de réduire le stress inhérent à nos vies, un premier pas sur un chemin de mieux être, etc...
Sans aller jusqu'à promettre le paradis au bout du lâcher prise, il faut tout de même reconnaitre que la première conséquence positive du fait de lâcher un peu prise, c'est de se sentir plus libre...

On se sent plus libre en lâchant prise, parce qu'on n'est alors plus soumis aux aléas de la vie : ils ne nous dictent plus nos humeurs, nos réactions et nos pensées, puisque que l'on décide de ne leur accorder que l'importance réelle qu'ils ont, sans les transformer par le filtre de nos tergiversations et de nos cogitations...

Le contrôle que l'on exerce sur nos vies, souvent même à notre insu, est un mode de fonctionnement global, parfois hérité d'une éducation mais plus généralement encouragé par la société de consommation.
En effet, en nous  créant des besoins inutiles et superflus, nous devenons assujettis à nos désirs pour ce qu'ils sont : des désirs, sans plus nous poser la question de nos besoins...
Or, il est plus important de satisfaire ses besoins que ses désirs !...

Le lâcher prise permet d'apprécier l'instant présent, il nous remet à notre juste place dans le monde, dans notre "Ici et Maintenant"... sans se soucier de l'instant qui viendra ensuite.
Le lâcher prise, finalement, c'est déguster la vie à toutes petites bouchées, en se concentrant sur la saveur de chacune...
Le lâcher prise est une exigence de qualité dans un monde où prime la quantité, l'efficacité et la rapidité...
Le lâcher prise nous remet en contact avec notre vraie nature...

Là où l'expérience du lâcher prise est certainement la plus enrichissante humainement cependant, c'est sur le terrain relationnel. Qu'on le veuille ou non, nous vivons dans un monde où les relations de quelque nature qu'elles soient, sont codifiées, rigidifiées, voire même parfois... sclérosées.
A chaque situation relationnelle, sa réponse "idéale"... déclinée autant par les psy que par les "marchands de bien être" ou d'éveil...

S'ils peuvent expliquer et théoriser toutes les situations relationnelles et modéliser la communication afin que nous en retirions un bénéfice maximum, il y a quand même une chose que je n'arrive pas à comprendre : pourquoi ne pourrions-nous pas être et nous comporter selon nos propres codes, être... juste ce que l'on est ?... parce qu'à l'évidence ces "modèles" psycho relationnels, ces codages comportementaux auxquels on nous voudrait soumis, nous éloignent beaucoup plus d'une relation saine que la spontanéité d'être qui l'on est dans son rapport au moment présent...

Je sais, je radote, mais je persiste et je signe :
"Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire." (F. Nietzsche)
Tout y est dit...
Faire ce que nous seuls pouvons faire : être soi-même... et que les conventions aillent au diable !

......

Let it Go !...

Posté par laurencewitko à 19:08 - L'espace du réel... - Commentaires [0] - Permalien [#]