EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

23 novembre 2010

Tout doucement...

" On ferme les yeux des morts avec douceur. C'est aussi avec douceur qu'il faut ouvrir les yeux des vivants."
Jean Cocteau

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21 novembre 2010

Les "et moi" du soi...

" La confession la plus vraie est celle que nous faisons indirectement, en parlant des autres."
Emil Michel Cioran

Le langage est le moyen par lequel nous peaufinons l'image que nous jetons sur le monde. Entre les fausses vérités et les vraies paradoxes, les conversations de politesse et celles qui viennent du cœur, se mêlent en un jeu de dupes diplomates, pour à la fois se dire et se protéger, se montrer et se travestir...
Le langage n'a jamais un seul visage de clarté et de limpidité. Il est jeu de mots qui s'entrecroisent, et jouent à cache cache avec nos réalités, nos envies et nos craintes...
Chacun, pourtant, à sa manière n'y parle que de lui-même, que ce soit de façon directe ou indirecte.

Je pense en effet, que les confessions les plus vraies que nous faisons, se font souvent de manière allégorique, parce que c'est un moyen plus simple et sécurisant de se rendre lisible sans s'exposer vraiment. L'utilisation de ce procédé a le mérite, comme le travers, de garder une certaine dose d'ésotérisme pour ceux à qui il reste illisible, et d'être sujet à interprétation et à interrogation sur la part de personnel et d'impersonnel à en dégager...
Tout romancier à l'œuvre sait, qu'il n'a pas besoin d'écrire une autobiographie pour raconter sa vie, dans tous les mots qu'il fait prononcer, penser ou ressentir, il y a indéniablement une part de lui... Il laisse au lecteur le soin d'en faire la part des choses : on ne peut penser, parler, écrire ou lire qu'avec ce que l'on est, même lorsque plein d'empathie et de compassion, on se met à la place de l'autre...

Il y a des confessions utiles, voire nécessaires, qui ont le pouvoir de délivrer, tout en ne pouvant pas s'assumer en tant que telles. Ainsi, en les changeant de point de vue, en les extériorisant, peut-on les accompagner vers un salut qui nous allégera.
La pudeur, la peur du jugement, la honte ou le regret ne sont pas des émotions faciles à gérer. Pour contourner et surmonter leur obstacle, projeter ses mots sur d'autres histoires, peut tout à fait aboutir à une confession des plus sincères, car nous savons toujours, en tant que locuteur, ce que nous confions aux mots que l'on expulse de nous.
Peut-on y voir tromperie ou manipulation ?...
Dans certains cas certainement, mais dans la plupart des autres, la confession, quelle que soit sa forme, est une demande à peine déguisée d'absolution et de pardon... une supplique de reconnaissance et d'amour au sens large du terme...

Quand nous nous identifions à un personnage de théâtre ou de roman, c'est parce que nous revendiquons dans ses mots, comportements et pensées, une part d'une même proximité/intimité intérieure partagée... Dans la confession de l'autre, ce que nous cherchons avant tout, c'est ce qui fait écho en nous, pour tenter de comprendre, déjuger et/ou pardonner.
Quand la confession nous est personnelle, n'est-il pas alors logique, de l'extérioriser de notre point de vue auto-centré, afin de la défaire au maximum de l'émotionnel qui la retient muette ?...

Si le "je" ne parle pas toujours du "moi", l'emploi de tous les autres pronoms traduit bien, par contre, ce que le "je" pense et juge du reste du monde...
Le langage est souvent un miroir renversé, où le "je" ne fait que se projeter et se chercher...

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20 novembre 2010

L'écoute active ?...

" Si la conversation de quelqu'un vous ennuie, mangez une biscotte ; vous n'entendrez plus rien."
Simon Berryer

Face à une conversation ennuyeuse, il est parfois difficile de trouver la bonne attitude à adopter, suivant que l'on veut, ou non, ménager la susceptibilité de notre interlocuteur. La solution de Sim peut-elle être efficace dans ces cas de situations "sans échappatoire possible", qui ne sont, au final, qu'une question de temps et de patience ?...
En effet, il arrive que notre écoute soit d'une nécessité telle pour l'autre, qu'il importe peu que l'on participe : l'autre a seulement besoin de verbaliser, d'abord pour lui-même, pour mieux se comprendre, se conforter dans sa position ou juste se délivrer. Dans ces cas d'écoute "utile", un effort de tolérance et de réserve de notre part est la seule chose valable que nous puissions faire... quoi qu'il nous en coûte.

Le domaine des relations interpersonnelles est toujours très... personnel, et on ne peut guère y donner de conseil. Chacun interagit avec les autres avec ce qu'il est, est apprécié pour ce qu'il donne, et évalue seul ce qu'il en reçoit en retour...
Aussi ne doit-on guère influencer ce que chacun a de singulier et de particulier : si les personnes ne sont pas interchangeables, la raison en réside dans cette simple expression de leur manière de gérer leurs relations et d'être aux autres...
Personnellement, j'aurai beaucoup de mal à utiliser le précepte de Sim, parce qu'il marque une certaine forme d'irrespect de la parole de l'autre, et qu'il vaut mieux poliment notifier son impossibilité ou son incapacité à écouter, plutôt que de leurrer l'autre sur la pseudo-écoute dont il a manifestement besoin...
L'écoute active nécessite une bonne part de bienveillance, et il ne peut y avoir de bienveillance sans respect de l'autre.

Qu'est-ce qu'une conversation ennuyeuse ?...
C'est d'abord une conversation dans laquelle nous ne trouvons pas d'intérêt personnel, une conversation par laquelle nous ne nous sentons pas concernés, une conversation qui ne semble rien nous apporter concrètement et dont on aimerait bien s'extraire... parce que notre petit "moi" s'y sent mis de côté...
Mais au-delà de notre perception égotique, cette conversation a une fonction et une importance pour celui qui nous l'inflige... et si nous accordons un tant soi peu d'intérêt aux émotions sous-jacentes exprimées par l'autre lorsqu'il nous assène ses mots, alors nous pouvons accepter un autre intérêt que le nôtre propre, et comprendre que cette conversation a une réelle utilité pour celui qui se déverse...
Sans rentrer dans le détail des divers modes de communication, il semblerait même encore plus important de s'investir dans les conversations qui nous semblent "ennuyeuses", que dans celles où notre intérêt étant en alerte, nous n'avons à faire aucun effort particulier : être capable de faire abstraction de soi pour être pleinement à l'écoute de l'autre est une qualité que l'on devrait chercher à développer...

Naturellement, au prétexte de l'empathie et de la bienveillance, on ne peut pas non plus tout accepter.
Il existe des personnes, des relations "toxiques", qui polluent ou contaminent notre disponibilité, et qui finissent par nous affaiblir de leurs sempiternelles lamentations ou dénigrations. Il faut savoir distinguer les conversations ennuyeuses qu'il est presque de notre devoir de subir, en raison du soutien dont notre interlocuteur a besoin, et les conversations ennuyeuses qu'il faut savoir abréger pour se protéger soi-même...
Dans un cas comme dans l'autre,cependant, l'interlocuteur ne doit jamais être floué par une attitude hypocrite de notre part : entretenir des relations saines, c'est aussi savoir dire "non", "stop" ou "je ne suis pas disponible pour écouter", sans culpabiliser ni avoir à s'en justifier...

Imaginez votre interlocuteur en train de s'empiffrer de biscottes, le jour où, indigné, irrité ou abattu, vous avez besoin de faire sortir de vous, toutes ces frustrations qui en sont à l'origine ?...

Comment réagiriez-vous ?...

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18 novembre 2010

Free e-mage in nation...

" Vous voyez donc, l'imagination a besoin d'une longue oisiveté, inefficace et heureuse, de flâneries et de vie tranquille."
Brenda Veland

L'imagination est sans limite connue... mais pour qu'elle prenne toute la place nécessaire à son développement, il lui faut un vaste champ libre. Fille de rêverie et de créativité, l'imagination se rebelle à l'ordre et à la contrainte, et revendique pour exister ses propres temporalités... A l'encadrer dans des plages réservées entre deux astreintes, elle peut donner le meilleur comme le pire... et si on veut la voir s'envoler, danser et virevolter au gré des ses élans, alors il lui faut le ciel tout entier, comme un cerf volant dont enfin on lâcherait les manettes...
L'imagination est un absolu de liberté, que personne ne peut dominer ni dompter réellement...

Si l'on parle tellement de brain storming, de libération de la créativité, de potentiel endormi, etc... c'est parce que l'on s'est rendu compte que le stress quotidien infligé à chacun de nous, a des effets encore plus pervers que nos migraines, déprimes ou maux de dos répétés : le stress finit par nous emprisonner dans un carcan minuté de tâches à exécuter sans plus laisser le temps à notre inconscient de vider ce trop plein d'obligations par le biais de notre imagination.
En effet, à force de brider l'expression du soi, le stress devient un facteur de dépersonnalisation qui ne nuit plus seulement à la personne (et à la personnalité), mais qui contamine toute la sphère de contact et de manœuvre de celle-ci. Ainsi, l'effet obtenu est une efficacité moindre à l'exécution des tâches.
La créativité, fruit de l'imagination orientée, ne peut se révéler que si on lui en donne l'espace, le climat et le temps...

L'imagination et l'inconscient ne sont pas synonymes ni même parallèles.
L'inconscient ne nous est pas accessible de manière réfléchie et raisonnée, même si nous pouvons par certaines techniques en toucher du bout de la pensée quelques menus morceaux. L'imagination, elle, ne demande qu'à tirer parti de sa faculté d'expression, à condition toutefois, de lui en donner l'autorisation...
Cette autorisation est avant tout, une acceptation de lâcher prise, et pour  ce faire une acceptation de consacrer un peu de notre temps à la laisser se promener, sans guidance et sans censure, sur tous les domaines qu'elle aura envie de caresser de ses mots et sensations...

L'imagination, c'est un peu comme une projection libre de toutes nos interprétations de la vie,  de ses tenants et aboutissants. Elle est à l'image de notre monde intérieur comme extérieur
* l'imagination est riche et débordante si on la nourrit suffisamment par des centres d'intérêts multiples et variés, ouverts sur la nouveauté et l'inédit, sur l'impensable jusqu'à l'improbable, sur l'impossible jusqu'au fictif, sur notre vie comme sur celle des autres, qu'ils soient réels, connus ou inconnus, ici ou ailleurs, du temps présent comme du temps futur...
* l'imagination est un peu étriquée et poussive si on la laisse au régime strict d'un quotidien réglé comme du papier à musique, au son d'un métronome si régulier qu'on a l'impression de revivre sans cesse la même journée, avec le même chrono à la main, pour répéter invariablement les mêmes actions vers demain, au même moment, au même endroit et de la même façon...

L'imagination n'est pas le moyen par lequel nous pouvons rêver : elle est le rêve lui-même...

...  ...

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15 novembre 2010

Trousse d'urgence ?...

" Toute angoisse est imaginaire, le réel est son antidote."
André Comte Sponville

L'angoisse nait de la projection d'un futur, en général peu favorable, que l'on imagine comme étant celui qui va le plus "certainement" se matérialiser, sans pouvoir néanmoins se baser sur des preuves tangibles d'une telle croyance : c'est donc l'incertitude, l'impossibilité de maitriser les choses et les évènements qui créent l'angoisse. On peut ainsi affirmer sans grand risque de se tromper, que les personnes les plus sujettes à l'angoisse sont celles qui refusent de lâcher prise, celles qui ont besoin de tout contrôler, et que la spontanéité du hasard dérange...
Et comme la réalité surpasse souvent la fiction dans sa capacité à générer des situations improbables, l'angoisse s'auto-nourrit de ces prédictions erronées qui nous confrontent encore plus à notre impuissance à prévoir l'avenir... et le cercle vicieux anxiogène ne peut s'interrompre que par un effort conscient d'accepter la réalité comme elle se présente, plutôt que de vouloir la maintenir comme on se l'invente...

Comme ces seringues d'urgence conçues pour aspirer le venin, la réalité est là pour extirper de nous toutes ces pensées qui paralysent la vie en l'asphyxiant avec des futurs mal seyants, si on accepte de vivre l'instant pour ce qu'il est, sans essayer de le déchiffrer pour ce qu'il n'est pas encore... et ne sera peut-être jamais...
Accepter aujourd'hui comme un fait certain, redonne sa légitime place à demain : une chose à la fois en garantit un meilleur traitement qu'une multi activité temporelle qui nous échappe des mains...
Le temps qui passe nous traverse, et nous devons y réagir comme le font les sismographes : en temps réel...
Savourons l'instant pour ne rien en perdre, acceptons les défis en leur temps, et n'hypothéquons pas le bonheur d'être à la peur de le perdre...

Même dans les situations où l'angoisse est réelle, c'est-à-dire ancrée dans l'instant, cet instant est fugitif... parce qu'à ce moment précis il est toujours nécessaire d'apporter une réponse d'urgence, et l'action qui se concrétise chasse alors cette angoisse au second plan : la réalité est bien son antidote...

Il faut cesser de vivre en décalage avec le réel pour trouver la sérénité : ce qui est passé est derrière, quoi que l'on puisse en regretter, en avoir aimé ou en douter... et ce qui n'est pas encore arrivé n'est que potentialité, probabilité ou inventivité...
Le remède aux regrets comme aux remords ne se trouve que dans l'instant : si l'on vit bien l'instant, on n'aura rien à regretter, et l'on n'envisagera guère non plus que l'avenir puisse en différer radicalement...

Préparons dès lors une trousse d'urgence à toujours garder à portée de pensée, composée d'un aujourd'hui tenu pour le jour le plus important de toute une vie, en sachant bien que tous les autres ne sont là que pour l'encadrer...

Plus facile à lire, dire, écrire qu'à appliquer ?...
Avant d'en juger, tentez d'abord de l'appliquer...
Qu'est-ce qu'il en coute, après tout, d'essayer ?...
Peut-être juste... quelques bons moments à passer...

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Posté par laurencewitko à 23:45 - L'espace du réel... - Commentaires [1] - Permalien [#]

14 novembre 2010

Et puis on dirait que...

" On pourrait presque..." : c'est bon la vie au conditionnel. "
Philippe Delerm

Partout et depuis longtemps, les bouches sont pleines de "Si" pour tenter d'apaiser les esprits et les vides à combler, des "Si" multidimensionnels qui se juxtaposent... et qui contribuent à désavouer le présent pour lui préférer l'emploi d'un conditionnel toujours envisagé comme supérieurement rassurant et apaisant...

Il y a les "Si...", plein de grandeur, d'espoir et d'utopie pour inventer des rêves de vie et des vies de rêve, dans un monde qu'on taillerait enfin à nos mesures...
" Ah, si la mer était rouge, tous les couchers de soleil flamboieraient à son contact..."
" Ah, si la vie était plus juste, on ne se plaindrait jamais..."
" Ah, si la semaine des quatre jeudis tombait en même temps que la Saint Glin-Glin, qu'est-ce qu'on s'éclaterait !..."      

Il y a les "Si j'étais...", qui nous autorisent à modifier nos reflets pour nous aider à fantasmer des quotidiens où tout pourrait être différent...   
" Ah, si j'étais plus jeune, je referais le monde..."
" Ah, si j'étais Dieu, j'aurais les moyens de faire de la terre un paradis..."
" Ah, si j'étais moins lucide, je croirais qu'avec des "si", on peut tout changer..."    

Il y a les "Si j'avais...", plein de désirs de pouvoir et de possession qui ne s'embarrassent d'aucune condition spatio temporelle ni méritoire pour obtenir ce que nous pensons nous être dû...
" Ah, si j'avais le pouvoir des mots que je prononce, toute la grammaire de l'univers serait une toute autre affaire..."
" Ah, si j'avais tout l'argent que je désire, je pourrais acheter des machines à fabriquer les billets..."
" Ah, si j'avais une cigarette sous la main, je l'allumerais tout de suite..."    

Et il y a aussi les "Si j'avais su..." pour fermer la marche d'une suite d'énumérations qui auraient pu, à nous en croire, changer la face de notre monde... sorte de baume à l'arnica qu'on pommade sur les blessures et les cicatrices de nos illusions, de nos erreurs ou de notre conscience...
Mais si l'on veut être honnête, on connait souvent intuitivement les conséquences de nombreux "si j'avais su..." ultérieurs que l'on formule, simplement... on ne les prend pas, au moment où il serait opportun de le faire, pour des hypothèses plausibles, formulables, probables et/ou possibles...
Et puis le fait de ne pas savoir, dans la plupart des cas, n'excuse ni n'annule la responsabilité de l'action...

Beaucoup de " Si " imaginent, revendiquent ou déplorent une sorte de paradis perdu, et tombent plus sous le coup d'une longue lamentation irresponsable, que sous celui d'un élan courageux et constructif pour inventer délibérément un monde meilleur...

Le conditionnel ne mériterait-t-il pas qu'on en fasse meilleur usage ?...

... ...

Posté par laurencewitko à 19:00 - Emotions Intérieures... - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 novembre 2010

Solde qui peut !...

" Il n'y a pas de magasins au paradis..."
sagesse argumentaire de vendeur psychologue

 

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Mention favorable...

" Il est sorti premier d'un concours de circonstances."
Paul Claudel

Si le mérite et le travail sont des valeurs largement citées dans l'explication des motifs de la réussite, il ne faut pas non plus oublier les facteurs chance et hasard... et les circonstances imprévisibles qui jalonnent nos existences...
Sortir premier d'un concours de circonstances témoigne d'une faculté d'analyse développée, et peut se titrer de la même gloire qu'une persévérance acharnée...
Savoir reconnaitre les opportunités propices à nous rapprocher de nos visées, est une capacité autant qu'une qualité rare, car pour ce faire, il faut parfois savoir bâillonner la petite voix frileuse de la raison qui préfère les moyens plus traditionnels pour nous faire suivre le chemin... le courage de suivre son instinct n'est pas moindre que celui de la patience ou de l'acceptation... Il en est une autre modalités aux risques différents...

A la différence de tous les autres, on ne peut guère s'inscrire à un concours de circonstances, aussi n'est-on guère habitué à miser notre avenir dessus...
Pourtant... il faut bien l'admettre : à côtés de tous les plans qu'on échafaude pour maitriser les orientations de nos vies, les facteurs "vent" et "courant" ne sont jamais maitrisables, et l'on peut toujours pagayer dans la direction qui nous sert de cap, il faut bien prendre en compte ces circonstances externes qui nous forcent sans cesse à corriger nos trajectoires...
Il arrive que l'on puisse anticiper les circonstances auxquelles nous serons confrontés, mais ces prédictions ne sont jamais tout à fait exactes et complètes. L'adaptation reste une qualité fondamentale pour mener sa barque à bon port...

C'est dans les concours de circonstances les plus imprévisibles que l'on déploie la plus grande créativité.
Les concours de circonstances sont toujours une chance : en dépit de l'aspect qu'ils peuvent présenter au premier abord, ils ont toujours quelque chose d'inédit à nous offrir, puisqu'ils n'ont pas été passés à l'épreuve de nos prévisions ou de nos prédictions.
Les concours de circonstances représentent l'instant dans toute sa splendeur, la liberté virginale d'agir et de penser ici et maintenant... Ils sont des cadeaux du présent pour habiller l'avenir selon une mode non dictée par aucun styliste de la vie...

J'aime ces concours de circonstances que l'on n'attend pas, mais dont on parvient soudain à en attendre tout, comme jamais on ne l'aurait imaginé...
J'aime passer ces épreuves de l'extrême qui ouvrent grand tout le champ des possibles, même ceux auxquels on ne croit pas... Ils sèment dans nos projets des graines rares ou impossibles sous nos climats habituels, et font germer des idées qu'on prend plaisir à découvrir à mesure qu'elles luttent pour se développer...
J'aime les concours de circonstances qui font se croiser des routes et des chemins d'ordinaire parallèles, et qui font ainsi mentir les théorèmes basiques de la vie...

Aucun préalable n'est requis, les concours de circonstances sont ouverts à tous les participants qui veulent bien s'y risquer...
et parfois même à ceux qui ne veulent prendre aucun risque, mais que le risque prend, de lui-même, d'assaut pour qu'ils se remettent bien à l'esprit que la vie n'est jamais longiligne ni tracée d'avance
... et que les gagnants se trouvent toujours parmi ceux qui acceptent de jouer...

... http://www.smileys-gratuits.com/smiley-bravo/bravo-6.gif ...

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11 novembre 2010

Peux-tu simplement m'écouter ?...

" L'empathie, c'est être distinct sans être distant. Autrement dit, se mettre à la place de l'autre tout en restant à la sienne ! On ne rencontre l'autre qu'en étant soi. "
Anne Ducrocq

Texte anonyme indien... à entendre...

" Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à me donner des conseils, tu n'as pas fait ce que je te demandais.
Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à me dire pourquoi je ne devrai pas ressentir cela, tu bafoues mes sentiments.
Quand je te demande de m'écouter et que tu sens que tu dois faire quelque chose pour résoudre mon problème, tu m'as fait défaut, aussi étrange que cela puisse te paraitre.

Écoute, tout ce que je te demande, c'est que tu m'écoutes, non que tu parles ou que tu fasses quelque chose ; je te demande uniquement de m'écouter.
Les conseils sont bon marché : pour six francs j'aurai dans le même journal le courrier du cœur et l'horoscope.
Je peux agir par moi-même ; je ne suis pas impuissant.
Peut-être un peu découragé ou hésitant, mais pas impotent.

Quand tu fais quelque chose pour moi, que je peux et ai besoin de faire moi-même, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation, mais quand tu acceptes comme un simple fait que je ressens ce que je ressens (peu importe la rationalité), je peux arrêter de te convaincre et je peux essayer de commencer à comprendre ce qu'il y a derrière ces sentiments irrationnels.

Lorsque c'est clair, les réponses deviennent évidentes et je n'ai pas besoin de conseils.
Les sentiments irrationnels deviennent intelligibles quand nous comprenons ce qu'il y a derrière.
Peut-être est-ce pour cela que la prière marche parfois pour quelques personnes, car Dieu est muet.
Il ou elle ne donne pas de conseil.
Il ou elle n'essaie pas d'arranger les choses.
Ils écoutent simplement et te laissent résoudre le problème toi-même.

Alors s'il te plait, écoute et entends-moi.
Et si tu veux parler, attends juste un instant, et je t'écouterai
...
"


... ...

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10 novembre 2010

Sous les évidences...

" Nous commençons à comprendre lorsque nous n'acceptons pas le monde tel qu'il parait."
Alan Kay

L'apparence des choses est souvent trompeuse, et même si l'on est conscient de ce précepte de base que l'on inculque sans réserve dès notre naissance, il est aisé de constater qu'on ne l'applique néanmoins que très sélectivement... aujourd'hui plus encore qu'hier...
Dans ce monde de l'apparence, de la rationalité et de l'objectivité relative, la face cachée des choses, c'est bien nous qui la créons et la voulons plus qu'elle n'existe réellement. Nous aimons vivre dans un monde de toc et d'illusions, même en pleine conscience... surtout si cela nous arrange...

Nous ne voyons pas le monde tel qu'il est, mais comme il nous plait de le voir, et nous fondons nos opinions, nos certitudes et nos mensonges sur des leurres que nous bâtissons jour après jour sur des bases usurpatrices de la réalité et de la vérité. Comme l'apparence ne fait pas la réalité, ni l'habit le moine, nos perceptions ne sont pas le reflet de ce qui est... ou de ce qu'il nous est donné de tenir pour vrai...
C'est en acceptant la remise en question et en questionnement que nous pouvons espérer déverrouiller les scellés mis sur les ombres du tableau de la vie et du monde en général. La lumière ne peut se faire pour ceux qui refusent d'entrouvrir les volets... au prétexte qu'on nous menace du danger des ultra violets du dehors si on s'expose hors des cachots sécuritaires qu'on nous présente comme des abris protecteurs... Protecteurs de quoi ?...

La connaissance des choses n'induit pas la libération. Plus on accroit sa connaissance, plus on aborde la complexité des choses, et plus on se rend compte que si la liberté est notion individuelle, la libération, elle, reste une notion conceptuelle et inatteignable, au même titre que LA vérité ou LA connaissance.
Comme un refrain entrainant, on pourrait chantonner un "Ouvrez, ouvrez la cage..." aux idées reçues et à l'obéissance aveugle, mais en gardant à l'esprit que le ciel est trop grand et trop vaste pour pouvoir jamais le posséder en entier.
Toutefois, il n'en reste pas moins qu'il vaut mieux se ressentir tout petit dans un vaste univers, que puissant dans un trou à rat...

La subversivité n'est condamnable que dans le risque qu'elle fait courir aux puissants de tomber de leurs trônes, mais ne fait encourir aucun risque à ceux qui n'ont rien à perdre, si ce n'est celui de prétendre donner matière à une réflexion différente.
Il n'y a rien à craindre à porter notre regard au-delà des frontières du paraitre pour chercher des yeux d'autres vérités sur lesquelles accrocher nos croyances. Ecarter le rideau pour faire entrer plus de lumière, cela ne peut que doper nos organismes pour synthétiser les vitamines de self pensée qui parfois nous font défaut.

La vérité ne s'exhibe guère dans ce monde manipulateur, mais il n'y a rien d'obscène à vouloir observer ce qu'elle dissimule sous son manteau...

... http://www.smiley-emoticones.com/smiley/humour/humour%20(4).gif ...

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