EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

13 janvier 2011

Renforcement intuitionnel...

" Il en est de même de la sagesse intérieure que d'une compétence ou d'un muscle : l'écouter la renforce."
Robbie Gass

La première fois que l'on cède à son intuition plutôt qu'à sa raison, ça fait souvent comme un frisson...
Tous les arguments sages de la raison, s'associant aux arcanes connus de la logique tentent de nous faire ressentir un sentiment de culpabilité, de doute ou même carrément d'angoisse...
Pourtant... on sent bien qu'on ne peut pas agir autrement que de cette façon-là...
C'est la révolte du "Je" qui vient de prendre le commandement des forces d'action et de décision : le QG est en panique, en proie à un déconcertant dilemme, mais comme un spectateur impuissant et consentant, qui attend dans le suspens la suite du film, on ne peut plus influencer l'histoire en marche qui s'écrit d'une nouvelle date à retenir dans notre propre construction personnelle...
La première fois, c'est toujours comme le jour où on a fait notre premier pas... Toutes les premières fois sont des élans vers l'inconnu, dont on ne sait pas ce qu'ils nous feront découvrir, mais vers lesquels on se sent poussés par une saine curiosité qui nous instille toujours l'envie d'avancer...

Comme l'enfant qui apprend à marcher, au fur et à mesure que ses pas s'additionnent, ses muscles et sa confiance se renforcent, et bientôt il s'élance sans y réfléchir, et oublie même, qu'il fut d'abord un être dépendant, puis rampant, quadrupède et enfin bipède à la conquête de son autonomie...
La première fois qu'on fait abstraction de la raison, et qu'on ressent l'incompréhension, voire l'hostilité, de nos mondes extérieurs comme intérieurs, au-delà de la sérénité de la décision, on apprend surtout la solitude... et le courage d'y faire face.
C'est bien connu, les héros sont souvent des loups solitaires, et leur isolement est souvent en rapport avec leurs prises de position ou leurs comportements qui sortent du commun...
Il n'y a pas d'héroïsme au sens propre du terme à écouter son intuition plutôt que sa raison : l'héroïsme réside dans la défiance des lois du conformisme, qui attend de nous certains types de comportements et de réserve... et que la déviance effraie.
Néanmoins, l'obéissance à la raison, au conformisme et à la logique ne mène jamais qu'aux endroits autorisés...
Pour aller ailleurs, il faut nécessairement emprunter d'autres moyens....

Il ne faut pas redouter les périples en solitaire, c'est un leurre : on voyage toujours avec sa conscience... Même faussement re baptisée "inconscience" par des jugements partiaux et timorés, elle en connait plus sur nous, sur nos capacités, nos besoins et nos vérités que tous les jugements du monde, et sait se faire meilleure conseillère en la matière que toute autre...
Aussi, quand elle réussit à nous atteindre, quand l'intuition sait se faire voix jusqu'à ce qu'on l'entende résonner comme une sirène d'alerte, ne faut-il point craindre de la laisser prendre les commandes... A la reléguer au silence, on s'expose aux foudres de la frustration, du doute et de l'angoisse auto-générés cette fois...
" Quitte à faire des erreurs, mieux vaut faire les siennes propres que celles des autres..." disait je ne sais plus qui.

Réussir à vivre sa vie, par et pour soi, sans chercher d'autre but, n'est-ce pas là le destin caché de chacun ?...

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12 janvier 2011

Droit d'asile irrévocable...

" Vous êtes un enfant de l'univers, au même titre que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d'être ici. "
Max Ehrmann

Un jour ou l'autre, ou bien de temps à autre, on est tous amenés à se poser la question de la raison de notre présence ici, comme pour trouver une justification qui nous aiderait à avaler toutes les couleuvres de la vie, et tous les dégradés de gris qui nous ternissent parfois la vue sur l'horizon...
On s'interroge sur une "mission" qui pourrait être la nôtre... On cherche un sens à notre existence... On se pose des questions... Trop de questions... pour des réponses peut-être bien plus simples que tout ce qu'on tente d'imaginer...
Tout simplement parce que l'on n'arrive pas à admettre qu'exister est une fin en soi pour chacun, et que nous n'avons aucun code caché à décrypter dans nos épreuves de vie, si ce n'est d'admettre, qu'imparfaits par nature, elles ne sont là que pour nous aider à arrondir nos angles de vue trop pointus, assouplir nos intolérances et nous faire accepter que le but de la vie, c'est... de vivre...

Nous partons d'un présupposé un peu fallacieux, qui considère que le genre humain est supérieur à tout autre, et que de ce fait, il est légitime qu'il s'octroie des droits sur tous les autres règnes vivants... parce que nous, nous avons la parole, qui nous permet de dire, d'écrire et de répandre notre "intelligence supérieure" de façon universelle... jusqu'à preuve du contraire...
Pourtant, la nature témoigne, partout et à chaque instant, de procédés ou de comportements qui vont plus loin que l'instinct et l'inné : la science se targue bien d'ailleurs de nous le montrer par ses observations des mondes minéraux, végétaux et animaux... Il y a des synergies, des coopérations, des associations qui prouvent qu'une certaine forme d'intelligence active est bien mise en œuvre.
Mais nous restons persuadés de nos bons droits d'agir comme nous le faisons... oubliant sans vergogne que la notion de droit implique toujours celle de devoirs aussi...

Ainsi, au niveau individuel, portons-nous la double charge, d'être à la fois profondément impliqués et responsables de l'avenir de notre monde, tout en ne comprenant pas réellement ce qui nous incombe personnellement et ce que nous avons à faire pour contribuer utilement et dignement à cette préservation de notre terre d'asile...
La Terre est notre maison, notre origine et notre futur dans sa globalité, c'est-à-dire qu'il ne s'agit pas de préserver le morceau de caillou en équilibre dans le cosmos, mais tout un écosystème dans lequel nous sommes parties d'un tout, au même titre que les arbres, les étoiles ou les fourmis...
Si supériorité nous avons, c'est bien celle de pouvoir observer cette globalité, et si intelligence nous avons, c'est bien celle de comprendre que nous nous suicidons à petits feux en établissant une domination qui compromet furieusement la poursuite de notre épopée humaine...

Oui... nous sommes des enfants de l'Univers, et le mystère de la vie nous échappe bien plus encore que celui de la mort.
Ce n'est pas notre présence que nous avons à justifier... juste nos comportements...
Pas besoin de scruter avec attention nos boules de cristal pour deviner qu'au rythme où nous avançons, le futur se dirige bien plus vers un passé que vers un avenir...

... http://www.smiley-emoticones.com/smiley/anime/anime%20(45).gif ...

 

 

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24 novembre 2010

Cul sec...

" Ne t'arrêtes jamais. On recule toujours dès que quelque chose est sur le point de se produire."
Peter Brook

C'est un réflexe normal, on ne peut blâmer personne de ressentir une certaine angoisse devant l'obstacle, l'inconnu ou le changement, même si l'envie, l'excitation ou la volonté sont présentes et réunies.
A l'heure de franchir la difficulté ou une nouvelle étape, quand bien même on a répété mentalement dix, vingt ou cent fois le scénario, le passage à l'acte est une traduction inédite du conceptuel à la matérialisation... qu'on ressent comme un moment-clé, à la fois fugace et furtif, qui pourtant, marque une séparation nette entre un "avant" et un "après"... une sorte de point de non-retour obligé, dont on attend beaucoup sans avoir aucune certitude...

Rajout du 25 novembre 2010

"Vos articles n'apportent rien de nouveau : ils sont construits avec des phrases toutes faites."
Hélène Ilisible,  Editrice professionnelle (dont par pure décence, je tairai le nom...)
....des mots glissés entre deux paragraphes d'un texte type dactylographié photocopié... )

Il n'empêche que je vais pousser un coup de gueule, ça ne fera de mal à personne, et moi ça me fera du bien... Marre de vouloir être dans le raisonnable et le posé, de vouloir toujours positiver, optimiser, relativiser, objectiver, des fois on a juste envie de décharger de l'émotionnel !...
Tiens, une émotion qui passe, qui se ressent, qui transpire et qui nous étreint quand on respire...
Moi, mes phrases "toutes faites", j'ai au moins le mérite de les inventer toute seule, Madame ! et bien que n'ayant pas votre "envergure" professionnelle de compréhension du monde et de l'attente du lecteur, je reçois en retour des témoignages humains et chaleureux, parce que je n'ai pas de jugements à l'emporte-pièce, qui me donne plus de droits à la vérité que les autres...

Vous savez ce que c'est là, l'émotion qui passe ?... Ben, je vais vous le dire !...
C'est mon petit égo qu'est blessé dans son orgueil (ben oui, moi aussi, j'en ai un !),et qui en fait toute une scène (parce que je suis juste comme tout le monde...), parce que y en a vraiment marre des ayatollah mégalos de la pensée unique.
Oui, c'est un fait et je le reconnais : je ne rentre dans aucune case... Et qu'est-ce que j'y peux moi, si y a pas de case où on pourrait me ranger ?... Pourquoi c'est à moi de m'adapter aux cases, on pourrait pas revoir les normes aussi de temps en temps ?...

C'est idiot, je sais... mais ça fait du bien......
Elle croit quoi ?... qu'elle va m'empêcher d'écrire ?...

C'est sûr qu'à voir le niveau de culture de masse proposée, en général, par les médias populaires, je comprends bien que ça doit finir par gripper deux ou trois neurones, et qu'à force de tout vouloir niveler par le bas, on finit par être convaincus que la masse populaire (dont nous faisons tous partie, et Mme Hélène Illisible n' y échappe pas non plus...), est uniquement constituée de crétins décérébrés, et qu'on ne mérite rien de mieux que Barbara Cartland (on arrive à peu près à suivre et à comprendre l'histoire), et un ou deux prix littéraires qu'on juge quand même réservés à une élite, pour le reste, de toute façon, "le livre ça n'est pas vendeur, faut du réality show, du trash...".
Faut (veuillez me pardonner l'expression mais y en a pas d'autres...) du "cul", faut du potin, faut du scandale, des révélations... des trucs que les gens aiment quoi... Mais qui décide, à leur place, de ce que les gens aiment ?... Des gens qui veulent faire du fric, du buzz, et s'assurer des retraites dorées... bien avant 62 ans...

Alors... Madame Hélène Illisible, vous ne m'avez pas découragée : vous m'avez juste dégoûtée...
Dégoûtée d'avoir permis au doute de s'insinuer en moi, dégoûtée d'avoir à entendre votre jugement personnel faire office d'avis de référence digne de foi et de crédit, dégoûtée de me rendre à l'évidence que ce sont les gens comme vous qui pourtant font loi, pluie et beau temps... et dégoûtée de savoir que vous palpez un max pour ça...

Mais, si vous m'avez passagèrement dégoûtée, vous n'avez pas réussi à ébranler ma confiance, et je continue à penser que mes mots font plus de bien autour de moi que les vôtres...
Et pour cette raison-là, je continuerai à sévir... et, (j'en ai l'intime conviction) vous aussi bien sûr...

Tout arrivant toujours au moment opportun, je suis bien aise que vous ayez passé, sans vous arrêter, mon chemin...
Mon paysage s'agrandit de votre étroitesse écartée... Qu'il fait bon respirer l'air de mes clichés...
Comme certains médicaments qui ont mauvais goût, il y a des trucs qu'il faut savoir avaler cul sec !...

"Chacun sa route, chacun son chemin..."

... ...

PS : Surtout, n'hésitez pas non plus à lâcher vos commentaires !... J'apprends à passer des caps là, en ce moment...

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14 novembre 2010

Et puis on dirait que...

" On pourrait presque..." : c'est bon la vie au conditionnel. "
Philippe Delerm

Partout et depuis longtemps, les bouches sont pleines de "Si" pour tenter d'apaiser les esprits et les vides à combler, des "Si" multidimensionnels qui se juxtaposent... et qui contribuent à désavouer le présent pour lui préférer l'emploi d'un conditionnel toujours envisagé comme supérieurement rassurant et apaisant...

Il y a les "Si...", plein de grandeur, d'espoir et d'utopie pour inventer des rêves de vie et des vies de rêve, dans un monde qu'on taillerait enfin à nos mesures...
" Ah, si la mer était rouge, tous les couchers de soleil flamboieraient à son contact..."
" Ah, si la vie était plus juste, on ne se plaindrait jamais..."
" Ah, si la semaine des quatre jeudis tombait en même temps que la Saint Glin-Glin, qu'est-ce qu'on s'éclaterait !..."      

Il y a les "Si j'étais...", qui nous autorisent à modifier nos reflets pour nous aider à fantasmer des quotidiens où tout pourrait être différent...   
" Ah, si j'étais plus jeune, je referais le monde..."
" Ah, si j'étais Dieu, j'aurais les moyens de faire de la terre un paradis..."
" Ah, si j'étais moins lucide, je croirais qu'avec des "si", on peut tout changer..."    

Il y a les "Si j'avais...", plein de désirs de pouvoir et de possession qui ne s'embarrassent d'aucune condition spatio temporelle ni méritoire pour obtenir ce que nous pensons nous être dû...
" Ah, si j'avais le pouvoir des mots que je prononce, toute la grammaire de l'univers serait une toute autre affaire..."
" Ah, si j'avais tout l'argent que je désire, je pourrais acheter des machines à fabriquer les billets..."
" Ah, si j'avais une cigarette sous la main, je l'allumerais tout de suite..."    

Et il y a aussi les "Si j'avais su..." pour fermer la marche d'une suite d'énumérations qui auraient pu, à nous en croire, changer la face de notre monde... sorte de baume à l'arnica qu'on pommade sur les blessures et les cicatrices de nos illusions, de nos erreurs ou de notre conscience...
Mais si l'on veut être honnête, on connait souvent intuitivement les conséquences de nombreux "si j'avais su..." ultérieurs que l'on formule, simplement... on ne les prend pas, au moment où il serait opportun de le faire, pour des hypothèses plausibles, formulables, probables et/ou possibles...
Et puis le fait de ne pas savoir, dans la plupart des cas, n'excuse ni n'annule la responsabilité de l'action...

Beaucoup de " Si " imaginent, revendiquent ou déplorent une sorte de paradis perdu, et tombent plus sous le coup d'une longue lamentation irresponsable, que sous celui d'un élan courageux et constructif pour inventer délibérément un monde meilleur...

Le conditionnel ne mériterait-t-il pas qu'on en fasse meilleur usage ?...

... ...

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09 novembre 2010

Au pied de la laisse...

" Ne prenez pas l'admiration de votre chien à votre égard comme la preuve que vous êtes formidable. "
Ann Landers

Loin de moi le désir de minimiser ou d'anéantir la force de l'admiration et du respect qui anime le chien à l'égard de son maitre, je pense toutefois, comme Ann Landers, que l'expression de celle-ci ne peut pas être tenue pour vérité impartiale et absolue de la valeur intrinsèque de son maitre...
Tout comme il existe de nombreux miroirs, aux angles plus ou moins seyants ou déformants, les raisons d'admiration véhiculées par un chien vis-à-vis de son maitre, sont fonction de ses propres représentations et considérations vitales et factuelles, qui sont tout à la fois parcellaires et en adéquation avec les besoins de satisfaction de la race canine...

De la même façon, on ne peut établir aucune vérité absolue concernant la neutralité de jugement, si l'on se base sur le jugement de personnes qui sont sous notre influence ou en totale dépendance à notre égard.
Tout jugement est tronqué quand la personne qui porte un jugement et celle qui est "évaluée" ne peuvent pas se mettre sur un égal pied de neutralité relationnelle : l'interdépendance amène à des conclusions nécessairement erronées et invalides.
Autant que le besoin ou la dépendance, les sentiments tels que l'amour ou la haine empêchent une objectivité sereine, qui se départirait de ses impulsions propres.

... ...

 

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07 novembre 2010

To be or not to be ?...

" Ne pas exploiter ses talents, ne pas vivre pleinement, c'est mourir. "
George Sand

La dépression est devenue le mal du siècle, et il est parfaitement inutile de chercher dans nos gènes une réponse au pourquoi du comment elle a gagné la première place... il suffit d'observer notre façon de vivre, et même notre façon de concevoir la vie...
Dans un monde où vouloir vivre selon ses talents et passions personnelles est considéré comme relevant de l'utopie, on ne peut que se diriger vers la survivance et la frustration pour dérouler son tapis sur un chemin qui paradoxalement, s'allonge de plus en plus au regard des avancées de la science et de la médecine, sensées nous fournir une vie plus confortable et agréable...
On s'aperçoit rapidement que le niveau de confort matériel que l'on peut acquérir a toutefois un coût souvent beaucoup trop élevé pour que notre épanouissement personnel puisse s'y faire un équilibre...

Un des piliers de la dépression est ce sentiment d'inutilité, de vide et d'incompréhension... Inutilité de nos actions, buts sans teneur réelle et incompréhension du sens profond de tout cela... La dépression n'est rien d'autre qu'une manifestation "illuminatoire" du non sens de la vie que l'on mène...
Il y a toujours des âmes "charitables" qui argueront en faveur des raisons qui font qu'on doit retrouver le goût d'apprécier la route qui reste à faire, et en premier lieu seront toujours placés ceux qui nous aiment et que l'on aime...
Mais larguons un peu ces amarres bon enfant : la vie d'amour et d'eau fraîche est révolue depuis que l'on a quitté le jardin d'Eden... On vit dans la jungle pas au paradis, c'est chacun pour soi et même pas avec Dieu pour tous !...

Le sens de la vie, pour qu'il nous soit acceptable, ne peut pas être trouvé par rapport à nos responsabilités face à ceux qui partagent nos vies, mais bien de façon personnelle : on ne peut reconnaitre que la vie a un intérêt que lorsque celui-ci nous est intra personnel, c'est-à-dire qu'il nous allume de l'intérieur et nous permette de ressentir que ce que l'on est, ce que l'on fait trouve d'abord une justification à nos propres yeux, avant d'être mis en équation avec les autres...
Et ce sens existe, au fond de chacun de nous... Parce qu'avant de "devenir" quelqu'un ou quelque chose, on est déjà...
Simplement on n'arrive pas toujours à devenir qui l'on est
...

"La plupart des gens meurent à 25 ans, on les enterre 50 ans plus tard." (David Komski)
C'est ce que dit aussi George Sand à demi mots, et c'est ce que l'on peut constater autour de nous quand on prête un peu attention à la façon de vivre de nombre d'entre nous.
Ambitions contrariées, stress du quotidien, charges matérielles et morales qui font courber l'échine et qui empêchent de relever le regard vers nos rêves...
Accélération du temps, dépersonnalisation, décadence annoncée bien que non assumée..

La vie semble devenir de plus en plus risquée et compliquée à gérer...
Alors... n'est-ce pas le moment idéal pour décider de tout changer ?...
A commencer par se changer soi-même en décidant de vivre en accord avec ce que l'on est ?...

La vie n'est ni juste ni injuste, elle est ce que l'on en fait...

... http://www.smiley-emoticones.com/smiley/anime/anime%20(89).gif...

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11 octobre 2010

Demander la Lune ?...

"  Désirez, demandez, croyez, recevez."
Stella Terril Mann

En philosophie, comme dans le domaine spirituel, deux avis s'affrontent, l'un qui dit que c'est l'absence de désirs qui apporte la sérénité, l'autre qui soutient que c'est par la force de nos désirs que nous avançons...
Dans un cas comme dans l'autre, on trouve des parts de vérités et des parts d'étrangetés, et il nous faut bien, chacun à notre façon, nous construire notre propre opinion...
En ce qui me concerne, j'aurai tendance à penser que lorsqu'on ne désire plus rien, c'est qu'on est morts... cliniquement ou psychologiquement... ce qui au bout du compte, induit un vide, pour ceux qui restent dans le cas d'une mort clinique, pour soi-même dans le cas d'une mort "psychologique".

Ne plus rien désirer pour ressentir la sérénité me parait bien farfelu, car même si on arrive à se sentir parfaitement équilibré dans une vie que l'on s'est créée, n'en garde-t-on pas pour le moins, le désir que cela continue ?...
Le désir est avant tout désir de vie...
Il est cependant, des désirs qui peuvent entraver la vie par leur mégalomanie, leur impossibilité ou leur capacité à nous empêcher de voir ce que l'on a déjà à portée de main et qu'il serait bon de savoir apprécier à juste valeur.

Il n'est pas toujours simple de savoir ce que l'on désire vraiment...

... ...

 

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27 septembre 2010

Ce que je crois...

" Je comprends bien que mes propos peuvent paraitre surprenants. Pourtant, je ne vais pas dire le contraire de ce que je crois pour me conformer à la pensée unique."
Yann La Flèche

Il est plus aisé d'assumer ses avis et ses choix de vie quand on adopte ceux de la majorité : on s'y sent alors fort de l'aval du plus grand nombre, et les critiques comme les attaques sont bien plus faciles à parer... mais si c'est la peur ou le manque de courage qui dictent l'adoption de ces choix, peut-on jamais se convaincre qu'ils sont réellement bien les nôtres et bien fondés ?...
Il n'est pas plus simple d'être ce que l'on n'est pas pour ne pas indisposer les autres ou pour ne pas avoir à affronter la désapprobation des autres, que d'être ce que l'on est malgré l'incompréhension que l'on peut rencontrer et les sarcasmes auxquels on peut s'exposer...
Il n'y a qu'une façon de trouver son "équilibre" et sa "justice" intérieures : c'est en acceptant de suivre son propre chemin, quelque soit le mode de transport à emprunter et le prix qu'on doive payer...

On peut essayer par commodité de se soustraire à ce qu'intérieurement on pense être son chemin de vérité, mais on se heurte inéluctablement, à un moment ou à un autre, à une sensation de mal-être et de malaise qui nous pousse à nous réorienter, ou bien à accepter de vivre comme un handicapé avec comme un sentiment d'injustice et d'inutilité...
Si on évolue dans un monde où l'on se ressent comme factice, asphyxiant et usurpateur, immanquablement on finit par avoir du mal à trouver sa respiration... un peu comme quand on n'arrive pas à déchiffrer une partition : les notes y sont, mais le rythme manquant et bancal ôte toute harmonie...
L'unisson première est d'être en accord avec soi, et de ne pas s'entêter à vouloir être autre que ce que l'on est.

Nous évoluons depuis un certain temps déjà, dans un monde où le "paraitre" domine largement sur "l'être".
On oublie seulement, que pour que le verbe "paraitre" puisse nous faire "exister", il nous faut le regard des autres, et que dès que l'on se retrouve seul avec son âme et sa conscience, le paraitre disparait... au profit d'un "être" sans construction propre ni fondation solide pour s'ancrer dans une existence individuelle...
Est-ce que l'on vit sa vie pour les autres ou pour soi-même ?...
Est-ce que l'on peut rester psychologiquement équilibré, quand toute notre estime de nous-même dépend du jugement d'autrui ?...
Est-ce qu'on peut trouver un sens à sa vie quand celle-ci se fonde sur l'apparence des choses ?...
Est-ce un choix de liberté que de s'aliéner à la dictature de la pensée unique ?...

Nous vivons aussi dans un monde au devenir qui devient de plus en plus incertain... et dans lequel notre mode de vie actuel est fortement mis en péril devant les défis de demain...
Ceux qui font comme si cette donnée n'avait aucune importance, ou qui continuent de fonctionner sur ces valeurs du "paraitre" et de "l'avoir", intimement liées à la décadence spirituelle, peuvent bien railler cette "naïveté" ou cette "inconscience" de penser que l'essentiel est ailleurs... je ne me laisserai jamais convaincre par ces arguments-là...

... http://www.smiley-emoticones.com/smiley/colere/colere%20(22).gif ...

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22 septembre 2010

La re-connaissance de l'amour...

" Tout homme reconnait les choses qu'il est destiné à aimer."
Charles Baudelaire

" Ce qu'on aime, on l'aime depuis toujours."
André Hardellet

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21 septembre 2010

"Il faut boire à la source..."

" Pour qui sait les recueillir et s'en nourrir, il y a des pensées qui sont sources de vie."
Auguste Valensin

Notre corps est comme une sorte de véhicule d'emprunt, qui nous permet de traverser la vie, en s'adaptant, en quelque sorte, aux besoins de notre évolution.
Au cours de ce périple qui nous lie à lui, nous prenons soin de l'entretenir et de le maintenir en état, par les soins et la nourriture qu'on lui procure. Mais notre véhicule n'est pas qu'un paquet de chair et d'os, il comprend aussi une mécanique intérieure plus subtile, qui bien qu'invisible, lui donne tout son cachet, c'est notre esprit, notre conscience, notre âme... peu importe le nom qu'on lui donne d'ailleurs.
Même si cette partie de nous-même reste invisible de prime abord, elle est l'essence énergétique de tout notre être, et nous devons en prendre le plus grand soin, si l'on veut voyager... un peu plus loin...

Avec le développement de la société moderne et son cortège de "progrès" et d'avancées technologiques, il s'avère que nous négligeons de plus en plus, cet aspect important de notre constitution, et nous abandonnons au monde extérieur son entretien et son "nourrissage".
Or, l'on sait depuis bien longtemps qu'un esprit en friche, abandonné aux errances incertaines de la vie, sans capacité d'auto-réflexion, ne pourra rien produire d'autre qu'un raisonnement "de série", équipé des mêmes gadgets inutiles que ses comparses.
Ce qui fait la beauté d'une chose, d'un être, d'un lieu, ou d'un moment est pourtant simple et universel : c'est son unicité à s''approprier la lumière, l'espace et l'émotion de chacun dans  l'instant présent.
Le clonage, lui, n'apporte rien.
Ainsi faut-il, pour sublimer toute chose, savoir mettre en valeur ce qui la rend unique...

Au-delà de notre apparence, nous abritons tout un monde, malléable à souhait.
Nous pouvons choisir de le laisser être perméable à la crise actuelle que traverse le monde, ou bien choisir de le magnifier en cultivant d'autres graines que celles que l'on nous jette, déjà toutes prédigérées par un souci de "bienpensance" conforme aux quotidien dominant : morosité, crainte, agressivité, violence... que nous soufrons chaque jour au contact d'un monde qui surnage aux bords d'une décadence annoncée...
Pour cela, il faut savoir chercher une nourriture qui convienne à sa "croissance", et qui existe et perdure depuis la nuit des temps, dans des sortes de "pensées forces" capables de lutter contre la négativité ambiante, des pensées qui peuvent le nourrir, et dont nous éprouvons rapidement les bienfaits quand on s'y astreint...

Oui... Il y a des pensées qui sont sources de vie, et il ne faut pas hésiter à boire à ces fontaines de silence, qui laissent couler à flot nos propres résonances...
Nous sommes autant responsables de l'entretien de notre corps que de celui de notre esprit.
Tout comme nous savons entreprendre un régime pour maitriser notre silhouette, il nous faut apprendre l'hygiène spirituelle, si l'on veut prétendre à un équilibre personnel durable et responsable...

... ...


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