EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

29 novembre 2010

Le voyage verbal...

" Communiquer suppose aussi des silences, non pour se taire, mais pour laisser un espace à la rencontre des mots."
Jacques Salomé

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26 novembre 2010

Aux tournants de la vie...

" La chance ne sourit qu'aux esprits bien préparés."
Louis Pasteur

Ben... en ce qui me concerne, je suis bien préparée...
Qu'elle vienne frapper, je lui ouvrirai, elle me fait pas peur !...

Comment ça se fait d'ailleurs qu'elle ne s'est pas encore présentée ?......
C'est à cause de la neige peut-être ?... ...
Ou bien parce que chez moi, ça n'est pas très facile à trouver ?......
Si ça se trouve, il lui est arrivé quelque chose en chemin......
C'est pas que je m'inquiète, mais quand même... je trouve qu'elle en met du temps... ...
Elle pourrait au moins faire un petit signe... histoire de savoir... ...

C'est vrai ça... quand on est sur la route, il y a des moments où on baisse un peu la vigilance...
Rien ni personne n'est à l'abri d'une panne mécanique... d'une erreur humaine... d'un fâcheux concours de circonstances...
Il y a des tournants plus difficile que d'autres à négocier... dans la vie comme sur le bitume...
On ne sait parfois plus s'il faut rétrograder ou accélérer, on s'emmêle les pédales, on s'emmêle les pinceaux...
Et quand les mots s'en mêlent, on se voit écrire de drôles de mots...
ça pétarade et ça dérape...

On s'obstine à se persuader que "Pas de nouvelles, bonnes nouvelles"... mais bon...
Les heures, les jours... puis les mois, voire les années passent... et on ne peut que constater, que le buffet refroidit...
Si ça continue, je ne vais plus y croire à son rendez-vous au moment opportun... et je vais me débrouiller toute seule !... Na !...
J'ai fait une préparation d'enfer, je me suis mis sur mon 31 de positivité, j'ai rangé tous mes doutes, j'ai jeté mes peurs, j'ai aéré mes principes... Enfin, le grand jeu quoi !...
Je voulais qu'elle se sente bien accueillie, à optimisme grand ouvert, pour qu'elle soit libre de se sentir bien chez moi et qu'elle ait envie d'y rester...
Et puis voilà... Rien !

Je ne veux pas faire celle qui n'y croit plus, qui n'attend rien... parce que... on attend toujours quelque chose ou quelqu'un...
Mais à force d'attendre quelque chose ou quelqu'un, on n'a pas l'impression de s'enraciner dans du concret...

Ma foi... tout bien réfléchi... faut peut-être que j'aille à sa rencontre !...

... ..

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L'homme décrypté...

" L'homme est une illusion d'optique."
Jean Paul Sartre

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25 novembre 2010

Na !...

" Les grandes pensées ont quelque chose d'enfantin qui font que les beaux esprits passeront toujours à côté sans les voir."
Alain

La sagesse populaire dit que "La vérité sort de la bouche des enfants"... Il n'empêche que l'on considère toujours qu'il faut être "grand", c'est-à-dire avoir atteint un "âge de raison", auquel l'affirmation de la maturité acquise suffit à asseoir la faculté de raisonner juste...

... http://www.smileys-gratuits.com/smiley-salut/bonjour-11.gif...

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24 novembre 2010

Cul sec...

" Ne t'arrêtes jamais. On recule toujours dès que quelque chose est sur le point de se produire."
Peter Brook

C'est un réflexe normal, on ne peut blâmer personne de ressentir une certaine angoisse devant l'obstacle, l'inconnu ou le changement, même si l'envie, l'excitation ou la volonté sont présentes et réunies.
A l'heure de franchir la difficulté ou une nouvelle étape, quand bien même on a répété mentalement dix, vingt ou cent fois le scénario, le passage à l'acte est une traduction inédite du conceptuel à la matérialisation... qu'on ressent comme un moment-clé, à la fois fugace et furtif, qui pourtant, marque une séparation nette entre un "avant" et un "après"... une sorte de point de non-retour obligé, dont on attend beaucoup sans avoir aucune certitude...

Rajout du 25 novembre 2010

"Vos articles n'apportent rien de nouveau : ils sont construits avec des phrases toutes faites."
Hélène Ilisible,  Editrice professionnelle (dont par pure décence, je tairai le nom...)
....des mots glissés entre deux paragraphes d'un texte type dactylographié photocopié... )

Il n'empêche que je vais pousser un coup de gueule, ça ne fera de mal à personne, et moi ça me fera du bien... Marre de vouloir être dans le raisonnable et le posé, de vouloir toujours positiver, optimiser, relativiser, objectiver, des fois on a juste envie de décharger de l'émotionnel !...
Tiens, une émotion qui passe, qui se ressent, qui transpire et qui nous étreint quand on respire...
Moi, mes phrases "toutes faites", j'ai au moins le mérite de les inventer toute seule, Madame ! et bien que n'ayant pas votre "envergure" professionnelle de compréhension du monde et de l'attente du lecteur, je reçois en retour des témoignages humains et chaleureux, parce que je n'ai pas de jugements à l'emporte-pièce, qui me donne plus de droits à la vérité que les autres...

Vous savez ce que c'est là, l'émotion qui passe ?... Ben, je vais vous le dire !...
C'est mon petit égo qu'est blessé dans son orgueil (ben oui, moi aussi, j'en ai un !),et qui en fait toute une scène (parce que je suis juste comme tout le monde...), parce que y en a vraiment marre des ayatollah mégalos de la pensée unique.
Oui, c'est un fait et je le reconnais : je ne rentre dans aucune case... Et qu'est-ce que j'y peux moi, si y a pas de case où on pourrait me ranger ?... Pourquoi c'est à moi de m'adapter aux cases, on pourrait pas revoir les normes aussi de temps en temps ?...

C'est idiot, je sais... mais ça fait du bien......
Elle croit quoi ?... qu'elle va m'empêcher d'écrire ?...

C'est sûr qu'à voir le niveau de culture de masse proposée, en général, par les médias populaires, je comprends bien que ça doit finir par gripper deux ou trois neurones, et qu'à force de tout vouloir niveler par le bas, on finit par être convaincus que la masse populaire (dont nous faisons tous partie, et Mme Hélène Illisible n' y échappe pas non plus...), est uniquement constituée de crétins décérébrés, et qu'on ne mérite rien de mieux que Barbara Cartland (on arrive à peu près à suivre et à comprendre l'histoire), et un ou deux prix littéraires qu'on juge quand même réservés à une élite, pour le reste, de toute façon, "le livre ça n'est pas vendeur, faut du réality show, du trash...".
Faut (veuillez me pardonner l'expression mais y en a pas d'autres...) du "cul", faut du potin, faut du scandale, des révélations... des trucs que les gens aiment quoi... Mais qui décide, à leur place, de ce que les gens aiment ?... Des gens qui veulent faire du fric, du buzz, et s'assurer des retraites dorées... bien avant 62 ans...

Alors... Madame Hélène Illisible, vous ne m'avez pas découragée : vous m'avez juste dégoûtée...
Dégoûtée d'avoir permis au doute de s'insinuer en moi, dégoûtée d'avoir à entendre votre jugement personnel faire office d'avis de référence digne de foi et de crédit, dégoûtée de me rendre à l'évidence que ce sont les gens comme vous qui pourtant font loi, pluie et beau temps... et dégoûtée de savoir que vous palpez un max pour ça...

Mais, si vous m'avez passagèrement dégoûtée, vous n'avez pas réussi à ébranler ma confiance, et je continue à penser que mes mots font plus de bien autour de moi que les vôtres...
Et pour cette raison-là, je continuerai à sévir... et, (j'en ai l'intime conviction) vous aussi bien sûr...

Tout arrivant toujours au moment opportun, je suis bien aise que vous ayez passé, sans vous arrêter, mon chemin...
Mon paysage s'agrandit de votre étroitesse écartée... Qu'il fait bon respirer l'air de mes clichés...
Comme certains médicaments qui ont mauvais goût, il y a des trucs qu'il faut savoir avaler cul sec !...

"Chacun sa route, chacun son chemin..."

... ...

PS : Surtout, n'hésitez pas non plus à lâcher vos commentaires !... J'apprends à passer des caps là, en ce moment...

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23 novembre 2010

Tout doucement...

" On ferme les yeux des morts avec douceur. C'est aussi avec douceur qu'il faut ouvrir les yeux des vivants."
Jean Cocteau

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21 novembre 2010

Les "et moi" du soi...

" La confession la plus vraie est celle que nous faisons indirectement, en parlant des autres."
Emil Michel Cioran

Le langage est le moyen par lequel nous peaufinons l'image que nous jetons sur le monde. Entre les fausses vérités et les vraies paradoxes, les conversations de politesse et celles qui viennent du cœur, se mêlent en un jeu de dupes diplomates, pour à la fois se dire et se protéger, se montrer et se travestir...
Le langage n'a jamais un seul visage de clarté et de limpidité. Il est jeu de mots qui s'entrecroisent, et jouent à cache cache avec nos réalités, nos envies et nos craintes...
Chacun, pourtant, à sa manière n'y parle que de lui-même, que ce soit de façon directe ou indirecte.

Je pense en effet, que les confessions les plus vraies que nous faisons, se font souvent de manière allégorique, parce que c'est un moyen plus simple et sécurisant de se rendre lisible sans s'exposer vraiment. L'utilisation de ce procédé a le mérite, comme le travers, de garder une certaine dose d'ésotérisme pour ceux à qui il reste illisible, et d'être sujet à interprétation et à interrogation sur la part de personnel et d'impersonnel à en dégager...
Tout romancier à l'œuvre sait, qu'il n'a pas besoin d'écrire une autobiographie pour raconter sa vie, dans tous les mots qu'il fait prononcer, penser ou ressentir, il y a indéniablement une part de lui... Il laisse au lecteur le soin d'en faire la part des choses : on ne peut penser, parler, écrire ou lire qu'avec ce que l'on est, même lorsque plein d'empathie et de compassion, on se met à la place de l'autre...

Il y a des confessions utiles, voire nécessaires, qui ont le pouvoir de délivrer, tout en ne pouvant pas s'assumer en tant que telles. Ainsi, en les changeant de point de vue, en les extériorisant, peut-on les accompagner vers un salut qui nous allégera.
La pudeur, la peur du jugement, la honte ou le regret ne sont pas des émotions faciles à gérer. Pour contourner et surmonter leur obstacle, projeter ses mots sur d'autres histoires, peut tout à fait aboutir à une confession des plus sincères, car nous savons toujours, en tant que locuteur, ce que nous confions aux mots que l'on expulse de nous.
Peut-on y voir tromperie ou manipulation ?...
Dans certains cas certainement, mais dans la plupart des autres, la confession, quelle que soit sa forme, est une demande à peine déguisée d'absolution et de pardon... une supplique de reconnaissance et d'amour au sens large du terme...

Quand nous nous identifions à un personnage de théâtre ou de roman, c'est parce que nous revendiquons dans ses mots, comportements et pensées, une part d'une même proximité/intimité intérieure partagée... Dans la confession de l'autre, ce que nous cherchons avant tout, c'est ce qui fait écho en nous, pour tenter de comprendre, déjuger et/ou pardonner.
Quand la confession nous est personnelle, n'est-il pas alors logique, de l'extérioriser de notre point de vue auto-centré, afin de la défaire au maximum de l'émotionnel qui la retient muette ?...

Si le "je" ne parle pas toujours du "moi", l'emploi de tous les autres pronoms traduit bien, par contre, ce que le "je" pense et juge du reste du monde...
Le langage est souvent un miroir renversé, où le "je" ne fait que se projeter et se chercher...

... http://www.smileys-gratuits.com/smiley-quotidien/quotidien-3.gif ...

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20 novembre 2010

L'écoute active ?...

" Si la conversation de quelqu'un vous ennuie, mangez une biscotte ; vous n'entendrez plus rien."
Simon Berryer

Face à une conversation ennuyeuse, il est parfois difficile de trouver la bonne attitude à adopter, suivant que l'on veut, ou non, ménager la susceptibilité de notre interlocuteur. La solution de Sim peut-elle être efficace dans ces cas de situations "sans échappatoire possible", qui ne sont, au final, qu'une question de temps et de patience ?...
En effet, il arrive que notre écoute soit d'une nécessité telle pour l'autre, qu'il importe peu que l'on participe : l'autre a seulement besoin de verbaliser, d'abord pour lui-même, pour mieux se comprendre, se conforter dans sa position ou juste se délivrer. Dans ces cas d'écoute "utile", un effort de tolérance et de réserve de notre part est la seule chose valable que nous puissions faire... quoi qu'il nous en coûte.

Le domaine des relations interpersonnelles est toujours très... personnel, et on ne peut guère y donner de conseil. Chacun interagit avec les autres avec ce qu'il est, est apprécié pour ce qu'il donne, et évalue seul ce qu'il en reçoit en retour...
Aussi ne doit-on guère influencer ce que chacun a de singulier et de particulier : si les personnes ne sont pas interchangeables, la raison en réside dans cette simple expression de leur manière de gérer leurs relations et d'être aux autres...
Personnellement, j'aurai beaucoup de mal à utiliser le précepte de Sim, parce qu'il marque une certaine forme d'irrespect de la parole de l'autre, et qu'il vaut mieux poliment notifier son impossibilité ou son incapacité à écouter, plutôt que de leurrer l'autre sur la pseudo-écoute dont il a manifestement besoin...
L'écoute active nécessite une bonne part de bienveillance, et il ne peut y avoir de bienveillance sans respect de l'autre.

Qu'est-ce qu'une conversation ennuyeuse ?...
C'est d'abord une conversation dans laquelle nous ne trouvons pas d'intérêt personnel, une conversation par laquelle nous ne nous sentons pas concernés, une conversation qui ne semble rien nous apporter concrètement et dont on aimerait bien s'extraire... parce que notre petit "moi" s'y sent mis de côté...
Mais au-delà de notre perception égotique, cette conversation a une fonction et une importance pour celui qui nous l'inflige... et si nous accordons un tant soi peu d'intérêt aux émotions sous-jacentes exprimées par l'autre lorsqu'il nous assène ses mots, alors nous pouvons accepter un autre intérêt que le nôtre propre, et comprendre que cette conversation a une réelle utilité pour celui qui se déverse...
Sans rentrer dans le détail des divers modes de communication, il semblerait même encore plus important de s'investir dans les conversations qui nous semblent "ennuyeuses", que dans celles où notre intérêt étant en alerte, nous n'avons à faire aucun effort particulier : être capable de faire abstraction de soi pour être pleinement à l'écoute de l'autre est une qualité que l'on devrait chercher à développer...

Naturellement, au prétexte de l'empathie et de la bienveillance, on ne peut pas non plus tout accepter.
Il existe des personnes, des relations "toxiques", qui polluent ou contaminent notre disponibilité, et qui finissent par nous affaiblir de leurs sempiternelles lamentations ou dénigrations. Il faut savoir distinguer les conversations ennuyeuses qu'il est presque de notre devoir de subir, en raison du soutien dont notre interlocuteur a besoin, et les conversations ennuyeuses qu'il faut savoir abréger pour se protéger soi-même...
Dans un cas comme dans l'autre,cependant, l'interlocuteur ne doit jamais être floué par une attitude hypocrite de notre part : entretenir des relations saines, c'est aussi savoir dire "non", "stop" ou "je ne suis pas disponible pour écouter", sans culpabiliser ni avoir à s'en justifier...

Imaginez votre interlocuteur en train de s'empiffrer de biscottes, le jour où, indigné, irrité ou abattu, vous avez besoin de faire sortir de vous, toutes ces frustrations qui en sont à l'origine ?...

Comment réagiriez-vous ?...

... http://www.smileys-gratuits.com/smiley-fou/fou-2.gif ...

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18 novembre 2010

Free e-mage in nation...

" Vous voyez donc, l'imagination a besoin d'une longue oisiveté, inefficace et heureuse, de flâneries et de vie tranquille."
Brenda Veland

L'imagination est sans limite connue... mais pour qu'elle prenne toute la place nécessaire à son développement, il lui faut un vaste champ libre. Fille de rêverie et de créativité, l'imagination se rebelle à l'ordre et à la contrainte, et revendique pour exister ses propres temporalités... A l'encadrer dans des plages réservées entre deux astreintes, elle peut donner le meilleur comme le pire... et si on veut la voir s'envoler, danser et virevolter au gré des ses élans, alors il lui faut le ciel tout entier, comme un cerf volant dont enfin on lâcherait les manettes...
L'imagination est un absolu de liberté, que personne ne peut dominer ni dompter réellement...

Si l'on parle tellement de brain storming, de libération de la créativité, de potentiel endormi, etc... c'est parce que l'on s'est rendu compte que le stress quotidien infligé à chacun de nous, a des effets encore plus pervers que nos migraines, déprimes ou maux de dos répétés : le stress finit par nous emprisonner dans un carcan minuté de tâches à exécuter sans plus laisser le temps à notre inconscient de vider ce trop plein d'obligations par le biais de notre imagination.
En effet, à force de brider l'expression du soi, le stress devient un facteur de dépersonnalisation qui ne nuit plus seulement à la personne (et à la personnalité), mais qui contamine toute la sphère de contact et de manœuvre de celle-ci. Ainsi, l'effet obtenu est une efficacité moindre à l'exécution des tâches.
La créativité, fruit de l'imagination orientée, ne peut se révéler que si on lui en donne l'espace, le climat et le temps...

L'imagination et l'inconscient ne sont pas synonymes ni même parallèles.
L'inconscient ne nous est pas accessible de manière réfléchie et raisonnée, même si nous pouvons par certaines techniques en toucher du bout de la pensée quelques menus morceaux. L'imagination, elle, ne demande qu'à tirer parti de sa faculté d'expression, à condition toutefois, de lui en donner l'autorisation...
Cette autorisation est avant tout, une acceptation de lâcher prise, et pour  ce faire une acceptation de consacrer un peu de notre temps à la laisser se promener, sans guidance et sans censure, sur tous les domaines qu'elle aura envie de caresser de ses mots et sensations...

L'imagination, c'est un peu comme une projection libre de toutes nos interprétations de la vie,  de ses tenants et aboutissants. Elle est à l'image de notre monde intérieur comme extérieur
* l'imagination est riche et débordante si on la nourrit suffisamment par des centres d'intérêts multiples et variés, ouverts sur la nouveauté et l'inédit, sur l'impensable jusqu'à l'improbable, sur l'impossible jusqu'au fictif, sur notre vie comme sur celle des autres, qu'ils soient réels, connus ou inconnus, ici ou ailleurs, du temps présent comme du temps futur...
* l'imagination est un peu étriquée et poussive si on la laisse au régime strict d'un quotidien réglé comme du papier à musique, au son d'un métronome si régulier qu'on a l'impression de revivre sans cesse la même journée, avec le même chrono à la main, pour répéter invariablement les mêmes actions vers demain, au même moment, au même endroit et de la même façon...

L'imagination n'est pas le moyen par lequel nous pouvons rêver : elle est le rêve lui-même...

...  ...

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15 novembre 2010

Trousse d'urgence ?...

" Toute angoisse est imaginaire, le réel est son antidote."
André Comte Sponville

L'angoisse nait de la projection d'un futur, en général peu favorable, que l'on imagine comme étant celui qui va le plus "certainement" se matérialiser, sans pouvoir néanmoins se baser sur des preuves tangibles d'une telle croyance : c'est donc l'incertitude, l'impossibilité de maitriser les choses et les évènements qui créent l'angoisse. On peut ainsi affirmer sans grand risque de se tromper, que les personnes les plus sujettes à l'angoisse sont celles qui refusent de lâcher prise, celles qui ont besoin de tout contrôler, et que la spontanéité du hasard dérange...
Et comme la réalité surpasse souvent la fiction dans sa capacité à générer des situations improbables, l'angoisse s'auto-nourrit de ces prédictions erronées qui nous confrontent encore plus à notre impuissance à prévoir l'avenir... et le cercle vicieux anxiogène ne peut s'interrompre que par un effort conscient d'accepter la réalité comme elle se présente, plutôt que de vouloir la maintenir comme on se l'invente...

Comme ces seringues d'urgence conçues pour aspirer le venin, la réalité est là pour extirper de nous toutes ces pensées qui paralysent la vie en l'asphyxiant avec des futurs mal seyants, si on accepte de vivre l'instant pour ce qu'il est, sans essayer de le déchiffrer pour ce qu'il n'est pas encore... et ne sera peut-être jamais...
Accepter aujourd'hui comme un fait certain, redonne sa légitime place à demain : une chose à la fois en garantit un meilleur traitement qu'une multi activité temporelle qui nous échappe des mains...
Le temps qui passe nous traverse, et nous devons y réagir comme le font les sismographes : en temps réel...
Savourons l'instant pour ne rien en perdre, acceptons les défis en leur temps, et n'hypothéquons pas le bonheur d'être à la peur de le perdre...

Même dans les situations où l'angoisse est réelle, c'est-à-dire ancrée dans l'instant, cet instant est fugitif... parce qu'à ce moment précis il est toujours nécessaire d'apporter une réponse d'urgence, et l'action qui se concrétise chasse alors cette angoisse au second plan : la réalité est bien son antidote...

Il faut cesser de vivre en décalage avec le réel pour trouver la sérénité : ce qui est passé est derrière, quoi que l'on puisse en regretter, en avoir aimé ou en douter... et ce qui n'est pas encore arrivé n'est que potentialité, probabilité ou inventivité...
Le remède aux regrets comme aux remords ne se trouve que dans l'instant : si l'on vit bien l'instant, on n'aura rien à regretter, et l'on n'envisagera guère non plus que l'avenir puisse en différer radicalement...

Préparons dès lors une trousse d'urgence à toujours garder à portée de pensée, composée d'un aujourd'hui tenu pour le jour le plus important de toute une vie, en sachant bien que tous les autres ne sont là que pour l'encadrer...

Plus facile à lire, dire, écrire qu'à appliquer ?...
Avant d'en juger, tentez d'abord de l'appliquer...
Qu'est-ce qu'il en coute, après tout, d'essayer ?...
Peut-être juste... quelques bons moments à passer...

... ...

 

Posté par laurencewitko à 23:45 - L'espace du réel... - Commentaires [1] - Permalien [#]