EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

26 juillet 2010

Question de qualité ?...

" Un couple ne se mesure ni à son exclusivité sexuelle ni à ses aventures mais à sa qualité d'intimité. Deux corps et deux âmes vont-ils conserver à travers le temps le même plaisir à s'échanger, à se frôler, à se heurter et à se fondre ? "
Paule Salomon

Il y a des couples qui s'engagent en amour sans douter un seul instant, que le temps n'aura aucune prise sur l'intensité de leurs sentiments et la qualité de leurs échanges : sont-ils plus amoureux, plus optimistes ou plus fous que ceux qui prennent le temps de se trouver des réponses aux interrogations légitimes que la mouvance de la vie leur fait redouter ?...
Y a-t-il une réponse, un engagement meilleur que l'autre ?
Dans l'optique de la philosophie de l'instant, la question a-t-elle, elle-même, une raison de se poser ?
La philosophie de l'instant présent est-elle garante de pérennité ou obstacle à l'engagement durable ?
Peut-on jamais apporter une réponse à ce genre de question ?
L'amour entre deux êtres est-il à jamais un mystère de la vie ou une construction toujours en action ?

La qualité d'intimité est certainement un bon indice de durabilité d'un couple, dans la mesure où l'identité du couple, y compris l'identité sociale, repose sur ce partage en duo qui agit comme une force d'unité dans le plaisir comme dans la douleur. Cette intimité devient alors refuge protecteur et sécurisant, jardin d'un Eden secret et chaleureux, où chacun peut poser ses armures et ses armes et se sentir vivre en paix et en harmonie... toute une théorie dans laquelle le couple n'arrive pas toujours à tenir ses promesses...
Il y a l'idéal, l'idée qu'on s'en fait... et une réalité pas toujours facile à caler dessus...

Si le fait de tomber amoureux garde un côté assez mystérieux, aimer et s'engager dans une relation projetée en illimité sur le temps, relève d'une autre dimension. Il est en effet facile de se laisser entrainer et submerger dans le torrent d'émotions dues au choc amoureux, mais l'entretien au fil des années et des saisons d'un sentiment d'amour, ne peut pas se faire sans notre consentement ni sans notre entière participation...
L'élan amoureux n'est qu'un facteur pouvant déclencher l'amour, il ne suffit pas à lui seul à radicaliser un sentiment qui ne se questionnerait plus sur son évidence.

" Deux corps et deux âmes vont-ils conserver à travers le temps le même plaisir à s'échanger, à se frôler, à se heurter et à se fondre ? "
On ne peut apporter aucune réponse à cette question, mais se la poser est une saine précaution pour prendre conscience qu'il est de notre responsabilité que ces deux corps et ces deux âmes traversent les âges, et que sans attention continue à l'autre, à soi-même et à la relation ainsi obtenue en équation, chacun peut redevenir rapidement impersonnel et anonyme à l'autre, et s'éloigner du chemin envisagé en commun...

Il n'y a rien de plus beau, de plus rare et de plus recherché que cette intimité durablement partagée, mais force est de constater qu'en ces temps de crise identitaire généralisée, elle s'apparente de plus en plus à une recherche utopique...
Le nihilisme, l'aquoibonisme et le défaitisme auraient-ils semé le trouble jusque dans nos cœurs ?...

Nous ne savons jamais ce que demain nous réserve, mais il prend toujours racine dans un présent que nous pouvons en partie, maîtriser et orienter...

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25 juillet 2010

Poser le problème...

" Ne laissez jamais un problème à résoudre devenir plus important qu'une personne à aimer."
Barbara Johnson

La confusion de certaines situations nous enlève parfois une partie de notre clarté d'esprit...
Tant que cela ne touche que l'aspect pratique de notre vie, sans empiéter sur le relationnel, c'est encore tolérable, mais lorsque les problèmes sont mal posés, cela peut induire des choix ou des orientations de réflexion, qui nous apportent encore plus de confusion...
Quand les évènements ou les circonstances nous contrarient, ou devant certaines impossibilités blessantes, on est parfois prêts à prendre des décisions un peu trop radicales, simplement parce que la réalité nous fait mal...
La praticité des raisonnements logiques et étayés d'arguments réfléchis ne fait aucun doute dans des situations vitales, cependant dans la vie quotidienne, il faut aussi savoir prendre en compte la dimension émotionnelle... et accepter de temps en temps de faire des concessions difficiles sur le moment, mais largement "remboursées" plus tard...

Sans les personnes que nous aimons et qui nous aiment, la vie aurait un prix bien modéré... L'émotionnel mène nos vies, qu'on l'accepte ou non... Et lorsque ce n'est pas le cas, on vit une vie bien pauvre...
Les choix à faire sont parfois "acceptables" sur l'instant, mais intolérables quand on les projette sur l'avenir... Quand un choix nous semble trop difficile à assumer dans ses conséquences, il importe de le remettre en question, et de poser le problème différemment. C'est la façon dont on pose le problème qui appelle ses solutions, : en sortant du contexte de l'instant, en imaginant la nouvelle réalité qu'une décision entrainera, on change de niveau de considération... et parfois son opinion première...

On rencontre beaucoup de gens dans une vie... pourtant, force est de constater que l'on a des relations privilégiées qu'avec un petit nombre. Les conjugaisons émotionnelles satisfaisantes sont donc un bien précieux et ne sont pas interchangeables : on ne décide pas à l'avance du degré d'épanouissement que nous procurerons les relations que l'on noue dans sa vie, aussi faut-il être attentif à ne pas gâcher ces interactions gratifiantes et bien agréables par des décisions prises à la légère...

" Aimer" fait partie de l'Etre, et non de l'Avoir...
On ne possède pas les gens que l'on aime, mais ils nous permettent d'être de façon beaucoup plus élargie, parce que l'ouverture relationnelle grandit nécessairement la personne que l'on est. On "n'a pas" des personnes dans notre vie, on est présents dans des relations...
En perdant ceux qui ont de l'importance à nos yeux, on perd une partie de soi : un être morcelé, amputé d'une part de ses émotions s'appauvrit... Le problème, c'est qu'on n'est pas toujours conscient à l'avance de cette importance...

Savoir aimer... est-ce que ça ne serait pas ça, finalement, que la vie tente de nous apprendre chaque jour ?...

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24 juillet 2010

Scout toujours !...

" Personnellement, je suis toujours prêt à apprendre, bien que je n'aime pas toujours qu'on me donne des leçons !"
Winston Churchill

Que Churchill soit rassuré, nous sommes nombreux dans ce cas-là, le reconnaître c'est déjà faire une pas !...
On ne peut pas toujours non plus, sans broncher ni discuter ou argumenter, recevoir de l'autre l'évidence de notre erreur ou de notre ignorance : rester provisoirement sur sa position, la défendre... ne signifie pas obligatoirement que l'on refuse de considérer autre chose que son point de vue, mais simplement qu'on cherche un refuge pour reposer ses idées avant de les engager vers d'autres réflexions...
Si l'on ne défendait pas ses idées, ses actions, ses opinions, on n'avancerait pas beaucoup non plus... L'essentiel est de garder son esprit en mouvement : la précipitation garantit beaucoup moins l'aboutissement que la régularité de progression...

Et puis, tout dépend de la leçon à recevoir à la clé... et du donneur de leçon...
Il est des leçons plus faciles à apprendre que d'autres, et des pédagogies ludiques qui nous ravissent plus qu'elles ne nous pèsent...
Il y a souvent une connotation un peu péjorative dans l'expression "donner une leçon à quelqu'un", qui insiste plus sur la raison du donneur de leçon que sur le bénéfice de la leçon enseignée ou apprise, et c'est à la fois dommage et dommageable... parce que toutes les occasions d'évoluer devraient, au contraire, être valorisées plutôt que ressenties comme subies ou imposées...

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23 juillet 2010

Je sais, je sais...

" Le danger n'est pas ce qu'on ignore, mais ce qu'on tient pour vrai et qui ne l'est pas."
Mark Twain

L'ignorance limite parfois nos capacités de réflexion et d'action, mais nos fausses croyances sont encore bien plus limitantes.
Dans l'ignorance, il faut encore distinguer l'ignorance reconnue de l'auto-suffisance...
L'auto-suffisance s'affiche quand on est certain de la vérité, voire de la supériorité de son point de vue, et qu'à ce titre, non seulement on tient pour vrai ce qui n'est après tout que notre vue personnelle d'après les éléments que l'on détient... mais avec une force de mépris pour qui ne partage pas cette opinion, qui se révèle être carrément insupportable....

L'histoire a souvent prouvé les méfaits et les torts que l'ignorance peut causer, mais nous ne tirons pas toujours les leçons du passé. Nous sommes à une époque charnière dans l'histoire de l'humanité, même si nous ne nous en rendons pas tous compte. Nous croyons que la science peut éclairer tous les aspects et "mystères" de la vie, nous nous vouons au culte du rationnel et de l'explicable comme à une croyance sacrée, sans arriver à comprendre que d'autres dimensions de la vie nous échappent encore... et que c'est un bien plus qu'un mal de reconnaitre humblement que la science a ses limites...

Avoir des certitudes rassure... inévitablement... mais c'est le questionnement qui enrichit... car une certitude qui se pose comme une conclusion ferme la réflexion...
Tant qu'on garde dans son esprit une place pour la remise en question, on est sauvés de la sclérose.
La vie est un long processus de croissance et de transformation, notre problème est qu'on met souvent trop longtemps à le comprendre... La jeunesse est le temps des certitudes et des idées arrêtées, alors que la maturité rend les armes par le constat qu'en ce monde, on voit tout et son contraire, et qu'il n'est pas si évident de diagnostiquer le tort et la raison, le bien et le mal, le mieux et le pire...

Il nous faut faire l'effort d'apprendre chaque jour, sans honte, à nous débarrasser de toutes ces restrictions et convictions qui nous font la vie étriquée, parce que la seule certitude sur laquelle nous pouvons compter, c'est que nous ne savons jamais quand la machine se grippera jusqu'à s'arrêter... et que "Trop tard" peut une réalité bien plus blessante qu'un "Peut-être" consenti même du bout des lèvres...
L'expression "Il n'est jamais trop tard pour bien faire" est stupide : il arrive qu'il soit trop tard, et tous nos regrets et remords confondus ne peuvent plus rien y changer...
Ce que l'on remet à plus tard, c'est de la vie à crédit dont nous ne savons jamais si nous pourrons en être remboursés dans les promesses de bonheur ainsi espéré : hâtons-nous dons de remettre en question plutôt qu'à demain, tout ce que nous différons en pensée comme en action, et considérons quotidiennement la situation sous tous les angles qui se présentent, aussi nouveaux, dérangeants ou surprenants qu'ils puissent nous apparaitre...

Comme le susurrait Gabin :
"Quand j'étais jeune, je disais toujours "je sais, je sais..." Maintenant je sais, je sais qu'on ne sait jamais..."

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22 juillet 2010

Les N(é)oFriends...

" Dégage , j'ai déjà plein d'amis sur FaceBook ! "
Lu sur un Tee Shirt...

L'engouement pour les réseaux sociaux virtuels est une véritable révolution, les gens se sont pris au jeu de cette nouvelle donne relationnelle... même si le mot de "relation" peut y paraitre un peu vide parfois...

En effet, quand on y surfe en touriste, et qu'on visite les profils en détail, il y a un côté voyeuriste/exhibitioniste indéniable : nombreux sont ceux qui y exposent une vie, un cercle d'amis et des humeurs sans censure ni pudeur, et comptabilisent plus "d'amis" qu'ils ne pourraient en rencontrer en une vie...
"Veux-tu être mon ami ?" est la formule consacrée sur Facebook pour entrer en relation avec une personne, de connaissance ou totalement inconnue... sous-entendant ainsi, que toute relation débouche sur une amitié.

Quel est donc le sens de ce mot "ami" ?...

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21 juillet 2010

C'est bien cela, Charles !*

" La chose en laquelle vous croyez finit toujours par se produire, et la croyance en une chose est ce qui la fait se produire."
Franck Lloyd Wright

Sans revenir sur l'influence indéniable de la pensée sur la réalité, une telle "croyance" permet de garder toujours présente une confiance inébranlable... et parfois ça n'est pas superflu !...
Naturellement, la croyance ne peut pas tout faire, et lorsqu'elle implique d'autres personnes relationnellement, elle ne donne pas toujours les résultats espérés : chacun mettant en œuvre ses propres croyances...

On entend parfois l'expression "Croire en sa bonne étoile"... cela relève de la même croyance, formulée différemment...
Sans foi en ses rêves, on ne peut pas les atteindre, et plutôt que de s'en remettre aux étoiles, autant prendre à sa charge la réussite de ses objectifs...

On n'est jamais si bien servi que par soi-même !

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* Clin d'oeil à Charles Nodier : "Il n'y a que deux choses qui servent au bonheur : c'est de croire et d'aimer."

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20 juillet 2010

L'Etre et le Valoir...

" "J'ai de la valeur", cette simple phrase exprime toute la réconciliation qui se joue dans une vie."
Paule Salomon

La reconnaissance de notre valeur personnelle ne peut pas nous être apportée par les autres : il faut savoir soi-même s'attribuer une valeur pour pouvoir la voir reconnue hors de nos propres frontières...
Reconnaitre sa valeur personnelle n'est pas se hausser au-dessus des autres, ce qui relève du complexe de supériorité qui frise parfois la pathologie, ni se minimiser pour ne pas indisposer son entourage... Non... Reconnaitre sa valeur, c'est avant tout accepter la personne que l'on est, toujours perfectible et en devenir, mais avec une singularité unique au même titre que toutes les autres personnes que l'on rencontre...

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19 juillet 2010

L'instinct d'aimer ?...

" La fidélité, c'est quand l'amour est plus fort que l'instinct."
Paul Carvel

L'instinct relève de la nature par opposition à la culture, et englobe tous les comportements innés par opposition à ceux que l'on acquiert par imprégnation. On fait parfois le raccourci de rapprocher nos instincts de la part animale qui fait partie aussi de chaque être humain, mais on ne peut pas toujours invoquer l'instinct pour expliquer ou excuser nos comportements un peu "primaires"...

Par fidélité conjugale, on sous-entend la plupart du temps la fidélité sexuelle, or selon un sondage Sofres, "pour les français la fidélité est la seconde attitude d'un couple pour sa réussite, après le dialogue et devant « l'engagement pour le meilleur et pour le pire"... L'amour partagé entre deux personnes s'engageant dans un couple s'appuie donc d'abord sur une confiance, un partage et une entraide...

La fidélité, ce n'est pas quand l'amour est plus fort que l'instinct, parce que l'instinct pousse aussi beaucoup d'espèces animales à la recherche d'un compagnonnage de vie exclusif... et en cela, l'homme ne se distingue donc guère...
Les raisons de la fidélité ne sont pas toujours attribuables à une quelconque réflexion qui nous éloignerait de nos instincts pulsionnels, mais plutôt dans le contexte d'un engagement pris qu'il nous plait de respecter... ou pas...

Si "Le cœur a ses raisons que la raison ignore" (Pascal), la fidélité, elle, a ses raisons que l'amour reconnait...
Il est rare de rencontrer l'infidélité conjugale là où les cœurs battent à l'unisson, l'état amoureux opérant une sorte de reprogrammation du cerveau qui enceint les intéressés dans une sorte de bulle protectrice hors du monde...
Cet état, étudié par les neurobiologistes, est cependant évalué à une durée de trois ans (cf travaux de Lucy Vincent), alors même qu'au-delà de cette période "idyllique", la fidélité conjugale perdure chez plus de 70% des couples : les raisons de la fidélité ne sont donc ni liées à l'instinct, ni à une programmation du cerveau...

Il semble néanmoins impossible de déterminer si l'être humain est par nature monogame ou polygame, parce qu'on peut manipuler les données et les chiffres comme on veut pour leur faire dire ce que l'on a envie de prouver...
Les faits sont, qu'il y a une sécrétion d'endorphines plus importante quand on est en état de plaisir et notamment quand on se trouve dans l'état amoureux, que culturellement la fidélité conjugale est communément admise, et que celle-ci est aussi la base de la plupart des couples qui ne se séparent pas... mais on ne peut en tirer aucune conclusion universelle...
Qui plus est, on constate de grandes différences dans la façon d'appréhender la fidélité conjugale suivant le genre, les hommes étant souvent plus sujets à l'écoute d'un instinct phys(iolog)ique que les femmes... quoique les évolutions récentes de la société en matière de comportements sexuels commencent à mettre hommes et femmes sur un terrain d'égalité à ce niveau...

La fidélité ne peut ni se réclamer ni se garantir, elle est don de soi, non pas à l'autre, mais bien à soi-même dans l'engagement que l'on prend individuellement et égoïstement à l'égard d'un(e) partenaire librement choisi(e), par un instinct d'aimer qui nous fait penser que l'élu(e) de son choix est la moitié évidente qui nous fait éprouver un sentiment de "complétude" tel, que nos sens, nos sentiments et nos raisonnements s'harmonisent et se suffisent ...
Et tout le reste est débat philosophique...

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Posté par laurencewitko à 01:33 - Les uns et les autres... - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 juillet 2010

Aime ton prochain comme toi-même ?...

" On a besoin de patience avec tout le monde, mais particulièrement avec soi-même."
Saint François de Sales

La bonté et la générosité s'apprennent d'abord face à soi...
Comment peut-on faire preuve d'indulgence envers les autres, si l'on n'est pas d'abord capables de se confronter à ses propres limitations, et à les accepter ?...
Le "Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse" est stupidement négatif, il est d'urgence à remplacer par un "Fais aux autres et pour les autres ce que tu aimerais que l'on fasse pour toi..."
Ainsi, au lieu de rentrer dans une logique d'interdits, de frustrations et d'efforts, on adopte une attitude de don, d'écoute et d'attention, beaucoup plus propice à l'empathie et à l'harmonie que n'importe quelle injonction à l'allure de mise en garde ou de jugement dernier...

Toutes les théories issues des courants de développement personnel insistent sur cette évidence : c'est en étant en paix avec soi-même que l'on trouve l'équilibre, et que l'on peut s'ouvrir aux autres...
L'auto-jugement et l'auto-censure sont des freins puissants à l'épanouissement de notre vraie nature : rajouter à nos défauts et à nos limitations des coups de bâtons inutiles ne peut pas nous apporter la sérénité dans notre vie. Nous sommes tous des êtres en devenir, qui ne cessons d'évoluer au cours de nos vies : le temps joue en notre faveur, apprenons la patience nécessaire pour couvrir la distance dans les meilleures conditions, et le voyage se peuplera de souvenirs plus enrichissants les uns que les autres...

Je n'ai pas le prétention d'avoir des leçons à donner à qui que ce soit, mais il est des vérités simples qui méritent de circuler, et mes réflexions quotidiennes n'ont d'autres buts que d'inciter chacun à méditer sur le chemin qu'il emprunte...
Si chacun de nous travaillait à trouver sa propre harmonie, au lieu d'évoluer dans un monde comparatif, les relations seraient grandement changées... On ne vit pas pour "devenir", on "est" tous les jours dans un devenir qui s'ancre à chaque instant...

Faire attention à soi n'est pas philosophie nombriliste de l'Ego : être attentif à ne pas se juger plus durement que les autres, savoir se donner le temps d'atteindre ses buts, accepter ses faiblesses, s'aimer malgré les griefs que l'on peut avoir contre certains mécanismes dont nous sommes prisonniers, etc... n'est-ce pas juste une saine hygiène de vie à adopter ?...
S'en vouloir et s'auto-punir, se dévaloriser, se critiquer... sont des comportements auto destructeurs qui ne peuvent en aucun cas nous rendre meilleurs...
Plus nous nous acceptons, plus nous ouvrons nos esprits à la diversité et à la différence...

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17 juillet 2010

Jeux de béliers...

" La crise (qui) sert en quelque sorte de bélier, pour enfoncer les portes de ces forteresses où nous nous tenons murés."
Christiane Singer

" En grec, « Κρίσις », la crise, est la faculté de distinguer, une décision entre deux choix possibles. Une crise suppose donc une prise de décision, une action pour s’en sortir. La crise est une situation insolite caractérisée par son instabilité, qui oblige à adopter une gouvernance spécifique pour revenir au mode usuel de vie." (Wikipédia)

La crise est une situation dans laquelle on perd ses repères habituels devant un inédit déstabilisant, et dans laquelle on se retrouve en face de soi, seul responsable possible dans les choix que l'on fera.
La crise est souvent un épisode douloureux, mais toujours temporaire...
Il y a en général, des signes avant coureurs, annonciateurs de cet état de fait, mais auxquels on ne prête pas toujours l'attention nécessaire, consciemment ou inconsciemment... La crise n'est jamais subite, elle est le résultat d'une accumulation, jusqu'à ce que la prise de décision devienne inévitable...

Aussi difficile à traverser qu'elle puisse être, une crise est toujours salutaire, puisqu'elle permet de mettre à plat tous nos hauts et tous nos bas à la recherche d'une issue pour retrouver une harmonie de vie soudain disparue.
Chaque crise est un tremplin pour nous propulser vers plus d'adéquation entre ce que l'on vit, et ce dont on a envie ou besoin... Oui, la crise est une sorte de bélier qui vient heurter nos barrières de défense, qui parait nous bousculer voire nous pulvériser, alors qu'au final, elle nous libère de nos fausses croyances et de nos craintes en nous obligeant à (re)prendre ferme en mains les rênes de notre avenir...

Aussi ne faut-il pas redouter ces moments de doute et d'incertitudes... parce qu'ils nous rendent plus forts. Ils sont des défis, des challenges que nous finissons toujours par relever d'une façon ou d'une autre, et la combativité que nous y déployons renforce notre confiance, même si parfois nous avons l'impression d'y laisser quelques plumes...
Les arbres perdent leurs feuilles en hiver, mais en fabriquent d'autres au printemps...
Nombreux sont les animaux qui muent, qui se défont de leurs anciennes peaux pour renaitre "à neuf"...
Les nuages qui voilent le soleil, jamais pourtant ne l'éteignent...
Seules les pierres et le monde minéral semble immuable... en surface du moins...
Eléments de la nature, nous n'échappons pas à la loi du changement et de la transformation...

La crise est une chance, elle nous permet de ne jamais stagner...
Et comme tout arrive toujours au moment opportun, avec sa propre raison, au lieu de se lamenter et d'accuser la fatalité, mieux vaut s'interroger sur ce que la crise pointe de douloureux... C'est dans la douleur ressentie, et l'intensité de la prise de conscience que l'on trouve les réponses aux questions qu'elle pose.

C'est avec le sourire que nous devrions accueillir la crise, car elle est promesse d'un avenir remis entre nos mains...
Elle n'apporte jamais que des questions, auxquelles il nous incombe librement, de répondre en notre âme et conscience... ou de s'y soustraire et d'abandonner notre libre arbitre en baissant les bras...

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Posté par laurencewitko à 02:00 - L'espace du réel... - Commentaires [0] - Permalien [#]