EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

23 juillet 2010

Je sais, je sais...

" Le danger n'est pas ce qu'on ignore, mais ce qu'on tient pour vrai et qui ne l'est pas."
Mark Twain

L'ignorance limite parfois nos capacités de réflexion et d'action, mais nos fausses croyances sont encore bien plus limitantes.
Dans l'ignorance, il faut encore distinguer l'ignorance reconnue de l'auto-suffisance...
L'auto-suffisance s'affiche quand on est certain de la vérité, voire de la supériorité de son point de vue, et qu'à ce titre, non seulement on tient pour vrai ce qui n'est après tout que notre vue personnelle d'après les éléments que l'on détient... mais avec une force de mépris pour qui ne partage pas cette opinion, qui se révèle être carrément insupportable....

L'histoire a souvent prouvé les méfaits et les torts que l'ignorance peut causer, mais nous ne tirons pas toujours les leçons du passé. Nous sommes à une époque charnière dans l'histoire de l'humanité, même si nous ne nous en rendons pas tous compte. Nous croyons que la science peut éclairer tous les aspects et "mystères" de la vie, nous nous vouons au culte du rationnel et de l'explicable comme à une croyance sacrée, sans arriver à comprendre que d'autres dimensions de la vie nous échappent encore... et que c'est un bien plus qu'un mal de reconnaitre humblement que la science a ses limites...

Avoir des certitudes rassure... inévitablement... mais c'est le questionnement qui enrichit... car une certitude qui se pose comme une conclusion ferme la réflexion...
Tant qu'on garde dans son esprit une place pour la remise en question, on est sauvés de la sclérose.
La vie est un long processus de croissance et de transformation, notre problème est qu'on met souvent trop longtemps à le comprendre... La jeunesse est le temps des certitudes et des idées arrêtées, alors que la maturité rend les armes par le constat qu'en ce monde, on voit tout et son contraire, et qu'il n'est pas si évident de diagnostiquer le tort et la raison, le bien et le mal, le mieux et le pire...

Il nous faut faire l'effort d'apprendre chaque jour, sans honte, à nous débarrasser de toutes ces restrictions et convictions qui nous font la vie étriquée, parce que la seule certitude sur laquelle nous pouvons compter, c'est que nous ne savons jamais quand la machine se grippera jusqu'à s'arrêter... et que "Trop tard" peut une réalité bien plus blessante qu'un "Peut-être" consenti même du bout des lèvres...
L'expression "Il n'est jamais trop tard pour bien faire" est stupide : il arrive qu'il soit trop tard, et tous nos regrets et remords confondus ne peuvent plus rien y changer...
Ce que l'on remet à plus tard, c'est de la vie à crédit dont nous ne savons jamais si nous pourrons en être remboursés dans les promesses de bonheur ainsi espéré : hâtons-nous dons de remettre en question plutôt qu'à demain, tout ce que nous différons en pensée comme en action, et considérons quotidiennement la situation sous tous les angles qui se présentent, aussi nouveaux, dérangeants ou surprenants qu'ils puissent nous apparaitre...

Comme le susurrait Gabin :
"Quand j'étais jeune, je disais toujours "je sais, je sais..." Maintenant je sais, je sais qu'on ne sait jamais..."

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Posté par laurencewitko à 22:28 - Sociosophie... - Commentaires [0] - Permalien [#]