EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

31 janvier 2010

Réduction de fractions...

" L'homme devrait mettre autant d'ardeur à simplifier sa vie qu'il en met à la compliquer."
Henri Bergson

Mark Twain disait quelque chose du genre "Ma vie est une somme de problèmes, dont la plupart ne me sont jamais arrivés..." On ne peut s'empêcher d'y voir une étrange corrélation avec la vie de beaucoup de gens que l'on côtoie, et qui n'ont de cesse de s'angoisser, en anticipant un avenir dont ils ne savent pas grand chose...
Le mode de fonctionnement prédiction/angoisse est l'un des plus répandus, alors même qu'il nuit à tout épanouissement personnel.
Pourquoi de deux éventualités possibles, choisir la moins favorable ?...
Pour ne pas être déçu, pour ne pas être déstabilisé, par préférence pour les surprises agréables plutôt que pour les mauvaises... Chacun avance ses raisons de préférer envisager le pire que le meilleur, mais en définitive, le résultat obtenu est que tout le bon du présent est gâché par un hypothétique avenir qui pourrait être décevant... Le coût est élevé...

En mathématique, discipline de réflexion s'attelant à des problématiques complexes, on essaie toujours de simplifier le problème de base avant de s'attacher à le résoudre : c'est cette simplification, cette réduction de la complexité en des séquences mieux maitrisées, qui permet de conduire un raisonnement en minimisant le risque d'erreurs...
Même si nous n'avons pas tous les mêmes aptitudes à résoudre des équations complexes, nous pouvons en extraire le principe de simplification comme gage d'une meilleure lisibilité de notre environnement...
Or la plupart du temps, on se complique la vie pour pas grand chose, et au lieu de prendre les "problèmes" un par un, on s'empêtre dans une globalité, qui nous fait confondre les choses essentielles et les détails qu'on peut mettre de côté.

L'anxiété est une névrose invalidante puisqu'elle nous prive de la jouissance du présent qui, ne sera pas récupérable, même s'il se voit par la suite transformé, retraité en regrets et en remords... D'autant plus qu'anticiper une situation ou des évènements désagréables, sous ce seul aspect, ne permet pas de les éviter...
Sur le même modèle, le déni nous prive de l'instant en lui substituant un présent fantasmé, qui ne peut rien apporter de bénéfique, puisqu'il est mensonge en stand by, bombe à retardement qui ne manquera pas un jour de nous exploser à la face, au contact d'une réalité soudain plus forte que nos écrans de fumée projetés sur la vie...

Alors simplifions...
Simplifions et jetons dans nos douves tout ce qui ne nous permet pas de vivre aujourd'hui sereinement.
Rangeons à hier tout ce qui nous a blessé ou fait souffrir mais qui appartient à un temps révolu sur lequel on n'a pas, et on n'aura plus jamais prise : vivre c'est accepter ses erreurs, mais aussi celles des autres même lorsqu'elles nous ont atteint de front...
Laissons dans le vestibule de l'entrée les doutes pour demain, si nous savons que nous n'avons aucun moyen de les transformer en certitudes qui peuvent nous rassurer...
Et asseyons-nous confortablement au grand buffet autour duquel aujourd'hui nous convie... pour y déguster à l'envi les plaisirs simples de la vie...

Il n'est, en général, nul besoin de plats très compliqués pour rassasier un appétit de vivre, mais il faut prendre le temps de se mettre à table...

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30 janvier 2010

Jusqu'où ?...

" Dans l'amour, on n'ose hasarder parce que l'on craint de tout perdre ; il faut pourtant avancer, mais qui peut dire jusqu'où ? "
Blaise Pascal

Abreuvés par les "Ils se marièrent, eurent beaucoup d'enfants et vécurent heureux jusqu'à la fin de leurs jours", forcément qu'arrivés à l'âge d'expérimenter soi-même l'affaire, on flaire un peu l'arnaque...
Les "toujours" ne sont pas toujours au rendez-vous et les "jamais" ne sont jamais là où on les attendait...
L'amour, en version radicale des contes des fées, on constate bien que c'est plutôt bancal, et qu'à l'usage et l'expérience, on est forcés de s'adapter, et de revoir tous les adverbes, et même la ponctuation qui rythme le cours de la vie...

Il arrive même qu'on devienne un peu frileux, un peu peureux... C'est pas qu'on n'y croit pas, ou qu'on n'y croit plus, mais on devient prudent : c'est pas facile de maitriser ses sentiments... comme les boomerangs, on les lance loin devant, et vlan ! des fois ils reviennent après avoir fait le tour de l'horizon, et nous frappent en plein où ça peut faire mal... au moment où on s'y attend pas...
Forcément qu'il y a de quoi devenir méfiant... On a beau s'escrimer à tirer des leçons, à étudier la technique, à essayer de tout contrôler... La vérité, c'est que personne ne sait jamais... et que ceux qui disent le contraire, c'est que des bonimenteurs...

En amour, il n'y a de vérité que personnelle... c'est comme pour le Pass Navigo, chacun la sienne... On a tous un portrait robot amoureux collé sur notre histoire, notre cartographie émotionnelle, et les zones définies dans lesquelles on veut bien voyager... et celles où on a peur de s'aventurer...
Quand on embarque, on valide tout ça, même à notre insu... On a ses itinéraires d'habitudes, ses stations de référence et ses places préférées pour voyager...
Tout peut très bien fonctionner, tant qu'on n'a pas à changer de ligne ou de train...
L'habitude c'est terrible, on s'end rend pas toujours compte, mais ça crée des automatismes... et les automatismes, ça sécurise... ça annule le besoin de réfléchir, ça libère de la peur et de l'incertitude...

Les circonstances comptent, suivant qu'on change de train de son plein gré, que celui-ci connaisse une avarie technique indépendante de toute responsabilité bilatérale, qu'on en tombe ou qu'on s'en fasse jeter... C'est sûr qu'on ne recomposte pas de la même façon en montant dans le suivant... et l'on n'interroge pas non plus pareillement ses habitudes et ses réflexes...
Il y a toujours un temps d'adaptation avant de s'asseoir dans un nouveau train d'habitudes... parce que, on est incorrigibles, on ne peut pas se passer de ce qui nous procure un sentiment de sécurité...

Un train qui roule, ça peut toujours dérailler... mais est-ce qu'anticiper cette éventualité, nous rend le voyage plus serein ou plus difficile, par la préparation mentale ainsi effectuée ?...
On n'est jamais sûr de l'horaire d'arrivée, mais décompter le temps qui passe aide-t-il le train à tenir ses promesses ?...
Les "probablement" et les "peut-être", les beaux paysages qui défilent sont des éléments du voyage, ne nous invitent-ils pas mieux à la rêverie et à la détente que les angoisses de claustrophobie et d'intempéries ?...

Jusqu'où ?... Jusqu'où vont les chemins de l'amour ?... Ils vont jusqu'au bout !... Ils vont toujours jusqu'au bout... Qu'on les borde ou non de "toujours" pour s'y sécuriser.
Ils ont leur propre géographie... et il n'y a rien à maitriser...

L'amour est fils de sentiment, et quand il devient grand... qui peut se targuer de pouvoir encore le commander ?...

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29 janvier 2010

Venir, revenir, devenir ou advenir ?...

" Que c'est bien d'être, mais l'important c'est de devenir."
Antoine Bourdelle

Les vertus de la méditation sont nombreuses... certes, mais comme pour tout, l'excès devient nocif !...
A trop méditer, à ne se complaire que dans l'observation passive, on s'enracine dans une no way's life qui nous exclut...

Etre, ne se réduit pas à méditer non plus...
Etre, est un état de fait, un droit inaliénable qu'il faut pourtant parfois arracher à la vie, à soi-même encore plus qu'à la conscience collective : nous sommes nos premiers miroirs sans tain, bien avant que notre reflet ne soit perçu à l'extérieur...

D'abord on vient au monde, et on y s'y expérimente de gré ou de force, graduellement à toutes ses faces.
Il faut en faire du chemin souvent, avant de comprendre que notre plus grande richesse, on l'a au départ, à l'intérieur de soi...
Alors on en revient... on revient vers soi, on tente de redevenir à soi, en se défaisant de toutes les images, préjugés ou présupposés glanés... Après avoir appris, il faut désapprendre pour mieux trouver le savoir inné dont on était porteur à la base, et qui fait de chacun... ce qu'il est...
Ainsi on devient... on devient ce que l'on est, et plus rien d'autre, parce qu'on ne peut jamais ressembler à autre chose qu'à une caricature, quand on fonde sa personne et sa personnalité, sur des principes que l'on nous inculque plutôt que sur ceux que l'on découvre...
Et qu'est ce qu'il en advient ?... Il en advient des personnes, uniques, non interchangeables, riches de ce qu'elles sont, sans avoir rien à prouver, ni à imposer à quiconque, ni à justifier...

Ce chemin en boucle peut paraitre bien réducteur et même par trop facile... mais il n'est pas si fréquenté : nombreux sont ceux qui s'arrêtent à la première étape, et qui vivent par habitude comme on leur enseigne, sans jamais se poser la question de ce qui leur appartient en propre et de ce qu'on a fabriqué d'eux...
L'important n'est pas d'être quelqu'un dans le "monde", mais bien de devenir quelqu'un à ses propres yeux, de se reconnaitre une valeur...
Quand l'estime de soi va... tout va...
Ce n'est pas le monde extérieur qui nous blesse, c'est notre observation du retour à l'envoyeur qu'on en éprouve, qui nous déstabilise généralement...
Notre force n'est jamais qu'intérieure pour rester debout dans les orages de la vie...

" Deviens qui tu es. Fais ce que toi seul peux faire." (F. Nietzsche)

Y a-t-il une autre possibilité de suivre son chemin ?...

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28 janvier 2010

Pause Effervescence...

" J'ai tellement à faire aujourd'hui que je vais devoir méditer deux fois plus longtemps. "
Gandhi

L'idée peut paraître paradoxale, pourtant pris dans un tourbillon de priorités à gérer, lâcher prise sur "l'urgence" du moment, c'est s'y préparer beaucoup plus efficacement qu'on ne le croit...
Quand on est dans un environnement calme, avec un emploi du temps qui ne surmène ni notre organisme ni notre mental, la gestion est facile : c'est dans les moments où l'on doit mener plusieurs tâches à la fois en un minimum de temps qu'une tension se crée...

Méditer permet d'abord, un relâchement physique, une relaxation... Un corps en état de stress, ce sont des tensions, des muscles contractés, un rythme respiratoire anarchique et une élévation de la pression artérielle... entre autres...
Dans de telles dispositions, comment le corps peut-il être performant ?...

Méditer permet d'évacuer le stress, et par rebond de se distancier émotionnellement de l'emprise des circonstances et de l'interprétation qu'on en fait... Le simple fait de se mettre en état de relaxation, c'est-à-dire de modifier ses ondes cérébrales donne la possibilité au cerveau de fonctionner de manière plus harmonieuse, par le détachement ainsi créé : l'imagination, la créativité, l'abstraction comme la conceptualisation sont libérées des pensées parasites qui soustraient à notre vue tout un champ de possibles et de possibilités...
Méditer, se retirer du mouvement, n'est pas un acte d'enfermement, mais bien un acte d'ouverture...

Méditer permet une reconnexion avec soi-même...  Prendre du recul est impossible quand on est dans l'action et l'urgence : s'arrêter un instant, en étant pleinement conscient que cet arrêt en mode pause ne met pas du tout le monde autour de nous en danger, est une liberté à laquelle il faudrait résolument recourir plus souvent...
En effet, méditer n'est pas une "non action", mais bel et bien une force d'action qualitative...

La méditation a encore une image avec une connotation un peu trop "spirituelle" : personne n'est obligé de viser le nirvana !...
Non... Heureusement !...
Mais chacun devrait apprendre à s'arrêter de temps en temps, et à passer du mode opérationnel au mode "observationnel"... A la portée de tous... s'asseoir un instant, pas nécessairement en position du lotus, ni en tournant ses paumes vers le ciel... pas d'obligation de se raser le crâne non plus ni de porter un sari !...
Juste s'arrêter, se mettre à l'écart dans sa tête, du bruit et du mouvement, et cesser de remuer le flot de ses pensées...
Finalement un peu comme devant la télé... mais SANS la télé quoi !...

Ce qui freine l'accès et le recours à la "méditation", c'est tout le tintouin qu'on fait autour...
Méditer, après tout, c'est rien qu'un truc tout simple : ne pas chercher à penser, juste laisser les pensées, les sensations, les émotions nous traverser sans s'accrocher à aucune d'elles... Voguer tranquillement sur les flots du temps qui passe sans chercher ni à s'y inclure ni à s'y soustraire...
Juste être...
Il n'y a que dans cette expérience d'être, qu'on peut comprendre ce qu'est le "être à soi", étape obligatoire pour vivre un "être aux autres" un peu harmonieux... parce que ...

Sur quoi peut-on appuyer sa relation aux autres, si l'on ne sait pas avoir avec soi-même une relation apaisée ?...

Méditons...  ... Méditons...

Posté par laurencewitko à 18:59 - Sociosophie... - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 janvier 2010

Une p'tite impulsion m'ssieurs, dames !...

" Il faut donner quelque chose au hasard."
Philippe Joseph Le Roux

Le hasard n'existe pas, le hasard, c'est rien du tout... c'est juste des opportunités, des possibilités, des billets d'entrée au spectacle de l'avenir à utiliser avec ou sans date de fin de validité...
On parle de hasard quand cette "possibilité" ne nous apparaissait pas, mais ce n'est jamais le hasard qui fait les choses, ce sont nos choix face à ces "possibilités"...

Au hasard, la première chose à donner, c'est de l'attention...
On ne voit des signes que lorsqu'on les cherche, comme quand on conduit... Sur les routes il y a des tas de panneaux indicateurs, on en regarde mais on ne les regarde pas tous, tout le temps : on cherche à voir ceux que l'on veut trouver, ceux qui nous sont utiles pour rejoindre notre destination...
Pour la vie, c'est pareil : on voit ce qu'on veut bien voir... et on trouve les opportunités et les possibilités concrètes que l'on veut bien trouver...

Au hasard, il faut donner l'importance qu'il mérite...
Il y a des hasards dont on se passerait bien, ces concours de circonstances fâcheux, qui ne nous font pas tellement sourire... Il faut les prendre pour ce qu'ils sont : des signes évidents qu'on n'était pas au moment opportun pour le but qu'on avait en tête, ou que l'opportunité qu'on a cru voir n'était sans doute pas là où l'a pensé...
La vie est un défi d'équilibre permanent : nous avons toujours le pouvoir de faire pencher la balance du côté que l'on veut... en dépit des circonstances...

Au hasard, il faut donner sa confiance...
On ne peut pas vivre en contrôle permanent, y a trop de facteurs, trop de paramètres à mettre en parallèle, trop d'interactivité : il faut lâcher prise sur tout ce dont nous ne sommes pas seuls décisionnaires... Le soleil, la pluie, l'humeur des uns et des autres, la sincérité de ceux que l'on côtoie, les décisions qu'ils prendront ou pas... ne sont pas des facteurs contrôlables...
Pour être heureux n'essayons pas de savoir par avance de quoi sera fait demain, mais restons en confiance... à croire que l'on est heureux, on le devient...

Au hasard, il faut donner sa chance...
Pourquoi rejeter ce qui nous arrive sans qu'on ait, même eu le temps, de l'envisager ?... On a tellement de trucs qui nous tournent dans la tête, c'est sûr qu'on ne peut jamais tout prévoir ni tout savoir... des questions qu'on n'a pas le temps de se poser même parfois...
Donner une chance au hasard, c'est se donner une chance à soi de voir les choses différemment de ce qu'on prévoit... la différence, souvent ça ouvre l'espace et ça enrichit...

Une p'tite impulsion, on sait jamais ce que ça va rapporter...
Mais l'attentisme, faut bien reconnaître, c'est pas très payeur non plus !...

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26 janvier 2010

Sans plus attendre...

" Il est difficile d'évaluer le sens de la vie d'une personne."
Edward Cole à Carter Chambers, tiré du film "Sans plus attendre"

Les projets, les rêves sont un peu des fils conducteurs, qui nous donnent des directions, même si on ne prend pas forcément l'itinéraire le plus direct, le plus rapide ou le plus sûr pour les rejoindre...
... parce que le temps nous fait serpenter de droite et de gauche dans sa spirale infernale...
... parce que les circonstances de la vie nous dévient parfois de façon inattendue...
... parce que nous sommes rarement les seuls acteurs à décider de notre itinéraire...
... parce qu'une vie... c'est plutôt court au final...

"Demain..." vient plus tôt qu'on le pense, suivis de plein d'autres, et d'autres encore...
De temps en temps, on lève le nez du guidon, et on s'aperçoit qu'on est en retard sur notre timing, qu'on a le planning qui se sent à l'étroit dans une ébullition permanente qui fait qu'on s'oublie, qu'on oublie l'importance de nos envies, de nos vies...
Parfois on n'oublie même de lever le nez du guidon...

Faire défiler sa "bucket list" (sa liste de choses qu'on voudrait faire) mentalement de temps en temps, peut nous permettre de prendre conscience de la distance qu'on met trop souvent entre ses rêves et la réalité pour des tas de raisons... mais la principale, c'est qu'on ne prend pas garde au temps qui passe, et qu'on vit comme si nous étions immortels temporellement, alors même que le sablier est renversé dès le départ, et qu'on ne sait jamais, à quel moment le dernier grain de sable passera...
C'est plutôt silencieux un sablier, on ne l'entend pas si on n'y prête pas attention...

" Ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd'hui." On se sert souvent de ce proverbe d'une façon stupide, pour lutter contre la procrastination notamment, alors qu'en vérité, il faut le prendre au sens littéral et positif : vivre d'aujourd'hui tout ce qu'on peut en vivre sans remettre à demain ses promesses de bonheur...

Deux questions en filigrane, à l'approche de la fin du temps réglementaire, qui devraient se poser bien avant ce moment-là :
-- As-tu éprouvé le bonheur ?...
-- Est-ce que d'autres ont éprouvé du bonheur grâce à toi ?...
Si la réponse à une seule des deux questions semble négative, il est grand temps de remettre à jour votre bucket list, et de retrousser vos manches...
Sans plus attendre...

Le facteur sonne peut-être toujours deux fois... mais la vie, elle, ne donne pas toujours une seconde chance pour répondre à son appel...

Et puis sonner deux fois...
A quoi ça sert si y a personne pour répondre ?... ou que personne ne fait l'effort de se bouger ?...

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Bucket liste...

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25 janvier 2010

Saint Antoine de Padoue...

" C'est quand on perd les choses qu'on s'aperçoit qu'on pouvait s'en passer. Pour les gens, c'est le contraire."
Romain Guilleaumes

On a tous fait cette expérience, de choses auxquelles on tenait beaucoup, et qui d'un coup disparaissent de notre quotidien, du fait de leur perte ou de leur usure... renvoyées par la fugacité et la futilité du temps, qui sans cesse se renouvelle et se fait autre et différent...
On a beau dire ce qu'on veut, tout objet "irremplaçable" finit par devenir, à un moment ou à un autre, un objet du passé...

Pour les gens, par contre, juste observation : c'est le contraire... La perte nous invite à prendre la mesure de leur valeur : parfois insignifiante, parfois nulle et parfois d'une importance dont on ne s'était pas aperçu...
Après tout, c'est un constat plutôt rassurant, qui donne à l'individu toute sa force d'existence.
C'est aussi un constat qui peut être difficile, puisqu'il rajoute sur la douleur de la perte, ce regret de n'avoir pas été assez attentif à l'instant... Cette attention nécessaire pour évaluer ce que nous apporte les gens qui gravitent autour de nous...
Et il n'est nul besoin d'aller dans le registre passionnel pour éprouver l'intensité d'une perte, parfois il s'agit d'un détail de notre quotidien qui se bouleverse, d'un sourire qui nous manque, ou d'un "bonjour" qu'on n'entend plus, alors même qu'ils venaient plus du "machinal" que du fond du cœur...

Il me semble, avec le recul du temps, que nous vivons de toute manière, toujours seuls...
même à deux, même à plusieurs, même en communauté, parce qu'il existe toujours ces recoins sauvages et inatteignables de nous-mêmes, qu'on ne livre jamais...
parce qu'ils sont constitués de pensées incontrôlées, de ressentis particuliers ou de divagations diverses, dont on ne prend jamais la peine de les partager...
parce qu'ils sont notre terreau intime, notre jardin cérébral réservé, notre espace détente libéré de tout regard extérieur...
Nous partageons, échangeons, changeons... mais aussi nous taisons, gardons, et restons les mêmes...
La dualité de la vie existe à ce niveau-là aussi : mouvement perpétuel qui pourtant garde en lui le même essentiel...

Toute petite, on me conseillait d'invoquer et d'implorer Saint Antoine de Padoue... comme une ritournelle magique, une prière du soir dédiée à ce grand Manitou, qui savait tout, de ce que l'on perd ou de ce que l'on range on ne sait où...
"Saint Antoine de Padoue,
Vieux grigou, vieux filou,
Rendez ce qui n'est pas à vous !
"
(autre version : "Rendez-moi ce que vous m'avez pris !")
Et je l'avoue, il me semblait bien que ça marchait... parfois...
J'ai appris plus tard, qu'on obtenait les mêmes résultats même sans invoquer Saint Antoine, en s'endormant dans la vision de l'objet retrouvé, par mise à contribution de notre Inconscient, très réceptif durant le temps de lâcher prise qu'est le sommeil...

Mais pour les gens... Saint Antoine de Padoue, notre Inconscient...
ou même notre humilité ou la force de notre sentiment, ne sont pas assez puissants...

Il vaut mieux éviter de les négliger... parce qu'on n'est jamais sûrs de pouvoir les retrouver... ni les remplacer...

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Saint Antoine de Padoue, vieux grigou...

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24 janvier 2010

Destin... Je te tiens, tu me tiens...

" Le destin n'est pas une question de chance. C'est une question de choix : il n'est pas quelque chose qu'on doit attendre, mais qu'on doit accomplir."
William Bryan

Il y a parfois des évènements qui surviennent soudainement, et qui semblent vouloir forcer nos choix...
Ma philosophie du "Tout arrive toujours au moment opportun" est toutefois complètement en accord avec cela, dans la mesure, où elle sous-tend effectivement qu'on a quelque chose à accomplir, qu'on en est conscient, et qu'au moment où nous sommes invités par la vie à faire un choix, c'est qu'on est arrivés à un instant-clé, sur lequel vont pouvoir se caler de nouveaux pas qu'on a à accomplir vers notre "destin"...

On n'attend guère le "moment opportun", mais quand il se manifeste, on sait que c'est lui... et on réévalue alors sa situation, sa position et sa détermination à continuer à avancer.
Bien sûr, on n'est pas toujours sûr de nos choix... Parfois même on a l'impression de ne pas pouvoir choisir, mais c'est une illusion, parce qu'on a toujours au moins un choix, ce choix radical de continuer à vivre ou de mourir...

Attendre le destin... ça ne veut rien dire du tout...
Qui plus est, le destin ne se dessine que d'après nos critères d'observation :
"Le destin de la Seine est-il d'arroser Paris ou bien d'aller à l'Océan ? " (François Mitterand)

S'interroger sur son "destin", c'est avant tout s'interroger sur ses désirs, et l'écart existant entre ceux-ci et la vie qu'on ressent...

--" Vous croyez aux miracles Mademoiselle ?
-- Pas aujourd'hui, non." disait Amélie...

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1)Le fabuleux destin d'Amélie Poulain...

2)Culte...

Posté par laurencewitko à 23:50 - L'espace du réel... - Commentaires [1] - Permalien [#]

23 janvier 2010

Non !...

" Je suis un animal sauvage impropre au dressage... D'ailleurs on m'a dit que le premier mot que j'ai prononcé n'était ni Maman ni Papa. C'était Non !"
Juliette Gréco

Le "Non" n'est pas une expression négative, il est au contraire bien des fois, utile de savoir qu'il est le garant de notre intégrité tant physique que psychologique, et qu'il nous sert de bouclier bien plus que de bélier...

Le dressage est un acte perpétré à l'encontre d'une volonté, et même quelquefois d'une intégrité, là où l'apprivoisement est une rencontre qui s'opère d'un commun accord sur un terrain neutre, où chacun avance au rythme de ses pas...
Le dressage ne permettra jamais d'atteindre les mêmes résultats qu'un apprivoisement, parce qu'il est un apprentissage par contrainte plus que par goût, avec des relents de violence à l'égard d'une inclinaison plus naturelle...
Face au mot "dressage", il n'y a toujours que la rébellion, pour défendre son envie et son droit de conserver sa propre singularité, et de porter ses rêves personnels au-delà des désirs d'autrui projetés sur notre "bien", comme une armée de termites affamés, prêts à nous dévorer toute notre volonté à la fois d'être, de devenir et de demeurer qui l'on est...

Au lieu de forcer l'apprentissage par un dressage, mieux vaut présenter les vertus de l'auto-discipline, alternative idéale pour bénéficier d'un "dressage" sur mesure auto-géré, plus adapté aux besoins de chacun...
Le dressage est une négation de ce qui est, là où l'apprentissage de l'auto discipline est un développement de ce que l'on peut...
Parce qu'on ne peut pas vivre sans identifier quelques limites à nos désirs, besoins ou envies...
La vie, sans contrainte aucune, est une utopie, et plus vite nous l'acceptons, plus tôt nous sommes libérés du poids de cette illusion, et pouvons alors utiliser au mieux nos capacités d'adaptation : il ne suffit pas de dire "Non !", il faut aussi savoir à quoi il nous est plaisant, utile ou nécessaire de dire "Oui !", et quel prix nous acceptons de payer pour les valeurs que l'on recherche...
" Le prix est ce que vous payez. La valeur est ce que vous gagnez." (Warren Buffet)

Le dressage est un outil de pouvoir qui déresponsabilise, or, c'est au prix de notre responsabilité que nous nous rapprochons de la liberté...
L'apprivoisement est librement consenti, et nous en assumons la responsabilité...

Rien ne sert de forcer, il faut ressentir à point...

... ...

Warren Buffet : il l'a dit...

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22 janvier 2010

La religion positive ?...

" Définissez-moi d'abord ce que vous entendez par "Dieu", et je vous dirai si j'y crois."
Albert Einstein

L'amalgame entre Dieu et les religions est sujet de bien des maux sur cette terre...
Je ne suis pas contre l'idée de Dieu, mais je suis opposée à ce que quelques uns, sous prétexte d'être "rapporteurs" de paroles divines, veuillent obliger le reste du monde à vivre sous le joug de lois et de contraintes, dont rien ne prouve qu'ils puissent émaner d'une quelconque volonté supérieure...
Pour que le besoin et l'utilité de Dieu soit acceptés, il faut nécessairement qu'on en tire quelques bienfaits, car supporter le joug sans jamais atteindre la carotte, ça peut fatiguer à la longue...

Une des bases de nos religions qui m'interpelle, ce sont les 10 Commandements. Ils pourraient très bien faire office de lois car ils établissent des principes simples de respect des autres pour vivre en harmonie en société... sauf que...
Sauf que, pour pouvoir être acceptés, il faudrait qu'on puisse sentir qu'ils sont porteurs d'énergie et non juste générateurs d'interdit pouvant nous coûter, ou la vie ou le paradis... voire les deux...
Pourquoi un tel discours ?... parce que les mots que nous prononçons, comme les pensées que nous entretenons, sont créateurs du monde dans lequel nous vivons, et que sur 10  commandements "donnés" par Dieu, 8 sont négatifs...

La pensée positive nous apprend à reformuler nos phrases et nos pensées, pour actualiser nos vies sur nos envies, à remplacer le négatif par le positif, afin de motiver notre énergie sans arrêt vers un mieux plutôt que vers un "pire"...
Il me semble donc qu'il aurait été plus judicieux de revoir ces commandements, qui nous enjoignent surtout à ne pas dépasser d'un cadre, certes porteur d'un certain humanisme, mais formulés de telle façon qu'il représente plus une prison qu'une voie vers laquelle on a envie de tracer son chemin...
A moins de faire une traduction pour les rendre, non seulement acceptables... mais pour la plupart évidents...

Les 10 Commandements... et une proposition de traduction positive...

1) Tu n'auras pas d'autres Dieux devant ma face. -->Tu seras fidèle à tes croyances !
2) Tu ne feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre (...) Tu ne te prosterneras point devant elles et tu ne les serviras point
--> Tu façonneras et graveras ta croyance uniquement en toi d'après l'idée que tu t'en fais !

3) Tu ne prendras point le nom de l'Eternel, ton Dieu en vain. --> Tu respecteras le nom de Dieu pour ce qu'il est et représente pour toi !
4) Souviens-toi du jour de repos pour le sanctifier. --> Tu te respecteras en adoptant un rythme de vie qui fait place à la fois au travail et au repos !
5) Honore ton père et ta mère, afin que les jours se prolongent dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.  --> Tu respecteras l'expérience des anciens !
6) Tu ne tueras point.--> Tu respecteras la vie !
7) Tu ne commettras point l'adultère. --> Tu respecteras l'amour de ton mai ou de ton épouse, et de tout mari ou épouse pour les leurs !
8) Tu ne déroberas point. --> Tu respecteras le bien d'autrui !
9) Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. --> Tu feras de la vérité ta parole en toutes circonstances !
10) Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain (...) --> Tu seras bienveillant à l'égard d'autrui et de ses biens !

Il est tellement plus facile de croire et de respecter quand la conviction de l'évidence nous vient de l'intérieur, plutôt que quand on veut nous l'asséner à coups de marteaux et de pénitence !... même si ça en dérange certains que l'on puisse préférer aboutir à ses propres conclusions par soi-même...

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Posté par laurencewitko à 02:09 - Sociosophie... - Commentaires [2] - Permalien [#]
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