EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

15 novembre 2010

Trousse d'urgence ?...

" Toute angoisse est imaginaire, le réel est son antidote."
André Comte Sponville

L'angoisse nait de la projection d'un futur, en général peu favorable, que l'on imagine comme étant celui qui va le plus "certainement" se matérialiser, sans pouvoir néanmoins se baser sur des preuves tangibles d'une telle croyance : c'est donc l'incertitude, l'impossibilité de maitriser les choses et les évènements qui créent l'angoisse. On peut ainsi affirmer sans grand risque de se tromper, que les personnes les plus sujettes à l'angoisse sont celles qui refusent de lâcher prise, celles qui ont besoin de tout contrôler, et que la spontanéité du hasard dérange...
Et comme la réalité surpasse souvent la fiction dans sa capacité à générer des situations improbables, l'angoisse s'auto-nourrit de ces prédictions erronées qui nous confrontent encore plus à notre impuissance à prévoir l'avenir... et le cercle vicieux anxiogène ne peut s'interrompre que par un effort conscient d'accepter la réalité comme elle se présente, plutôt que de vouloir la maintenir comme on se l'invente...

Comme ces seringues d'urgence conçues pour aspirer le venin, la réalité est là pour extirper de nous toutes ces pensées qui paralysent la vie en l'asphyxiant avec des futurs mal seyants, si on accepte de vivre l'instant pour ce qu'il est, sans essayer de le déchiffrer pour ce qu'il n'est pas encore... et ne sera peut-être jamais...
Accepter aujourd'hui comme un fait certain, redonne sa légitime place à demain : une chose à la fois en garantit un meilleur traitement qu'une multi activité temporelle qui nous échappe des mains...
Le temps qui passe nous traverse, et nous devons y réagir comme le font les sismographes : en temps réel...
Savourons l'instant pour ne rien en perdre, acceptons les défis en leur temps, et n'hypothéquons pas le bonheur d'être à la peur de le perdre...

Même dans les situations où l'angoisse est réelle, c'est-à-dire ancrée dans l'instant, cet instant est fugitif... parce qu'à ce moment précis il est toujours nécessaire d'apporter une réponse d'urgence, et l'action qui se concrétise chasse alors cette angoisse au second plan : la réalité est bien son antidote...

Il faut cesser de vivre en décalage avec le réel pour trouver la sérénité : ce qui est passé est derrière, quoi que l'on puisse en regretter, en avoir aimé ou en douter... et ce qui n'est pas encore arrivé n'est que potentialité, probabilité ou inventivité...
Le remède aux regrets comme aux remords ne se trouve que dans l'instant : si l'on vit bien l'instant, on n'aura rien à regretter, et l'on n'envisagera guère non plus que l'avenir puisse en différer radicalement...

Préparons dès lors une trousse d'urgence à toujours garder à portée de pensée, composée d'un aujourd'hui tenu pour le jour le plus important de toute une vie, en sachant bien que tous les autres ne sont là que pour l'encadrer...

Plus facile à lire, dire, écrire qu'à appliquer ?...
Avant d'en juger, tentez d'abord de l'appliquer...
Qu'est-ce qu'il en coute, après tout, d'essayer ?...
Peut-être juste... quelques bons moments à passer...

... ...

 

Posté par laurencewitko à 23:45 - L'espace du réel... - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Yes !

    Posté par vriguaard, 17 novembre 2010 à 14:12

Poster un commentaire