EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

10 janvier 2011

BONNE ANNEE...

" Les bonnes résolutions ne gagnent pas à être différées."
Jules Romains

Les bonnes résolutions pour 2011 ?...
Je dois avouer que je n'en ai pas prises en fait.
Ma dernière bonne résolution, je l'ai prise l'année dernière, pour l'année 2010, et pour toutes celles qui suivront.
Relativement facile à suivre, elle a consisté à dire "Moi d'abord !", sans pour autant que cela relève d'un égoïsme primaire, mais seulement de ce constat qu'on n'a qu'une seule vie, et qu'il ne sert à rien de la vivre si on est en position de "subissant" plutôt qu'en position d'actant.
Ce n'est qu'en examinant et en filtrant ses propres devoirs, obligations et limites et en s'autorisant à être à la fois, imparfait, critiquable et pourtant responsable, qu'on arrive à trouver la sérénité rassurante de vivre une vie qui nous satisfait.

... ...

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09 décembre 2010

Question ou réponse ?...

" Je crois au point d'interrogation."
Umberto Eco

Oui...
Je crois,moi aussi, au point d'interrogation, comme unique possibilité de nous faire avancer : sans question, pas de réponse à chercher...
Et, sans question ni réponse, on prend le risque de stagner, dans ses points de vue, comme dans sa vie
.
Que serait un monde où l'on ne remettrait jamais rien en question ?...
Que serait une relation sur laquelle on ne projetterait plus d'évolution ?...
Que serait notre vie si l'on prenait notre "aujourd'hui" comme une conclusion ?...
L'information reçue gratuitement sans qu'on ne la sollicite, ne vaudra jamais l'information que l'on cherche à force de questions et de curiosité...

Néanmoins, les réponses aux questions ne sont pas toujours importantes... parfois l'intérêt principal de la question réside dans le fait de se la poser...
Se poser des questions, en sachant qu'il n'existe aucune réponse unique et exacte, est une saine hygiène mentale dans la mesure où cela permet à la réflexion de s'ouvrir à une multitude de possibilités de réponses : ça ouvre les fenêtres de l'esprit, et permet d'y faire entrer un air nouveau, chargé des effluves du temps et du moment, à chaque fois changeant et évanescent...

On ne se pose jamais trop de questions, quand celles-ci servent de support à une évasion des geôles de la pensée unique et, de fait réductrice, mais qu'au contraire, on ajoute de nouveaux champs d'exploration aux possibles déjà envisagés.
On se pose trop de questions, quand, dans nos questions, on exige de trouver la réponse qui nous apaisera.
Il y a des questions qui sont faites pour rester sans réponse précise : ce sont les questions ouvertes, auxquelles correspondent autant de réponses vraies que de répondants aux questions...
Toutes les réponses données aux questions posées, ne suffisent pas à tracer des vérités universelles au prétexte que plusieurs avis convergeraient vers la même hypothèse de conclusion-réponse...
Chaque réponse a son chemin de réflexion unique et particulier, issu du métissage d'une raison et d'une expérience, toutes deux, toujours fort personnelles...

Cultiver le point d'interrogation, c'est ensemencer et enrichir son propre champ de culture.
On ne peut ni hériter, ni voler, ni troquer cette culture : nous ne pouvons que l'acquérir, patiemment, au fil du temps... en veillant à lui laisser assez de lumière pour continuer à croitre, et en évitant de la confiner dans des bocages de certitudes qui closent toute discussion...

Interrogez, interrogez ouvertement... Ne cessez jamais !...
La vie appartient à ceux qui ne s'arrêtent pas aux faux semblants du "tenu pour vrai" par ouï-dire...

...  http://www.cool-smiley.com/smiley/fumeur/c028.gif ...

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02 décembre 2010

C'est le moment...

" Il reste toujours assez de force à chacun pour faire ce dont il est convaincu."
Johann Wolfgand von Goethe

Il reste toujours assez de force à chacun pour avancer... surtout quand l'objectif continue de briller, comme une étoile qui éclaire le chemin au moment où le jour s'assombrit, et que l'obscurité de la nuit nous empêche de distinguer clairement les indications sur la juste direction à prendre...

La vie n'est pas un plat pays, parfois il faut donner de sacrés coups de pédales pour avancer... 
Certains passages de plateaux, maladroits, au mauvais moment et au mauvais endroit, nous font courir le risque de dérailler...
Mais si on arrête de pédaler, ça peut toujours être pire : les freinages d'urgence comportent, eux aussi, leurs accidents de dérapage et de plantage...

Il n'y a de toute manière, qu'en soi, qu'on peut trouver la force et les ressources pour continuer à avancer... mais qu'il est donc doux et agréable de se sentir soutenu et accompagné dans notre démarche, quand nos convictions ont tendance à se ramollir et à se mettre en hibernation devant les aléas d'un climat hivernal, qui tout à coup, s'installe...
Le moteur émotionnel a besoin, lui aussi... de carburant pour s'alimenter.

La lassitude, le découragement et le doute, sont d'inévitables compagnons de route, quand on entreprend le long périple de la vie. Ils ne sont ni négatifs, ni positifs : juste ils existent... et parfois nous dévient...
L'essentiel ne consiste pas à les nier, mais seulement à ne pas écouter l'envie d'abandonner, que parfois ils nous susurrent, et qu'on entend nous ébranler dans notre armure. Il faut en endurer le calvaire, jusqu'à ce qu'on arrive à s'en défaire... même si cela n'est jamais que partie gagnée temporaire...
Parce que pire que le doute, pire que le découragement et pire que la peur de l'échec, il y a les remords de n'avoir pas osé aller au bout de soi, et d'avoir pris le parti de descendre de sa bicyclette...

Il n'y a jamais de "bon" ou de "mauvais" moment pour entreprendre ce qui nous tient à cœur : on le sent bien, quand c'est le moment...
"C'est le moment", quand on arrive à faire la sourde oreille à toutes les craintes que l'on héberge en soi, pour partir à la conquête de nouvelles limites à repousser sur notre horizon...
"C'est le moment", quand on s'autorise à prendre le risque de l'inconnu, avec la confiance naïve de ceux qui ne veulent s'imaginer que le meilleur de la vie à venir...
"C'est le moment", quand on a... furieusement envie que cela le soit
...

Sentir le moment......
Mais si on ne sent rien, comment peut-on le provoquer ?...
Et est-ce qu'il faut continuer à pédaler, comme si de rien n'était, en l'attendant, chemin faisant ?...

......

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26 novembre 2010

Aux tournants de la vie...

" La chance ne sourit qu'aux esprits bien préparés."
Louis Pasteur

Ben... en ce qui me concerne, je suis bien préparée...
Qu'elle vienne frapper, je lui ouvrirai, elle me fait pas peur !...

Comment ça se fait d'ailleurs qu'elle ne s'est pas encore présentée ?......
C'est à cause de la neige peut-être ?... ...
Ou bien parce que chez moi, ça n'est pas très facile à trouver ?......
Si ça se trouve, il lui est arrivé quelque chose en chemin......
C'est pas que je m'inquiète, mais quand même... je trouve qu'elle en met du temps... ...
Elle pourrait au moins faire un petit signe... histoire de savoir... ...

C'est vrai ça... quand on est sur la route, il y a des moments où on baisse un peu la vigilance...
Rien ni personne n'est à l'abri d'une panne mécanique... d'une erreur humaine... d'un fâcheux concours de circonstances...
Il y a des tournants plus difficile que d'autres à négocier... dans la vie comme sur le bitume...
On ne sait parfois plus s'il faut rétrograder ou accélérer, on s'emmêle les pédales, on s'emmêle les pinceaux...
Et quand les mots s'en mêlent, on se voit écrire de drôles de mots...
ça pétarade et ça dérape...

On s'obstine à se persuader que "Pas de nouvelles, bonnes nouvelles"... mais bon...
Les heures, les jours... puis les mois, voire les années passent... et on ne peut que constater, que le buffet refroidit...
Si ça continue, je ne vais plus y croire à son rendez-vous au moment opportun... et je vais me débrouiller toute seule !... Na !...
J'ai fait une préparation d'enfer, je me suis mis sur mon 31 de positivité, j'ai rangé tous mes doutes, j'ai jeté mes peurs, j'ai aéré mes principes... Enfin, le grand jeu quoi !...
Je voulais qu'elle se sente bien accueillie, à optimisme grand ouvert, pour qu'elle soit libre de se sentir bien chez moi et qu'elle ait envie d'y rester...
Et puis voilà... Rien !

Je ne veux pas faire celle qui n'y croit plus, qui n'attend rien... parce que... on attend toujours quelque chose ou quelqu'un...
Mais à force d'attendre quelque chose ou quelqu'un, on n'a pas l'impression de s'enraciner dans du concret...

Ma foi... tout bien réfléchi... faut peut-être que j'aille à sa rencontre !...

... ..

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L'homme décrypté...

" L'homme est une illusion d'optique."
Jean Paul Sartre

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18 novembre 2010

Free e-mage in nation...

" Vous voyez donc, l'imagination a besoin d'une longue oisiveté, inefficace et heureuse, de flâneries et de vie tranquille."
Brenda Veland

L'imagination est sans limite connue... mais pour qu'elle prenne toute la place nécessaire à son développement, il lui faut un vaste champ libre. Fille de rêverie et de créativité, l'imagination se rebelle à l'ordre et à la contrainte, et revendique pour exister ses propres temporalités... A l'encadrer dans des plages réservées entre deux astreintes, elle peut donner le meilleur comme le pire... et si on veut la voir s'envoler, danser et virevolter au gré des ses élans, alors il lui faut le ciel tout entier, comme un cerf volant dont enfin on lâcherait les manettes...
L'imagination est un absolu de liberté, que personne ne peut dominer ni dompter réellement...

Si l'on parle tellement de brain storming, de libération de la créativité, de potentiel endormi, etc... c'est parce que l'on s'est rendu compte que le stress quotidien infligé à chacun de nous, a des effets encore plus pervers que nos migraines, déprimes ou maux de dos répétés : le stress finit par nous emprisonner dans un carcan minuté de tâches à exécuter sans plus laisser le temps à notre inconscient de vider ce trop plein d'obligations par le biais de notre imagination.
En effet, à force de brider l'expression du soi, le stress devient un facteur de dépersonnalisation qui ne nuit plus seulement à la personne (et à la personnalité), mais qui contamine toute la sphère de contact et de manœuvre de celle-ci. Ainsi, l'effet obtenu est une efficacité moindre à l'exécution des tâches.
La créativité, fruit de l'imagination orientée, ne peut se révéler que si on lui en donne l'espace, le climat et le temps...

L'imagination et l'inconscient ne sont pas synonymes ni même parallèles.
L'inconscient ne nous est pas accessible de manière réfléchie et raisonnée, même si nous pouvons par certaines techniques en toucher du bout de la pensée quelques menus morceaux. L'imagination, elle, ne demande qu'à tirer parti de sa faculté d'expression, à condition toutefois, de lui en donner l'autorisation...
Cette autorisation est avant tout, une acceptation de lâcher prise, et pour  ce faire une acceptation de consacrer un peu de notre temps à la laisser se promener, sans guidance et sans censure, sur tous les domaines qu'elle aura envie de caresser de ses mots et sensations...

L'imagination, c'est un peu comme une projection libre de toutes nos interprétations de la vie,  de ses tenants et aboutissants. Elle est à l'image de notre monde intérieur comme extérieur
* l'imagination est riche et débordante si on la nourrit suffisamment par des centres d'intérêts multiples et variés, ouverts sur la nouveauté et l'inédit, sur l'impensable jusqu'à l'improbable, sur l'impossible jusqu'au fictif, sur notre vie comme sur celle des autres, qu'ils soient réels, connus ou inconnus, ici ou ailleurs, du temps présent comme du temps futur...
* l'imagination est un peu étriquée et poussive si on la laisse au régime strict d'un quotidien réglé comme du papier à musique, au son d'un métronome si régulier qu'on a l'impression de revivre sans cesse la même journée, avec le même chrono à la main, pour répéter invariablement les mêmes actions vers demain, au même moment, au même endroit et de la même façon...

L'imagination n'est pas le moyen par lequel nous pouvons rêver : elle est le rêve lui-même...

...  ...

Posté par laurencewitko à 23:58 - L'espace du réel... - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 novembre 2010

Trousse d'urgence ?...

" Toute angoisse est imaginaire, le réel est son antidote."
André Comte Sponville

L'angoisse nait de la projection d'un futur, en général peu favorable, que l'on imagine comme étant celui qui va le plus "certainement" se matérialiser, sans pouvoir néanmoins se baser sur des preuves tangibles d'une telle croyance : c'est donc l'incertitude, l'impossibilité de maitriser les choses et les évènements qui créent l'angoisse. On peut ainsi affirmer sans grand risque de se tromper, que les personnes les plus sujettes à l'angoisse sont celles qui refusent de lâcher prise, celles qui ont besoin de tout contrôler, et que la spontanéité du hasard dérange...
Et comme la réalité surpasse souvent la fiction dans sa capacité à générer des situations improbables, l'angoisse s'auto-nourrit de ces prédictions erronées qui nous confrontent encore plus à notre impuissance à prévoir l'avenir... et le cercle vicieux anxiogène ne peut s'interrompre que par un effort conscient d'accepter la réalité comme elle se présente, plutôt que de vouloir la maintenir comme on se l'invente...

Comme ces seringues d'urgence conçues pour aspirer le venin, la réalité est là pour extirper de nous toutes ces pensées qui paralysent la vie en l'asphyxiant avec des futurs mal seyants, si on accepte de vivre l'instant pour ce qu'il est, sans essayer de le déchiffrer pour ce qu'il n'est pas encore... et ne sera peut-être jamais...
Accepter aujourd'hui comme un fait certain, redonne sa légitime place à demain : une chose à la fois en garantit un meilleur traitement qu'une multi activité temporelle qui nous échappe des mains...
Le temps qui passe nous traverse, et nous devons y réagir comme le font les sismographes : en temps réel...
Savourons l'instant pour ne rien en perdre, acceptons les défis en leur temps, et n'hypothéquons pas le bonheur d'être à la peur de le perdre...

Même dans les situations où l'angoisse est réelle, c'est-à-dire ancrée dans l'instant, cet instant est fugitif... parce qu'à ce moment précis il est toujours nécessaire d'apporter une réponse d'urgence, et l'action qui se concrétise chasse alors cette angoisse au second plan : la réalité est bien son antidote...

Il faut cesser de vivre en décalage avec le réel pour trouver la sérénité : ce qui est passé est derrière, quoi que l'on puisse en regretter, en avoir aimé ou en douter... et ce qui n'est pas encore arrivé n'est que potentialité, probabilité ou inventivité...
Le remède aux regrets comme aux remords ne se trouve que dans l'instant : si l'on vit bien l'instant, on n'aura rien à regretter, et l'on n'envisagera guère non plus que l'avenir puisse en différer radicalement...

Préparons dès lors une trousse d'urgence à toujours garder à portée de pensée, composée d'un aujourd'hui tenu pour le jour le plus important de toute une vie, en sachant bien que tous les autres ne sont là que pour l'encadrer...

Plus facile à lire, dire, écrire qu'à appliquer ?...
Avant d'en juger, tentez d'abord de l'appliquer...
Qu'est-ce qu'il en coute, après tout, d'essayer ?...
Peut-être juste... quelques bons moments à passer...

... ...

 

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13 novembre 2010

Solde qui peut !...

" Il n'y a pas de magasins au paradis..."
sagesse argumentaire de vendeur psychologue

 

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Mention favorable...

" Il est sorti premier d'un concours de circonstances."
Paul Claudel

Si le mérite et le travail sont des valeurs largement citées dans l'explication des motifs de la réussite, il ne faut pas non plus oublier les facteurs chance et hasard... et les circonstances imprévisibles qui jalonnent nos existences...
Sortir premier d'un concours de circonstances témoigne d'une faculté d'analyse développée, et peut se titrer de la même gloire qu'une persévérance acharnée...
Savoir reconnaitre les opportunités propices à nous rapprocher de nos visées, est une capacité autant qu'une qualité rare, car pour ce faire, il faut parfois savoir bâillonner la petite voix frileuse de la raison qui préfère les moyens plus traditionnels pour nous faire suivre le chemin... le courage de suivre son instinct n'est pas moindre que celui de la patience ou de l'acceptation... Il en est une autre modalités aux risques différents...

A la différence de tous les autres, on ne peut guère s'inscrire à un concours de circonstances, aussi n'est-on guère habitué à miser notre avenir dessus...
Pourtant... il faut bien l'admettre : à côtés de tous les plans qu'on échafaude pour maitriser les orientations de nos vies, les facteurs "vent" et "courant" ne sont jamais maitrisables, et l'on peut toujours pagayer dans la direction qui nous sert de cap, il faut bien prendre en compte ces circonstances externes qui nous forcent sans cesse à corriger nos trajectoires...
Il arrive que l'on puisse anticiper les circonstances auxquelles nous serons confrontés, mais ces prédictions ne sont jamais tout à fait exactes et complètes. L'adaptation reste une qualité fondamentale pour mener sa barque à bon port...

C'est dans les concours de circonstances les plus imprévisibles que l'on déploie la plus grande créativité.
Les concours de circonstances sont toujours une chance : en dépit de l'aspect qu'ils peuvent présenter au premier abord, ils ont toujours quelque chose d'inédit à nous offrir, puisqu'ils n'ont pas été passés à l'épreuve de nos prévisions ou de nos prédictions.
Les concours de circonstances représentent l'instant dans toute sa splendeur, la liberté virginale d'agir et de penser ici et maintenant... Ils sont des cadeaux du présent pour habiller l'avenir selon une mode non dictée par aucun styliste de la vie...

J'aime ces concours de circonstances que l'on n'attend pas, mais dont on parvient soudain à en attendre tout, comme jamais on ne l'aurait imaginé...
J'aime passer ces épreuves de l'extrême qui ouvrent grand tout le champ des possibles, même ceux auxquels on ne croit pas... Ils sèment dans nos projets des graines rares ou impossibles sous nos climats habituels, et font germer des idées qu'on prend plaisir à découvrir à mesure qu'elles luttent pour se développer...
J'aime les concours de circonstances qui font se croiser des routes et des chemins d'ordinaire parallèles, et qui font ainsi mentir les théorèmes basiques de la vie...

Aucun préalable n'est requis, les concours de circonstances sont ouverts à tous les participants qui veulent bien s'y risquer...
et parfois même à ceux qui ne veulent prendre aucun risque, mais que le risque prend, de lui-même, d'assaut pour qu'ils se remettent bien à l'esprit que la vie n'est jamais longiligne ni tracée d'avance
... et que les gagnants se trouvent toujours parmi ceux qui acceptent de jouer...

... http://www.smileys-gratuits.com/smiley-bravo/bravo-6.gif ...

Posté par laurencewitko à 18:56 - L'espace du réel... - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 novembre 2010

Sous les évidences...

" Nous commençons à comprendre lorsque nous n'acceptons pas le monde tel qu'il parait."
Alan Kay

L'apparence des choses est souvent trompeuse, et même si l'on est conscient de ce précepte de base que l'on inculque sans réserve dès notre naissance, il est aisé de constater qu'on ne l'applique néanmoins que très sélectivement... aujourd'hui plus encore qu'hier...
Dans ce monde de l'apparence, de la rationalité et de l'objectivité relative, la face cachée des choses, c'est bien nous qui la créons et la voulons plus qu'elle n'existe réellement. Nous aimons vivre dans un monde de toc et d'illusions, même en pleine conscience... surtout si cela nous arrange...

Nous ne voyons pas le monde tel qu'il est, mais comme il nous plait de le voir, et nous fondons nos opinions, nos certitudes et nos mensonges sur des leurres que nous bâtissons jour après jour sur des bases usurpatrices de la réalité et de la vérité. Comme l'apparence ne fait pas la réalité, ni l'habit le moine, nos perceptions ne sont pas le reflet de ce qui est... ou de ce qu'il nous est donné de tenir pour vrai...
C'est en acceptant la remise en question et en questionnement que nous pouvons espérer déverrouiller les scellés mis sur les ombres du tableau de la vie et du monde en général. La lumière ne peut se faire pour ceux qui refusent d'entrouvrir les volets... au prétexte qu'on nous menace du danger des ultra violets du dehors si on s'expose hors des cachots sécuritaires qu'on nous présente comme des abris protecteurs... Protecteurs de quoi ?...

La connaissance des choses n'induit pas la libération. Plus on accroit sa connaissance, plus on aborde la complexité des choses, et plus on se rend compte que si la liberté est notion individuelle, la libération, elle, reste une notion conceptuelle et inatteignable, au même titre que LA vérité ou LA connaissance.
Comme un refrain entrainant, on pourrait chantonner un "Ouvrez, ouvrez la cage..." aux idées reçues et à l'obéissance aveugle, mais en gardant à l'esprit que le ciel est trop grand et trop vaste pour pouvoir jamais le posséder en entier.
Toutefois, il n'en reste pas moins qu'il vaut mieux se ressentir tout petit dans un vaste univers, que puissant dans un trou à rat...

La subversivité n'est condamnable que dans le risque qu'elle fait courir aux puissants de tomber de leurs trônes, mais ne fait encourir aucun risque à ceux qui n'ont rien à perdre, si ce n'est celui de prétendre donner matière à une réflexion différente.
Il n'y a rien à craindre à porter notre regard au-delà des frontières du paraitre pour chercher des yeux d'autres vérités sur lesquelles accrocher nos croyances. Ecarter le rideau pour faire entrer plus de lumière, cela ne peut que doper nos organismes pour synthétiser les vitamines de self pensée qui parfois nous font défaut.

La vérité ne s'exhibe guère dans ce monde manipulateur, mais il n'y a rien d'obscène à vouloir observer ce qu'elle dissimule sous son manteau...

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Posté par laurencewitko à 18:57 - L'espace du réel... - Commentaires [0] - Permalien [#]