EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

14 janvier 2011

Sur toutes les fleurs de notre chemin...

" Nous voyons l'abeille se poser sur toutes les plantes et tirer de chacune le meilleur."
Isocrate

Isocrate n'est pas tout à fait exact dans sa vision de l'abeille butineuse qui se pose sur toutes les plantes pour tirer de chacune le meilleur... En effet, pour qu'une abeille daigne s'intéresser à une fleur, il faut que celle-ci soit généreuse en nectar (avec un minimum de 17% de sucre ; la guêpe en comparaison, se contente de 3%). Ainsi donc, elle opère une présélection naturelle des fleurs mellifères sur lesquelles elle va prélever le nectar avec lequel elle pourra élaborer miel, pollen et cire.
Néanmoins, cette présélection est toute à son honneur, et à l'imiter nous y trouverions certainement quelque bonheur...

Comme l'abeille, je pense que chacun abrite en son sein, un diamant à rechercher, et qu'il est sain de chercher à le trouver sans pour autant vouloir le façonner...
Certains pourront se mettre à la recherche de n'importe quel diamant sans condition aucune, d'autres n'envisageront la recherche qu'en fonction d'un poids, d'une pureté, d'une couleur ou d'une taille minimale... et restreindront donc leur intérêt pour les personnes en fonction de la satisfaction de ce(s) critère(s), et il n'y a pas à juger du bien fondé ou non, du critère-étalon qu'ils auront pris pour mesure... comme l'abeille, chacun a le droit de formuler ses exigences...

Il n'en reste pas moins que c'est toujours à la recherche du meilleur qu'il faut butiner les fleurs de notre existence, qu'il s'agisse des personnes, des situations ou des pensées qui font notre bouquet quotidien. Tout au long de notre chemin s'éparpillent de nombreux trésors à glaner, et même le plus infime a son importance à l'heure de l'inventaire dernier.
Une abeille peut parcourir jusqu'à 4 km pour récolter son précieux nectar, et en rapporte environ 0.2 mg à chaque voyage... Comme elle, il nous faut parfois faire un long chemin pour découvrir un tribut qui peut paraitre maigre à première vue, mais sommes-nous vraiment à même de savoir toujours estimer la valeur réelle de ce que nous récoltons ?...

Les abeilles parcourent une distance équivalente à quatre fois le tour de la terre pour produire un kilo de miel... ça laisse songeur, et cela nous apprend que patience, confiance et persévérance sont des fondamentaux pour parvenir à la réalisation de nos buts... L'abeille ne s'embarrasse pas de savoir si ce qu'elle fait a ou non, une utilité pour le monde : juste, elle le fait...
Comme elle, nous ne devons pas nous poser la question de l'utilité ou non, de notre existence, mais aller notre chemin le cœur et l'esprit ouverts à toutes les opportunités qui enrichiront notre quête.

L'abeille ne récolte pas minutieusement tout ce nectar dans le but de fournir en pots de miel les rayons de nos hypermarchés... non... sa quête du meilleur est personnelle. C'est pour son propre compte et confort à elle, et à celui de sa lignée, qu'elle œuvre de la sorte.
Pareillement, c'est avant tout nous-mêmes que nous enrichissons quand nous faisons l'effort de trouver le meilleur... même si par rebond, nous donnons mieux en retour...

Alors... butinons... butinons... et butinons toujours et encore mieux... 

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11 janvier 2011

La dermatose amoureuse...

" L'amour est aussi une affection de la peau. "
Paul Morand

Plus que le cœur, siège émotionnel, ou la raison, siège conceptuel, c'est bien la peau qui donne matérialité à l'amour.
Quand la peau reconnait son complément d'habillage pour la réchauffer à l'intérieur comme à l'extérieur, il n'y a guère à douter que l'amour s'est fait route jusque dans nos moindres cellules...
L'amour physique peut être pire tyran que tout autre car il porte une dimension d'instinct, de spontanéité autant que d'impossibilité à maitriser : le cœur peut contenir ses élans, la raison peut discuter de son droit, mais le corps a du mal à se départir de sa sensualité.

Dans son ressenti de complémentarité, l'amour exprime toujours son envie de possession aussi.
La complémentarité implique que l'on reconnait ce qui nous manque pour se sentir complet : deux corps peuvent s'emboiter comme un puzzle. Ainsi le corps peut-il éprouver ce besoin de "réunification" au point que la peau, organe essentiel du toucher, s'associe à cette quête de l'entièreté recherchée, et s'affecte du contact ou de la distance qui la comble ou la prive d'une partie de ce tout... et ne se sent en "sécurité" qu'à la tiédeur salvatrice de son complément direct, identifié et personnifié par un grain qu'elle reconnait bienfaisant à son égard...

L'amour est une affection compliquée...
L'amour englobe tellement de facettes différentes : il n'y a pas un amour ou une façon d'aimer, mais des combinaisons multiples, qui regroupent un nombre plus ou moins important de données potentielles possibles.
Il existe des amours platoniques à la force de résistance bien plus grande que des amours passionnées et passionnelles qui ne passent pas l'épreuve du temps. Il existe aussi des amours physiques qui ne souffrent pas le passage de l'émotion... comme des amours sincères et raisonnablement sensuelles qui écartent le culte du corps...
L'amour complet est peut-être celui qui parvient à faire l'unité entre l'émotion, la raison et la sensation...
Est-il humainement approchable et conservable ?...
L'amour, est-il utopie de fous quand il considère l'instant comme pouvant se confronter à la continuité à l'infini et survivre à cœur portant aux turpitudes du temps ?...
Aux jeux de l'amour, les seuls vrais perdants, cependant, sont ceux qui ne misent rien...

La dermatose amoureuse est une maladie de peau qui se révèle en duo, et qui induit des démangeaisons récurrentes mais non handicapantes, qui s'apaisent et se taisent avec un traitement approprié...
A la différence de toutes les autres dermatoses, il est plutôt agréable de l'éprouver, et le traitement est sans danger...
Il faut savoir que la dermatose amoureuse n'est pas contagieuse, et que l'on ne risque rien à côtoyer un binôme qui s'en saurait affecté.
Si l'on ignore encore quelles sont les causes qui la font se développer en nos corps, on sait désormais qu'on ne peut la soigner qu'en luttant tout contre la source de cette éruption épidermique, et que ce n'est qu'en s'y abreuvant et en s'y délectant qu'on contient ses effets secondaires...
A l'heure d'aujourd'hui, nous ne lui connaissons aucun autre traitement susceptible d'efficacité...

Alors si vous vous en trouvé affectés, n'y voyez aucune maladie honteuse, et suivez la prescription... en espérant bien ne jamais parvenir à la guérison...

... ...

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29 novembre 2010

Le voyage verbal...

" Communiquer suppose aussi des silences, non pour se taire, mais pour laisser un espace à la rencontre des mots."
Jacques Salomé

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25 novembre 2010

Na !...

" Les grandes pensées ont quelque chose d'enfantin qui font que les beaux esprits passeront toujours à côté sans les voir."
Alain

La sagesse populaire dit que "La vérité sort de la bouche des enfants"... Il n'empêche que l'on considère toujours qu'il faut être "grand", c'est-à-dire avoir atteint un "âge de raison", auquel l'affirmation de la maturité acquise suffit à asseoir la faculté de raisonner juste...

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23 novembre 2010

Tout doucement...

" On ferme les yeux des morts avec douceur. C'est aussi avec douceur qu'il faut ouvrir les yeux des vivants."
Jean Cocteau

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21 novembre 2010

Les "et moi" du soi...

" La confession la plus vraie est celle que nous faisons indirectement, en parlant des autres."
Emil Michel Cioran

Le langage est le moyen par lequel nous peaufinons l'image que nous jetons sur le monde. Entre les fausses vérités et les vraies paradoxes, les conversations de politesse et celles qui viennent du cœur, se mêlent en un jeu de dupes diplomates, pour à la fois se dire et se protéger, se montrer et se travestir...
Le langage n'a jamais un seul visage de clarté et de limpidité. Il est jeu de mots qui s'entrecroisent, et jouent à cache cache avec nos réalités, nos envies et nos craintes...
Chacun, pourtant, à sa manière n'y parle que de lui-même, que ce soit de façon directe ou indirecte.

Je pense en effet, que les confessions les plus vraies que nous faisons, se font souvent de manière allégorique, parce que c'est un moyen plus simple et sécurisant de se rendre lisible sans s'exposer vraiment. L'utilisation de ce procédé a le mérite, comme le travers, de garder une certaine dose d'ésotérisme pour ceux à qui il reste illisible, et d'être sujet à interprétation et à interrogation sur la part de personnel et d'impersonnel à en dégager...
Tout romancier à l'œuvre sait, qu'il n'a pas besoin d'écrire une autobiographie pour raconter sa vie, dans tous les mots qu'il fait prononcer, penser ou ressentir, il y a indéniablement une part de lui... Il laisse au lecteur le soin d'en faire la part des choses : on ne peut penser, parler, écrire ou lire qu'avec ce que l'on est, même lorsque plein d'empathie et de compassion, on se met à la place de l'autre...

Il y a des confessions utiles, voire nécessaires, qui ont le pouvoir de délivrer, tout en ne pouvant pas s'assumer en tant que telles. Ainsi, en les changeant de point de vue, en les extériorisant, peut-on les accompagner vers un salut qui nous allégera.
La pudeur, la peur du jugement, la honte ou le regret ne sont pas des émotions faciles à gérer. Pour contourner et surmonter leur obstacle, projeter ses mots sur d'autres histoires, peut tout à fait aboutir à une confession des plus sincères, car nous savons toujours, en tant que locuteur, ce que nous confions aux mots que l'on expulse de nous.
Peut-on y voir tromperie ou manipulation ?...
Dans certains cas certainement, mais dans la plupart des autres, la confession, quelle que soit sa forme, est une demande à peine déguisée d'absolution et de pardon... une supplique de reconnaissance et d'amour au sens large du terme...

Quand nous nous identifions à un personnage de théâtre ou de roman, c'est parce que nous revendiquons dans ses mots, comportements et pensées, une part d'une même proximité/intimité intérieure partagée... Dans la confession de l'autre, ce que nous cherchons avant tout, c'est ce qui fait écho en nous, pour tenter de comprendre, déjuger et/ou pardonner.
Quand la confession nous est personnelle, n'est-il pas alors logique, de l'extérioriser de notre point de vue auto-centré, afin de la défaire au maximum de l'émotionnel qui la retient muette ?...

Si le "je" ne parle pas toujours du "moi", l'emploi de tous les autres pronoms traduit bien, par contre, ce que le "je" pense et juge du reste du monde...
Le langage est souvent un miroir renversé, où le "je" ne fait que se projeter et se chercher...

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20 novembre 2010

L'écoute active ?...

" Si la conversation de quelqu'un vous ennuie, mangez une biscotte ; vous n'entendrez plus rien."
Simon Berryer

Face à une conversation ennuyeuse, il est parfois difficile de trouver la bonne attitude à adopter, suivant que l'on veut, ou non, ménager la susceptibilité de notre interlocuteur. La solution de Sim peut-elle être efficace dans ces cas de situations "sans échappatoire possible", qui ne sont, au final, qu'une question de temps et de patience ?...
En effet, il arrive que notre écoute soit d'une nécessité telle pour l'autre, qu'il importe peu que l'on participe : l'autre a seulement besoin de verbaliser, d'abord pour lui-même, pour mieux se comprendre, se conforter dans sa position ou juste se délivrer. Dans ces cas d'écoute "utile", un effort de tolérance et de réserve de notre part est la seule chose valable que nous puissions faire... quoi qu'il nous en coûte.

Le domaine des relations interpersonnelles est toujours très... personnel, et on ne peut guère y donner de conseil. Chacun interagit avec les autres avec ce qu'il est, est apprécié pour ce qu'il donne, et évalue seul ce qu'il en reçoit en retour...
Aussi ne doit-on guère influencer ce que chacun a de singulier et de particulier : si les personnes ne sont pas interchangeables, la raison en réside dans cette simple expression de leur manière de gérer leurs relations et d'être aux autres...
Personnellement, j'aurai beaucoup de mal à utiliser le précepte de Sim, parce qu'il marque une certaine forme d'irrespect de la parole de l'autre, et qu'il vaut mieux poliment notifier son impossibilité ou son incapacité à écouter, plutôt que de leurrer l'autre sur la pseudo-écoute dont il a manifestement besoin...
L'écoute active nécessite une bonne part de bienveillance, et il ne peut y avoir de bienveillance sans respect de l'autre.

Qu'est-ce qu'une conversation ennuyeuse ?...
C'est d'abord une conversation dans laquelle nous ne trouvons pas d'intérêt personnel, une conversation par laquelle nous ne nous sentons pas concernés, une conversation qui ne semble rien nous apporter concrètement et dont on aimerait bien s'extraire... parce que notre petit "moi" s'y sent mis de côté...
Mais au-delà de notre perception égotique, cette conversation a une fonction et une importance pour celui qui nous l'inflige... et si nous accordons un tant soi peu d'intérêt aux émotions sous-jacentes exprimées par l'autre lorsqu'il nous assène ses mots, alors nous pouvons accepter un autre intérêt que le nôtre propre, et comprendre que cette conversation a une réelle utilité pour celui qui se déverse...
Sans rentrer dans le détail des divers modes de communication, il semblerait même encore plus important de s'investir dans les conversations qui nous semblent "ennuyeuses", que dans celles où notre intérêt étant en alerte, nous n'avons à faire aucun effort particulier : être capable de faire abstraction de soi pour être pleinement à l'écoute de l'autre est une qualité que l'on devrait chercher à développer...

Naturellement, au prétexte de l'empathie et de la bienveillance, on ne peut pas non plus tout accepter.
Il existe des personnes, des relations "toxiques", qui polluent ou contaminent notre disponibilité, et qui finissent par nous affaiblir de leurs sempiternelles lamentations ou dénigrations. Il faut savoir distinguer les conversations ennuyeuses qu'il est presque de notre devoir de subir, en raison du soutien dont notre interlocuteur a besoin, et les conversations ennuyeuses qu'il faut savoir abréger pour se protéger soi-même...
Dans un cas comme dans l'autre,cependant, l'interlocuteur ne doit jamais être floué par une attitude hypocrite de notre part : entretenir des relations saines, c'est aussi savoir dire "non", "stop" ou "je ne suis pas disponible pour écouter", sans culpabiliser ni avoir à s'en justifier...

Imaginez votre interlocuteur en train de s'empiffrer de biscottes, le jour où, indigné, irrité ou abattu, vous avez besoin de faire sortir de vous, toutes ces frustrations qui en sont à l'origine ?...

Comment réagiriez-vous ?...

... http://www.smileys-gratuits.com/smiley-fou/fou-2.gif ...

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11 novembre 2010

Peux-tu simplement m'écouter ?...

" L'empathie, c'est être distinct sans être distant. Autrement dit, se mettre à la place de l'autre tout en restant à la sienne ! On ne rencontre l'autre qu'en étant soi. "
Anne Ducrocq

Texte anonyme indien... à entendre...

" Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à me donner des conseils, tu n'as pas fait ce que je te demandais.
Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à me dire pourquoi je ne devrai pas ressentir cela, tu bafoues mes sentiments.
Quand je te demande de m'écouter et que tu sens que tu dois faire quelque chose pour résoudre mon problème, tu m'as fait défaut, aussi étrange que cela puisse te paraitre.

Écoute, tout ce que je te demande, c'est que tu m'écoutes, non que tu parles ou que tu fasses quelque chose ; je te demande uniquement de m'écouter.
Les conseils sont bon marché : pour six francs j'aurai dans le même journal le courrier du cœur et l'horoscope.
Je peux agir par moi-même ; je ne suis pas impuissant.
Peut-être un peu découragé ou hésitant, mais pas impotent.

Quand tu fais quelque chose pour moi, que je peux et ai besoin de faire moi-même, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation, mais quand tu acceptes comme un simple fait que je ressens ce que je ressens (peu importe la rationalité), je peux arrêter de te convaincre et je peux essayer de commencer à comprendre ce qu'il y a derrière ces sentiments irrationnels.

Lorsque c'est clair, les réponses deviennent évidentes et je n'ai pas besoin de conseils.
Les sentiments irrationnels deviennent intelligibles quand nous comprenons ce qu'il y a derrière.
Peut-être est-ce pour cela que la prière marche parfois pour quelques personnes, car Dieu est muet.
Il ou elle ne donne pas de conseil.
Il ou elle n'essaie pas d'arranger les choses.
Ils écoutent simplement et te laissent résoudre le problème toi-même.

Alors s'il te plait, écoute et entends-moi.
Et si tu veux parler, attends juste un instant, et je t'écouterai
...
"


... ...

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21 octobre 2010

La raison défaillante ?...

" Les êtres du 5ème règne sont des êtres sensibles et par certains côtés fragiles. Ils ne cherchent pas à s'imposer et préfèrent souvent s'effacer. Par dessus tout, ils ont besoin d'être rassurés et confortés compte tenu de la pesanteur du monde dans lequel ils vivent. Et surtout, en raison de la prédominance du faux dans notre société, ils doutent d'eux-mêmes. Parce qu'ils ne sont pas comme les autres, et qu'ils ne sont pas méchants, ils en viennent à penser que ce sont les autres qui ont raison et eux qui se trompent. Parce qu'avoir raison leur importe peu. "
Yann la Flèche  --  La prophétie du cinquième règne

(pour Bernard... et surement quelques autres...)
"La prophétie du Cinquième Règne", je ne sais pas ce que les critiques en ont dit lorsque le livre est sorti. Pour ma part, je suis tombée dessus par hasard il y a quelques semaines, et j'y ai trouvé des choses intéressantes.
Comme toute cette littérature qui relève du "roman initiatique" ("L'alchimiste" de Paulo Coelho, "Le millionnaire" de Mark Fisher, "Le guerrier Pacifique" de Dan Millman, etc...), chacun doit le lire en son âme et conscience, c'est à dire en mettant les bémols et les parenthèses qui lui conviennent là où elles apparaitront utiles...
Et,
il me semble toujours plus juste de fonder son jugement sur sa propre opinion que sur celle des autres...
J'ai beaucoup aimé ce bouquin, parce qu'il rejoint des conceptions/sensations que j'ai depuis longtemps. Sans en faire une Bible remplie de sens pour les temps modernes ou futurs, il mérite, pour le moins, d'être lu comme un roman ordinaire : ça vaut bien un "Harry Potter" ou un "San Antonio"...

Et finalement, cette petite parenthèse me permet de faire le lien, mine de rien...
En effet, vouloir toujours prouver sa raison n'est pas une démarche très constructive, que l'on ait (ou pas) raison.
L'essentiel, en réalité, n'est jamais d'avoir raison, ou pire encore, de voir reconnaitre que l'on a raison, mais bien de se ressentir soi-même en accord et en harmonie avec les raisons que l'on choisit de reconnaitre comme valables et justifiables à nos yeux pour motiver notre démarche personnelle.
" Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort." (Gandhi)

Si l'on ne peut pas nier le fait que tous les êtres humains naissent égaux en droits, force est de constater qu'en "évoluant" dans la vie, chacun se différencie et réécrit pour faire sien dans sa conscience et sa conception du monde, un certain code de conduite en adéquation avec la personne qui s'est développée en son intérieur, et que tous semblables en apparence, nous n'en sommes pas moins forts différents.

Dans un monde très duel, certains optent pour l'avoir et le paraitre quand d'autres misent sur l'être et le faire...
Nul ne peut cependant juger avec certitude que l'un est plus dans la raison que l'autre, parce que nous "entendons" tous le monde à notre façon, et qu'au final, personne n'y comprend bien grand chose...
Il n'y a rien pour justifier nos propres raisons personnelles, étayées d'évidence par les semblables auxquels on s'amalgame nécessairement au cours de notre course parcours sur ce petit bout de caillou, perdu au milieu d'un univers dont on ne voit qu'un petit bout dans nos grosses lorgnettes téléscopiques, qui étudient les grands trous noirs qui nous entourent, pour faire toute la lumière sur un macrocosme qui s'étend partout autour de nous, sans poteaux indicateurs ni itinéraire Mappy conseillé...
Nous n'avons chacun, que nos neurones personnels pour décider du vrai et du faux, du Bien et du Mal, de l'acceptable et de l'inacceptable, de ce qu'il faut faire et de ce qu'il ne faut pas faire...

Toutefois, je reste persuadée que ce ne sont pas ceux qui parlent le plus, le plus fort ou avec le plus de véhémence, qui détiennent la vérité et la raison... Et que ceux qui cherchent absolument à convaincre, ont avant tout besoin de se rassurer...
Quand on se sent en accord, peu importe que les autres pensent qu'on ait tort...
Vivre, et surtout vivre bien, c'est autre chose qu'avoir tort ou raison...

Quand on tire à pile ou face, est-ce que celui qui gagne a eu "raison" de choisir "pile" plutôt que "face" ?...

... http://www.smiley-emoticones.com/smiley/colere/colere%20(59).gif ...

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25 septembre 2010

Le passage de la lumière ?...

" L'amour, c'est ce pays à l'infini, ouvert par deux miroirs qui se font face."
André Hardellet

Deux miroirs qui se font face renvoient une image démultipliée, à la fois la même et différente, dans une perspective d'infini exponentielle...
Deux personnes qui se font face aussi, se renvoient à loisir, leurs deux images en reflet d'interprétation de l'un par l'autre et de l'autre en fonction de l'un, sans qu'on ne sache très bien laquelle est départ ou conséquence...
Est-ce que dans l'amour, c'est bien l'autre que l'on regarde, ou bien est-ce soi-même que l'on cherche à trouver ?...

L'amour reste chaque fois, un pays mystérieux, dans lequel on accoste souvent par hasard, sans préméditation ni documentation sur le parcours et le climat dans lequel il nous entrainera...
Bien qu'il ne s'agisse pas d'une traversée en solitaire, chacun y mène son aventure de façon unique et personnelle, et y éprouve ses capacités d'adaptation et d'imagination, à sa mesure...
C'est chemin faisant que se crée une cohésion d'ensemble, à la force de nécessaires ajustements qui jalonnent le terrain, et au prix d'une confiance, qui ne s'établit qu'avec l'envie d'aplanir les différences et les distances...
L'amour est bien un pays qui s'ouvre à l'infini pour ceux qui sauront conquérir leur liberté de rester qui ils sont, en ne tombant pas dans le piège illusoire de la fusion, laquelle ne peut mener que de déception en déception... parce que la base de l'amour se dresse sur l'acceptation du fait que l'autre reste un compagnon de voyage, et non une extension de soi...

On sait rarement par avance, si l'on prend un billet aller simple sans retour, ou si le périple sera passager, indépendamment de son intensité, et, l'implication que l'on y ressent ou l'engagement que l'on y prend n'y changent rien : l'amour reste un pays d'infinie... incertitude, où l'équilibre reste une constante précaire à laquelle il faut constamment veiller, si l'on veut minimiser le risque de naufrage ou de sabordage...
L'amour peut paraitre une terre compliquée à appréhender, quand en plus de l'infini, on en voudrait l'absolu...
L'absolu de l'amour... pourrait se peindre sur une lande protégée et sereine, à l'abri des vents et des courants du large, avec un ciel toujours bleu dans un monde parfait et idéal, où aucune réalité blessante ne pourrait venir troubler cette image du bonheur... autant dire qu'on confond l'amour avec une peinture naïve et enfantine d'une projection de paradis...
En réalité, l'amour a ses reliefs et ses récifs, sur lesquels on se hisse, sur lesquels aussi on se blesse, et du haut desquels, on voit le monde différemment...

L'amour est une ouverture de perspectives, dans cet échange addictif entre deux êtres, qui donne naissance à une entité "couple", elle-même aussi unique que chacun des participants engagés...
En effet, il n'y a point de modèle possible, ni de routes par avance balisées, mais un chemin toujours inédit à découvrir et à conquérir... Les pistes du bonheur y sont peut-être à portée pour ceux qui sauront s'y épauler, sans vouloir y répéter ou y projeter d'autres films déja tournés dans le même genre de lieux et de circonstances...

Stevenson a fait rêver beaucoup d'enfants avec son île au trésor, perdue quelque part au large d'on ne sait où...
En grandissant, on se dit qu'il se pourrait bien que l'amour soit ce pays d'inconnu et d'aventure à trouver sur la carte...
Et si on s'y applique, peut-être même qu'on peut y mettre à jour un trésor.
..

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