EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

08 décembre 2010

Au quarantième top...

" L'heure tourne. Elle ne se fatigue jamais.
Ce que j'aurais aimé être une horloge.
"
Franz Bartelt

Sans impatience, en cadence et avec constance, avancer sur le cadran d'une destinée infinie et illimitée...
Sans conscience ni du temps passé, ni du temps à venir, comme une mécanique suisse bien huilée qui tic-taque en pointillés...
Avancer sans se retourner
, ni essayer de se hausser sur la pointe des pieds pour voir plus loin...
Avoir la confiance sereine d'un tempo qui croise au large de toutes les incertitudes sur demain,
sans jamais avoir à remettre en cause le cap adopté...
Marquer l'instant d'un rythme sûr, franc et posé, qui ne faiblit ni ne s'emballe...

Apprécier les petits pas saccadés qui nous font trottiner vers des enjambées, plus grandes qui délimitent des étapes repères...
Et ne pas chercher de raccourci, au cours naturel d'une évolution, qui ne manque jamais de se profiler sur le cadran du temps...
Comprendre l'alternance de l'ombre et de la lumière, comme un état, non seulement normal, mais nécessaire...
Et accepter que les temps que l'on croit "morts", ont autant d'importance que les temps où l'on se sent vivants...

C'est toujours au quatrième top qu'on nous assène l'heure exacte...
Et au quarantième top, il se passe quoi à votre avis ?...

... http://www.smiley-emoticones.com/smiley/dormir/dormir%20(15).gif ...

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20 octobre 2010

Autre chose...

" L'avenir n'est pas une amélioration du présent. C'est autre chose. "
Elsa Triolet

L'avenir est toujours une continuité du présent, mais n'en est pas pour autant un reflet variant aux différentes heures d'une même journée à l'infini répétée.
L'avenir, plus qu'un miroir du présent projeté, est un écran blanc qui dévoile ses images à la mesure de ce que l'on rêve d'y voir se dérouler. Nos rêves sont scénarios pré opératoires d'une réalité en co-création de nos envies, de nos décisions et de nos actions.
Nous ne sommes pas assis face au cinéma de la vie qui nous entrainerait dans son histoire à partir du moment où on y a poussé notre cri d'entrée, nous ne sommes pas des spectateurs impuissants et recevants...
Nous avons nos mots à y dire au-delà des maux qu'on y reçoit...

L'avenir nous appartient à tous de la même façon, même si certains pensent que les conditions du présent définissent déjà la réalité du futur : on peut toujours changer sa vie, la question est de savoir quels sont les risques que l'on est prêt à prendre pour dévier sa trajectoire initiale vers le but espéré...
Il n'est pas toujours plus simple ni plus facile, de continuer sur une lancée, qui bien qu'insatisfaisante, apparait comme une suite logique, plutôt que de modifier l'élan initial pour prendre un nouveau départ, une nouvelle trajectoire avec cap sur un grand inconnu...

La sécurité de la routine tranquillise, moins de dangers, plus de maitrise... mais au bout du compte, au péage final, l'addition est salée au regard des paysages moutonniers traversés...
Les petites routes de traverse, avec leurs virages imprévus et leurs cahots à rebonds déconcertants parfois, offrent toutefois l'avantage de mettre à jour une nature où l'on a la place de se mesurer à une vraie grandeur, propice à nous faire relativiser la course autoroutinière des chemins ordinaires surfréquentés sur les grandes voies de "l'avoir et du paraitre social"...
L'avenir ne s'y voit pas de très loin, mais il s'y découvre avec enthousiasme et palpitations, en nous faisant appréhender de façon plus intense chaque instant du voyage. L'avenir s'y déroule dans l'instant présent, sans grande perspective de certitude à plus longue échéance.
L'avenir, de toute manière, ne peut pas se jauger ni se découvrir de façon fiable plus loin que le prochain instant présent à déguster...

L'avenir... c'est cette suite d'instants présents, à la fois semblables et différents, qui chaque fois redessinent nos esquisses vers demain dans une réalité que nous décidons de prendre du bon ou du mauvais côté.
L'avenir n'est prévisible que pour ceux qui, par manque de foi ou d'imagination, croient que leur chemin est déjà tracé, et qu'il s'harmonise ou fait dissonance sur leurs désirs profonds, selon un fil(m) qui se déroule d'une bobine prédéfinie...

L'avenir n'est continuité que pour ceux qui oublient que la vie est toujours à inventer et à rêver, plutôt qu'à dompter, calculer ou maitriser... Il n'y a pas d'itinéraire conseillé ni conseillable, chacun a son chemin à chercher...

... http://www.smileys-gratuits.com/smiley-ete/ete-41.gif...

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03 mars 2010

L'été des Indiens ? ...

" Quarante ans, bien sûr, c'est encore jeune, mais on sent qu'il n'y a plus une minute à perdre, on sent que c'est l'été des Indiens de la vie."
Ginette Quinion

"Expression d’origine américaine et canadienne. L’été indien ou l’été des Indiens (d’Amérique) est une période de temps ensoleillé et radouci, après les premières gelées de l'automne et juste avant l'hiver. (...) Elle est aléatoire et peut durer de quelques jours à plus d’une semaine, ou ne pas se produire du tout certaines années."(Wikipédia)

Je trouve que c'est un joli parallèle, cet été indien...
Après la naissance, la jeunesse et l'ivresse du printemps, la lumière de l'été qui éclaire la vie de tous ses rayons et de beaucoup plus d'activités que de sommeil, l'été indien qui prolonge en encore plus beau l'été tout court avec des couleurs inédites qu'on ne trouve qu'à cette époque-là... avant l'appel de l'automne qui prépare l'engourdissement de notre corps et de nos sens, jusqu'à l'hibernation de l'hiver, sorte de mise en veille progressive... jusqu'au printemps suivant, ou... pour la dernière fois...
Et ce parallèle peut s'appliquer à chacune de nos années, comme à la vie de chacun...
Et comme en météo, on observe pas mal de modifications dans le rythme des saisons de notre époque...
C'est connu : y a plus de saisons !...

Néanmoins, quarante ans, c'est un cap... mais comme le sont tous les changements de dizaines après tout : on a l'impression de faire un bond dans le temps ou bien de monter encore d'une marche... c'est peut-être pour ça d'ailleurs que ça parait presque vertigineux quand on regarde en arrière...
On mesure la distance, comme on se repèrerait sur le calendrier... et on voit ce qui est passé, qui ne reviendra plus, et on ne sait pas exactement combien de jours il reste avant la fin de l'année, ou combien de marches à monter pour arriver au bout du calendrier... mais on voit bien que ça s'accumule à l'arrière...
En revanche, on ne sait jamais prédire vraiment comment seront les saisons à venir...
Au moins, ça a quelque chose de rassurant de ne pas savoir à quoi s'attendre pour une fois...

On se rend compte aussi que la plupart des changements qui s'opèrent en nous, au fil des saisons, de façon visible, physiquement notamment, ne sont pas des changements structurels profonds, qu'en surface et en apparence seulement, nous devenons différents... comme d'ailleurs la plupart des plantes et de nombreux animaux aussi... tous caméléons quelque part...
Ramené au cycle d'une vie, on se rend bien compte en vieillissant, que ce que nous sommes vraiment ne change pas, et même s'accentue avec l'âge en général (pour le bon comme pour le mauvais...).
Bien sûr qu'on change dans une vie... mais pas de façon structurelle, on garde toujours la même "ossature intérieure"...

L'été indien, je connais personne qui n'aime pas...
C'est comme un cadeau bonus de l'été, ça nous donne la pêche avant de rentrer dans l'hiver...
C'est vrai que c'est une époque qui a un côté magique, étincelant, à la lumière particulière...
A 40 ans comme à l'automne, on a un peu l'impression d'être à la frontière de deux moitiés...
Mais comme quand on tente de couper la poire en deux, les deux moitiés sont rarement exactement équivalentes, y en a toujours une un peu plus grosse que l'autre... Dans une vie c'est pareil, les saisons ne peuvent pas être strictement égales les unes par rapport aux autres...
La vie est un grand pays : on y rencontre toutes sortes de climats et de successions de saisons différentes...

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01 mars 2010

L' "aujourd'hui" express...

" C'est dans le présent que réside le secret.
Si tu fais attention au présent, tu peux le rendre meilleur.
Et si tu améliores le présent, ce qui viendra ensuite sera également meilleur.
"
Paulo Coelho

Coelho prêche en terrain conquis... je suis intimement convaincue que le temps n'existe qu'au présent, mais que étant infini, ce présent est aussi en amont d'une suite sur laquelle nous pouvons agir.
C'est un peu comme la trajectoire d'une balle, à tout instant de sa course, on peut la faire dévier de son itinéraire initial en la faisant bifurquer ou en la stoppant...

Ainsi vaut-il mieux ne pas minimiser son présent, et emprunter l' "Aujourd'hui Express" pour tout notre voyage de vie : c'est seulement au bout de tous les "aujourd'hui" qu'il atteint sa dernière gare, on ne peut pas en connaitre le nombre exacte par avance...
Tout ce qu'on sait c'est que tous les "aujourd'hui" sont différents, mais qu'ils valent tous le coup d'être découverts, même ceux qui nous semblent être un peu rudes de prime abord, même ceux dont on a hâte qu'ils s'achèvent parfois, même ceux qui nous blessent... Ils enrichissent tous notre paysage existentiel à leur manière...

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27 février 2010

Service qualité en action...

" Au fil des années, la conscience plus aigüe du temps qui passe nous porte à préférer la qualité à la quantité, comme à fuir la dispersion pour n'accorder désormais de valeur qu'à l'essentiel."
Catherine Bensaïd

Je ne suis pas sûre que la sensation d'accélération du temps ressentie depuis quelques temps déjà, puisse être attribuée à l'avancée en âge des personnes. Néanmoins, au fil des années, on n'accorde plus exactement la même valeur au temps...
Inévitablement, on se rend compte à un moment que la quantité de vie restant disponible à notre actif est inférieure à celle déjà consommée : dans ces conditions il est normal de se concentrer sur la qualité...

Au fur et à mesure que l'on expérimente la vie, on se rend bien compte que la quantité n'est rien si la qualité ne l'accompagne pas...
Avec le temps on devient plus mesuré dans ses désirs et ses besoins, et on privilégie nécessairement la qualité...

"Avec le temps, tout s'en va..." chantait Léo Ferré, je ne suis pas tout à fait d'accord, avec le temps tout ne s'en va pas... tout ne passe pas... juste tout s'atténue, mais rien jamais ne part vraiment : on a un cerveau démentiel qui peut stocker des informations dont on ne sait même pas qu'on les a enregistrées : elles reviennent toutefois toujours au moment opportun (sauf défaillances tenant du déni ou de l'acte manqué, voire Alzheimer débutant...).

Et, c'est bien parce que rien ne s'en va qu'on évolue dans ses aspirations et ses exigences...

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06 février 2010

Chapitre suivant...

" Il y a plusieurs vies dans une vie, et c'est bien cela qui nous la rend attrayante."
Maryse Wolinski

Au départ on ne sait rien du tout : on a faim, on a froid, on a peur, on est mouillé, on ne voit plus maman, on sursaute d'un bruit, on est gênés par la lumière. On ressent des besoins alors qu'on vivait bien à l'abri de tout cela, dans une tanière chaude et confortable...
Et puis on grandit, on comprend qu'on nous a donné une vie... une vie à soi pour grandir encore plus, et on n'arrive pas à l'imaginer, tellement ça parait démesuré toutes ces années qui semblent se perdre dans un avenir infini...

Au fur et à mesure qu'on avance, et qu'on rencontre ceux qui en ont fait plus grande expérience, on se rend compte que notre vie n'a de linéaire que sa temporalité, et que chaque vie a ses virages, ses changements de trajectoires, ses époques et ses histoires achevées... mais que ça continue quand même, le chemin...
On s'aperçoit qu'on n'est soi-même pas à l'abri des aléas de la vie, des tournants de l'existence, dépendants ou non de notre volonté seule...
On s'aperçoit qu'une vie, c'est comme un puzzle ou un patchwork... et on accole des pièces les unes à côté des autres, de façon plus ou moins logique, plus ou moins harmonieusement... ou maladroitement...
Des fois on se sent un peu perdus, un peu paumés dans le paysage... et on continue, dans le brouillard et dans le doute, à chercher comment rejoindre demain...

Mais au bout d'un certain temps, on se rend compte que c'est une chance... qu'on peut toujours revoir l'histoire, qu'on peut toujours repeindre ses buts et ses objectifs aux couleurs de nos envies... en y travaillant de tout son cœur et de toute son ardeur, quand enfin on sait ce que l'on veut faire de ce temps imparti...
Aussi ne faut-il jamais être défaitiste, la "seconde" chance au sens restrictif du terme n'existe pas toujours, mais "d'autres" chances sont toujours à portée de main, quand on a un tant soit peu de volonté d'imaginer comment on peut se rendre la vie belle...

La seule loi de la vie est qu'on a toujours en soi les moyens de ses envies, ça s'appelle le courage, la patience, la ténacité et la foi. Rien ne peut résister à la conviction de ce qu'on sait être capable de réaliser, même si on ne perçoit pas toujours les moyens d'en rendre plus concrète la réalisation...
Tant qu'on reste croyant en soi, on trouve le chemin pour se guider...
Il y a des passages obligés, des étapes nécessaires, des choix qui impliquent tel ou tel itinéraire, parfois un peu en forme de détours ou de déviations... mais l'autoroute n'accorde pas nécessairement des paysages très agréables même si la vitesse peut nous y griser...
Chacun son temps et son tempo : l'essentiel est d'arriver là où nous désirons nous trouver, le temps est une mesure bien relative pour évaluer de la beauté d'une destinée ou d'un parcours...

Tout vient toujours au moment opportun... pour qui sait que le temps ne se compte pas en minutes ni en heures, mais en sensations de vie et de bien être...

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31 décembre 2009

Meilleurs voeux...

" -- Je vous apporte mes vœux.
  -- Merci, je tâcherai d'en faire quelque chose..
."
Jules Renard

Tradition oblige, on va encore passer ce mois de janvier à embrasser des tas de gens, pour l'occasion, et à souhaiter et recevoir plein de vœux du meilleur cru possible...
On ne sait pas à quoi ça sert, ni même si c'est sincère, mais on fait ça tous les ans depuis tellement longtemps qu'on ne veut pas rompre l'habitude...
Nécessairement on souhaite ses "meilleurs vœux"... formule bien ésotérique à dire vrai...

Les "meilleurs vœux", comme les fleurs, c'est périssable : ça ne survit pas au mois de janvier... Faut dire aussi qu'on ne sait pas comment les nourrir et les entretenir, les vœux ça a un côté d'engagement mystérieux...
Les "veux" issus des bonnes résolutions de début d'année, de la même façon, ne témoignent pas toujours d'une volonté farouche propre à défier toutes les épreuves. Comme les voeux traditionnelles, les "je veux" de janvier, sont surtout des "j'voudrais bien..." qui n'arrivent pas forcément à grandir et à gagner leur place parmi les autres mois de l'année qui passent...

Comme pour les autres années, on tentera de faire de 2010 une année qui marquera nos époques, où que l'on puisse se situer sur sa propre échelle temporelle. Toutes les années marquent notre vie, si ce n'est par les actes, au moins par les traces qu'elles creusent sur nos faces...
Finalement je ne souhaite rien de plus pour 2010 que ce que je souhaite chaque jour : continuer à prendre plaisir à mener mon petit bout de chemin, avec peut-être une priorité que je désire accentuer quand même : vivre pour vivre...

Comme en 2009, je pense toujours que l'année ne sera que ce que l'on aura envie d'en faire, et qu'il n'y a pas de mauvaise ou de bonne année : l'année est toujours bonne si l'on en garde le meilleur, et détestable quand on ressasse ses peines et ses erreurs...
Honoré de Balzac disait que : "Oublier est le grand secret des existences fortes et créatrices.". Je pense qu'il a bien raison, c'est toujours dans le présent qu'on est vivant, et qui reste bloqué à l'arrière, nécessairement s'enterre... Jetons donc aux oubliettes nos rancoeurs et nos blessures d'un 2009 qui va rejoindre le cimetière de nos jours déjà vécus, et offrons à 2010, un nouveau terrain de jeu vierge et ouvert à tous les paysages...

Je pourrais vous souhaiter plein de choses, en passer et aussi en inventer des meilleures, mais d'année en année, avec l'accélération du temps que l'on ressent bien tous, j'ai l'impression qu'on ne fait toujours que répéter, alors je vous dépose juste mes meilleurs vœux là, comme un post ordinaire, pour la forme plus que pour le fond... naturellement  je vous souhaite le meilleur, juste que ça me semble tellement galvaudé que je ne suis pas très motivée...
Les années qui trépassent, c'est tellement commun : on voit ça tous les ans... à la même période, le temps est tellement prévisible... C'est pas que je manque d'imagination, mais c'est surtout la vôtre qu'il faut mettre en action si vous voulez enchanter vos vies...

...... BONNE ANNEE......

Les promesses de 2009 ?... un an après...


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30 décembre 2009

Le meilleur moment...

" Le meilleur moment pour planter un arbre, c'était il y a 20 ans, le deuxième meilleur moment, c'est maintenant."
proverbe chinois

Le temps n'a pas nécessairement l'importance de sa durée, l'instant souvent prévaut...
Il n'y a jamais de bon ou de mauvais moment pour réaliser ce qui nous tient à cœur, ce que l'on n'a pas eu le temps, le loisir ou l'envie de faire, ou bien ce dont on ne mesurait pas l'importance...
Toutes ces choses que l'on met de côté, éjectées des flots du temps pour un tas de raisons, réelles ou imaginées, bonnes ou mauvaises, sans sens particulier ou au contraire... essentielles.
Le temps apparait quelquefois très relatif pour juger de l'adéquation d'un moment et d'une action...

Alors... Go !...

... ...

 

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17 novembre 2009

Apprécier l'horizon...

" Ne t'écarte pas des futurs possibles avant d'être certain que tu n'as rien à apprendre d'eux."
Richard Bach

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12 novembre 2009

Du fond du jardin...

" Répondant avec trois mois de retard à une lettre de Jules Renard, il écrivit :
"Excuse-moi d'avoir tant tardé à te répondre, mais quand ta lettre est arrivée, j'étais au fond du jardin. "
"
Alphonse Allais

Les excuses sont parfois des explications déroutantes... ce qui n'empêche pas qu'elles puissent être vraies...
J'ai moi-même pas mal de tracas avec le temps qui passe, pire qu'un super sonique en plein vol, sur ma vie, et je fais ce que je peux pour ne pas être totalement engloutie par les turbulences temporelles, qui nous happent hors de la vie sociale, sans qu'on le veuille vraiment...

On a beau dire ce qu'on veut, c'est pas qu'une question d'organisation... tant que les journées ne feront que 24h00, il est impossible de vivre toutes les vies parallèles et simultanées qui composent notre quotidien...
Et puis, c'est difficile de planifier sa vie au millimètre, ça enlève tout le goût du quotidien, quand on sait par avance de quoi demain, après demain et après après demain sera fait : moi j'ai besoin de liberté temporelle...

Mais quand même, des fois, c'est pas que je culpabilise... mais quand je pense à l'incertitude toujours inhérente aux lendemains, je me dis qu'il ne faut rien remettre à plus tard de ce qu'on peut faire aujourd'hui et qui ne prend pas beaucoup de temps : un petit signe du bout du clavier, quelques minutes de parole, une pause tendresse... tous ces petits riens qui nous font l'humanité plus douce en entretenant des liens, qui nous ancrent dans la vie...

Faut reconnaitre... je passe beaucoup de temps au fond de mon jardin... c'est là que je cueille mes mots et que je plante mes réflexions. J'ai le goût du secret, et le goût de la solitude, pas pour me cacher du monde, mais pour me donner aussi à moi, un peu d'attention... parce qu'on ne peut rien donner aux autres, si l'on est soi-même en situation de manque et de frustration...
Il n'est pas égoïste de penser à soi AUSSI... Le "je" n'est-il pas une personne à part entière en grammaire ?...
Pourquoi en serait-il autrement dans la vie ?...

On vit malgré tout dans un monde et à une époque, où la condition des femmes reste difficile à gérer : on ne peut pas être partout à la fois, et on a bien trop de casquettes sur la tête pour avoir le temps de toutes les porter équitablement... Nécessairement on fait des choix, on hiérarchise de gré ou de force, et on remplit son planning jusqu'à la dernière miette, de toute l'énergie qu'on arrive à rendre disponible...

Je ne cherche aucune excuse pour justifier mes retards de mail, ou mes défauts de cases attribuables dans mon emploi du temps, parce que j'aimerais sincèrement qu'il en soit autrement...
J'ai en moi, tellement d'envies et tellement de projets, tellement de personnes que j'aimerais avoir le temps de côtoyer de moins loin et tellement de rires à partager... mais le chrono défile, en mode perpétuel accéléré, et j'ai beau prendre sur mon sommeil, j'arrive pas à obtenir un solde créditeur...

Du fond de mon jardin, en cultivant mes roses et en arrachant mes orties, dans mon ciboulot qui n'arrête jamais, je pense à tout un microcosme de gens qui de loin ou de près, font partie de ma vie... et je les en remercie...

Mais comme je l'ai déjà dit... Je suis pas Super Woman !... ...

Super Woman...

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