EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

19 juillet 2010

L'instinct d'aimer ?...

" La fidélité, c'est quand l'amour est plus fort que l'instinct."
Paul Carvel

L'instinct relève de la nature par opposition à la culture, et englobe tous les comportements innés par opposition à ceux que l'on acquiert par imprégnation. On fait parfois le raccourci de rapprocher nos instincts de la part animale qui fait partie aussi de chaque être humain, mais on ne peut pas toujours invoquer l'instinct pour expliquer ou excuser nos comportements un peu "primaires"...

Par fidélité conjugale, on sous-entend la plupart du temps la fidélité sexuelle, or selon un sondage Sofres, "pour les français la fidélité est la seconde attitude d'un couple pour sa réussite, après le dialogue et devant « l'engagement pour le meilleur et pour le pire"... L'amour partagé entre deux personnes s'engageant dans un couple s'appuie donc d'abord sur une confiance, un partage et une entraide...

La fidélité, ce n'est pas quand l'amour est plus fort que l'instinct, parce que l'instinct pousse aussi beaucoup d'espèces animales à la recherche d'un compagnonnage de vie exclusif... et en cela, l'homme ne se distingue donc guère...
Les raisons de la fidélité ne sont pas toujours attribuables à une quelconque réflexion qui nous éloignerait de nos instincts pulsionnels, mais plutôt dans le contexte d'un engagement pris qu'il nous plait de respecter... ou pas...

Si "Le cœur a ses raisons que la raison ignore" (Pascal), la fidélité, elle, a ses raisons que l'amour reconnait...
Il est rare de rencontrer l'infidélité conjugale là où les cœurs battent à l'unisson, l'état amoureux opérant une sorte de reprogrammation du cerveau qui enceint les intéressés dans une sorte de bulle protectrice hors du monde...
Cet état, étudié par les neurobiologistes, est cependant évalué à une durée de trois ans (cf travaux de Lucy Vincent), alors même qu'au-delà de cette période "idyllique", la fidélité conjugale perdure chez plus de 70% des couples : les raisons de la fidélité ne sont donc ni liées à l'instinct, ni à une programmation du cerveau...

Il semble néanmoins impossible de déterminer si l'être humain est par nature monogame ou polygame, parce qu'on peut manipuler les données et les chiffres comme on veut pour leur faire dire ce que l'on a envie de prouver...
Les faits sont, qu'il y a une sécrétion d'endorphines plus importante quand on est en état de plaisir et notamment quand on se trouve dans l'état amoureux, que culturellement la fidélité conjugale est communément admise, et que celle-ci est aussi la base de la plupart des couples qui ne se séparent pas... mais on ne peut en tirer aucune conclusion universelle...
Qui plus est, on constate de grandes différences dans la façon d'appréhender la fidélité conjugale suivant le genre, les hommes étant souvent plus sujets à l'écoute d'un instinct phys(iolog)ique que les femmes... quoique les évolutions récentes de la société en matière de comportements sexuels commencent à mettre hommes et femmes sur un terrain d'égalité à ce niveau...

La fidélité ne peut ni se réclamer ni se garantir, elle est don de soi, non pas à l'autre, mais bien à soi-même dans l'engagement que l'on prend individuellement et égoïstement à l'égard d'un(e) partenaire librement choisi(e), par un instinct d'aimer qui nous fait penser que l'élu(e) de son choix est la moitié évidente qui nous fait éprouver un sentiment de "complétude" tel, que nos sens, nos sentiments et nos raisonnements s'harmonisent et se suffisent ...
Et tout le reste est débat philosophique...

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Posté par laurencewitko à 01:33 - Les uns et les autres... - Commentaires [0] - Permalien [#]