EMBARQUEMENT IMMEDIAT...

Juste des mots qui nous ressemblent change de peau..., ce sera encore des mots de tous les jours, des mots de tous les soirs... la même chose en différent... Prenez place, je vous en prie, pour cette nouvelle aventure...

23 novembre 2009

Le reflet du timbre...

" La voix est un second visage."
Gérard Bauer

Chaque voix est portée par une combinaison mélodique unique,faite d'intonations, d'accents, de prononciation, de mimiques, et plus encore... La voix est une sorte de cartographie vocale, dans laquelle on "lit", on "déchiffre" les émotions, les sentiments, les craintes, les interrogations, les sourires, et plus encore... de celui qui parle.

Les mots ont une réalité beaucoup plus compréhensible dans le contexte vocal qu'au registre écrit : la voix est souvent le contexte qui permet de lever l'ambiguïté sur les différents sens possibles à attribuer aux mots.
La voix donne le vrai sens aux choses, même quand elle ment... Le mensonge est une réalité comme une autre...

La voix est aussi un moyen de communication multisensoriel, qui ne met pas en jeu que la bouche et les oreilles. La voix implique la vue, l'ouïe, l'odorat de façon directe, et peut se ramifier au goût et au toucher de façon plus subjective... Et de façon plus globale, elle est de nos jours, le moyen "de prédilection" dédié à la communication interpersonnelle.

La voix marche avec la vue, parce que d'un côté ou de l'autre qu'on soit dans la communication, on parle et on regarde son interlocuteur, et on mémorise en global les visages et les voix.
Au rappel de la voix à notre oreille, le cerveau de façon automatique renvoie toute l'image "enregistrée", ainsi la voix dessine bien un second visage...

La voix implique l'écoute, et donc l'ouïe, les oreilles... Les voix s'apprivoisent de la même façon que les personnes, petit à petit. Au fur et à mesure de la familiarité, la voix "s'imagise" plus réellement. On entend presque les froncements de sourcils....

" On ne songe jamais à la voix des portraits." (Daniel Picouly)

Mais à l'inverse, il me semble qu'une voix trace son propre portrait dans notre imagination, même s'il peut garder des contours un peu flous...
La vue nous serait-elle relationnellement plus importante que l'ouïe ?...

Sommes-nous donc tous comme Saint Thomas ayant besoin de voir pour croire à l'existence des choses ?...

......

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20 novembre 2009

Une lettre d'amour...

" On peut séduire n'importe qui avec des mots tracés pour lui sur une feuille de papier. C'est un pouvoir extraordinaire, phénoménal, monstrueux, quoique peu usité : la lettre d'amour est d'une efficacité redoutable, mais méconnue."
Camille Laurens

Les lettres d'amour pénètrent le coeur en mettant nos sens en effervescence (vue, toucher, odorat, ouïe)...
Les mots ont le pouvoir de nous faire voyager dans d'autres réalités en général, et quand on les applique au plus près des sentiments, le transport est garanti...
Bienheureux les maitres des mots, leur pouvoir infini est à portée de leurs mains...

Et si on essayait, hein ?...

"Ma plume soupire quand c'est à toi que je pense, les mots peinent à maitriser leur sens, et les murmures de mon cœur disparaissent sous les ratures, de la pudeur et de la censure, que la décence retient à sa mesure...
C'est entre les lignes que tu pourras trouver, ce qu'entre tes mains je n'ai pas peur de donner. Tu sais bien que dans tes bras, il y a tous ces mots que je n'écris pas...

Et si au bout de mes phrases, il y a souvent trois petits points... qui restent suspendus à ta faim... c'est parce qu'ils préfèrent caresser ton imagination, plutôt que de se formaliser dans de pâles déclarations, qui ne seraient jamais qu'une médiocre copie, de mes sentiments à mes envies...

Mes doigts qui courent sur le papier, ne reconnaissent pas le grain qui m'est familier au toucher, et ils s'égarent à l'imaginer, frustrés par la froideur de ce support, trop éloigné de la tiédeur de ton corps...
Les mots d'amour ne cherchent pas à rassurer son aimé, mais bien à déverser l'émoi qu'on sent en soi se distiller...

Aussi n'attends pas de moi que je te câline de mes envolées coquines, par vélin interposé entre nous, même si j'ai le cœur sens dessus dessous... la passion amoureuse ne s'embarrasse pas de ce genre de position, pour laisser vaquer en toute liberté la plus grande imagination...

Parfois je tente de semer, à mots couverts quelques "je t'aime", que tu as peine à voir, mais qui sont là quand même... dans ces mots jetés trop loin de toi quand tu n'es pas là tout contre moi.
J'aimerais que mes mots te permettent de t'envoler à la manière d'un tapis magique, vers mille et une envies de me donner la réplique, en des lieux plus concrets que ces versets rhétoriques...

Même de loin je te sens habiter au présent mes pensées...
Même de loin je te conjugue au verbe aimer..."

Bon ben finalement, c'est pas si dur que ça comme exercice de style...
Et ça me donnerait presque envie de m'y mettre sérieusement...

A qui que je pourrais bien l'envoyer ?... ...

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19 novembre 2009

Un petit coup de main ?...

" Mon fils, si tu as besoin d'un coup de main dans la vie, n'oublie pas de regarder au bout de tes bras."
Andrée Maillet

Au bout de mes, bras, moi j'ai trouvé des mains...
Et au bout de mes mains, il y avait une dizaine de doigts...
Ils n'avaient rien de spécial à faire, ils s'ennuyaient et s'éparpillaient...
Parfois chacun dans des directions opposées, ils s'agitaient...
Mais je sentais quand même qu'ils étaient plein d'énergie,
Et que peut-être en les guidant un peu, ils pourraient trouver une harmonie...

D'abord je m'en suis servi comme boulier pour apprendre à compter
Avec eux tous réunis, je pouvais dénombrer à l'infini le monde entier...
Et chacun avait sa place dans des suites chiffrées illimitées...
Mais l'infini mathématique est bien trop grand à explorer,
Rapidement le jeu les a lassé et à nouveau, ils ont recommencé...
Recommencé à s'ennuyer... sans plus aucune activité...

Je me suis aperçu alors, qu'ils pouvaient aussi parler...
Ils pouvaient mimer le monde et narrer mes histoires...
Chacun d'eux avait alors une place et sa propre mémoire,
Et réalisait des figures, des rythmes et des envolées...
J'avais la vie qui dansait au bout de mes doigts...
Mais danser seuls dans le vide, je sentais bien que ça leur plaisait pas...

J'ai compris que mes doigts au bout de mes mains, devaient vivre unis...
Ils avaient besoin de faire ensemble l'expérience de la vie.
Je les ai approché de toutes sortes de matières, ils ont découvert le toucher...
Ils ont aimé devenir sensitifs, sensuels et même sensés...
Ils ont touché, pétri, caressé ; ils ont aimé, souffert et exploré...
Mais ils ont surtout découvert le pouvoir de créer...

Alors je leur ai donné des choses pour les aider, pour les guider...
Une plume, un papier, un clavier, des crayons, des idées...
Timides ou timorés d'abord, ils ont appris le plaisir de l'envolée...
De la contrainte première, ils ont atteint le plaisir de se révéler...
Et parfois je peine à suivre leurs glissages débridées,
Et j'aime ça... sentir leurs envies et leur liberté...

Au bout de mes bras, j'ai trouvé deux mains pleines de doigts
Qui n'avaient aucune existence tant qu'ils ne servaient pas...
Ce dont on a besoin, et qu'on cherche en vain parfois,
On l'sait pas... mais on l'a peut-être déjà en soi...
Beaucoup de ce qui sort de moi passe par eux, et je ne sais pas...
Au final, qui d'eux ou de moi, a donné à l'autre un réel coup de main ?...

... ...

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18 novembre 2009

N'importe quoi...

" Il n'est rien de plus sain que de dire n'importe quoi au beau milieu d'un monde où trop de gens sérieux ne se le permettent plus."
Serge Bouchard

C'est comme si la plupart des gens croyaient qu'avoir l'air sérieux, ça rend intelligent... ???... !?!...
Je ne crois pas qu'il y ait un rapport entre les deux...
Certes on a l'air qu'on veut bien se donner, mais celui-ci n'est pas susceptible de modifier en profondeur l'être qu'on est à l'intérieur... On reste ce que l'on est, qu'on en ait l'air ou pas... et l'illusion ne fonctionne pas toujours...
Bien sûr que c'est dans l'air du temps : il faut "paraitre"...
Et comme il semble être plus gratifiant de donner l'impression d'être intelligent plutôt que celle d'être idiot, alors il faut enfiler le costume, et s'afficher sérieux, parler de choses importantes et graves en faisant mine d'avoir tout compris à ce que la plupart des "autres" gens, communs, ignorent...

Il faut maitriser la politique et l'économie (tous des blaireaux au pouvoir de toute façon, ah si on y était nous, on saurait... parce que ce dont le monde a besoin, c'est tellement simple...);
-- avoir un avis sur tout (pas si compliqué, on n'a pas besoin de développer, juste de donner son avis);
-- dénoncer la "connerie" ambiante (parce que quand même on se rend bien compte qu'on nous prend pour des idiots, et qu'on nous cache des choses : on nous la fait pas à nous, hein ?...);
-- expliquer ce qu'il faudrait faire (et on n'a pas peur de passer pour un imbécile, les gens ne comprennent rien à rien... la connerie est un bouclier qui rassure... ou qui donne de l'assurance...);
-- prédire les évidences futures que personne ne prend en compte (normal, les gens ne réfléchissent pas...);
-- avoir lu le dernier Goncourt (comment ça, vous l'avez pas lu ?... faut s'instruire !... c'est important la culture...);
-- connaitre les chiffres du chômage (statistiques en données corrigées des dernières variations saisonnières);
-- savoir où est le Lésotho (mais c'est difficile à expliquer sans carte);
-- faire du sport (plusieurs fois par semaine et si possible pas du foot, trop beauf...);
-- avoir une bonne hygiène de vie, des principes, des idées (c'est un minimum...);
-- se lever tôt, manger sain, être écolo-citoyen ;
-- être raisonnable et étaler ses raisons et ses raisonnements naturellement justifiés et allant de soi... ;
-- savoir ce que c'est qu'avoir le courage de ses opinions (pas avoir le courage, juste savoir...);
-- ne pas gaspiller son temps ni sa vie (les gens ne pensent qu'à prendre du bon temps, quelle injure à la vie !);
-- savoir choisir ses amis, ses ennemis (faut être psychologue...);
-- boycotter l'huile de Palme (à cause des animaux que ça met en danger, de la déforestation, etc...);
-- être "in" sans être à la mode (ringard d'être comme tout le monde)...
Et puis surtout, surtout... savoir qu'on sait qu'on a raison, et partant de là on est rassurés sur la légitimité de nos avis.
Enfin bref, c'est épuisant d'être quelqu'un de sérieux !

Je le confesse : je réussirai jamais à être quelqu'un de sérieux, et je laisse toute cette importance de la vie, à ceux qui savent mieux que moi, ce qui vaut la peine qu'on soit là...
Pendant qu'ils font marcher le monde, moi je me promène dans ma vie et dans mes envies à la recherche de mes rêves et de mon essentiel à moi.
Je respire de l'air là où ils ne vont presque jamais, des fois je m'overdose de chocolat et de plein d'autres "cochonneries" pas très recommandfées pour la santé si ça me fait plaisir.
Je peux rester au lit jusqu'à midi sans culpabiliser que la terre puisse s'arrêter de tourner.
Je ris plusieurs fois par jour et ça n'a pas l'air de nuire particulièrement à ma santé parce que j'ai toujours le sourire qui tient le coup malgré les années qui passent et les illusions qui tombent...
Je ne vivrai qu'une fois... Je n'ai pas l'ambition de changer le monde...
Alors... Pourquoi je me priverai de vivre MA vie plutôt que de faire semblant d'être indispensable à un monde qui se fout bien de mes petits quotidiens qui s'entassent ?...

Je préfèrerai toujours décrocher des sourires et des interrogations avec mes mots, plutôt que de viser une entrée posthume dans le Dico...
Et continuer à chercher le meilleur des chemins pour approcher le bien-être et pouvoir le répandre autour de moi, dans mon tout petit microcosme bien plus vrai que toutes ces conneries-là...

... ...

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17 novembre 2009

Apprécier l'horizon...

" Ne t'écarte pas des futurs possibles avant d'être certain que tu n'as rien à apprendre d'eux."
Richard Bach

Posté par laurencewitko à 19:01 - Ô Temps... - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 novembre 2009

Les angles de vue divergents...

" Un problème n'existe que s'il y a une différence entre ce qui se passe effectivement et ce que vous souhaitez qu'il se passe."
Kenneth Blanchard

Les "problèmes", c'est souvent très subjectif...
Les problèmes ont l'importance qu'on veut bien leur donner, et chacun a le pouvoir de les relativiser ou de les exagérer, et il est utile de garder à l'esprit que tout problème porte en lui, les germes d'une solution possible...

Il y a deux façons de réagir face à une situation problème : la première est de se focaliser sur les désagréments causés à l'instant présent, et la seconde est de se focaliser sur les solutions envisageables dans un premier temps, possibles dans un deuxième...
Se focaliser uniquement sur le problème est une démarche stérile, dans la mesure où l'énergie ainsi captée n'est pas disponible pour trouver un moyen de surmonter l'obstacle.
Se focaliser sur les solutions possibles est déjà moitié d'une solution puisqu'on n'envisage pas que cet état de fait soit durable.
Même si on ignore tout du "comment" faire pour dénouer la situation, rester arrêté sur le "pourquoi" du problème ne donne aucune perspective.

La compréhension du "pourquoi" est souvent une recherche de déculpabilisation ou de victimisation, plus qu'une tentative de résolution.
S'il peut être utile de connaitre les raisons qui ont pu faire émerger la situation problème, l'urgence n'est souvent pas tant dans la compréhension que dans l'action à mener...
L'instant présent sert la cause du futur en toutes circonstances : l'utiliser à ruminer un passé déjà parvenu à la réalité nous fait vivre en décalage de réel, et nous retarde alors encore d'un temps supplémentaire, en nous faisant déprécier l'instant au lieu de le mettre à profit.

Chercher les moyens de dépasser la situation problème permet de ne pas voler à l'avenir, plus que ce que le problème nous a déjà pris, et permet également de conserver une certaine sérénité, dans la mesure où l'on se prouve ainsi que tout mur érigé au fond d'une impasse, ne signifie pas que nous avons atteint les frontières du monde, mais seulement que nous ne pourrons continuer notre chemin et voir ce qu'il y a de l'autre côté qu'en escaladant ce mur, ou en nous y faisant passage d'une manière ou d'une autre...

Effectivement c'est la différence entre nos souhaits et la réalité que nous nommons "problème", or malgré tout, les situations problèmes sont un terrain de rêve pour libérer notre créativité, et elles nous permettent par là, d'agrandir notre champ d'action.
Les problèmes sont comme ces jeux d'énigme, dans lesquels à tâtons, on avance vers la solution à coup de propositions successives, qu'on se voit infirmées ou confirmées : c'est la somme des indices qu'on récolte qui nous permet d'arriver à la résolution.
L'inventaire des possibilités face à un problème procède bien de la même démarche... laquelle n'est pas si éloignée du processus basique d'apprentissage par essais et erreurs...

Mais si la réalité était toujours conforme à ce que l'on en attend, se poserait alors le problème de l'ennui face à la "prévisibilité" des choses, non ?... ...

Posté par laurencewitko à 22:06 - L'espace du réel... - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 novembre 2009

Le juste accord...

" Vous n'avez pas raison ou tort parce que d'autres dont d'accord avec vous. Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et que votre raisonnement est juste."
Warren Buffet

C'est quand on pense détenir une vérité qu'on se place dans l'erreur... parce que ce n'est toujours qu'une affaire de point de vue, de circonstances et d'angle sous lequel on examine les choses.
Il n'y a pas d'accord parfait, même en musique, car celui-ci n'a de parfait que l'idée de son exécution : sa perfection dépend elle-même de l'accord de l'instrument qui aura été fait...
Jouer l'accord parfait sur un piano désaccordé ne donne qu'un bien pâle écho de la perfection...
Et nous sommes tous à l'image de ce piano désaccordé...

Nous pouvons cependant avoir raison dans une logique ou un ressenti qui tombe sous l'évidence, sans avoir besoin d'autre justification.
De la même façon, nous pouvons avoir tort, et nous fourvoyer même à plusieurs, parce que nous sommes tous sous le coup du même aveuglement ou de la même ignorance.
Mais une ignorance, même partagée, n'en change pas d'essence : elle reste source d'erreurs de jugement et de tromperie en toute "bonne" conscience.
Le nombre fait peut-être la force de la majorité, mais pas nécessairement celle de la raison...

Depuis le temps que le monde est monde, et que les hommes s'interrogent, cherchent et réfléchissent, nous n'avons toutefois en main que bien peu de certitudes... S'il était si aisé de trancher sur la base du tort ou de la raison, nous l'aurions fait depuis belle lurette !...
Or, l'histoire, celle du monde et celle de tous les jours, ne cesse de nous apprendre que toute vérité d'aujourd'hui se révélera caduque plus tard, et que les connaissances de demain anéantiront les certitudes présentes en les reléguant au rang d'hypothèses expérimentées...

Nous pouvons avoir ponctuellement raison, à la manière d'un paysage impressionniste...
Nous peignons nos représentations du monde, de l'univers et de la vie, par petites touches conclusives, qui finissent par nous apparaitre comme un ensemble cohérent à mesure que nos raisonnements s'emboitent les uns dans les autres selon une logique apparente...
Mais notre toile est gigantesque, et nos pinceaux bien trop fins pour couvrir en l'espace d'une vie toutes les interrogations terrestres et supra terrestres.
Nous ne deviendrons jamais les grands maitres de l'Univers... en tous cas, pas tant que nous penserons l'être déjà...

Nous ne pouvons atteindre les rivages de la raison, qu'après avoir pagayé dans les eaux troubles du doute et après avoir validé la meilleure façon de se guider. La raison est toujours l'angle qui se rapproche le plus du possible et de la réalité dans une situation donnée et à un moment donné...
Quand on sort du contexte, la raison est susceptible de chanceler.

Restons modeste dans nos conclusions et sachons ne les appliquer qu'à la lumière de notre réalité sans vouloir ni les imposer ni les solder, au motif qu'elles seraient ou non, reconnues.
La reconnaissance ou l'opposition d'autrui n'apportent aucune garantie supplémentaire à nos points de vue...

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Posté par laurencewitko à 22:55 - L'espace du réel... - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 novembre 2009

Logique en échec...

" Aimer est un verbe irréfléchi."
Henri Jeanson

Même en y réfléchissant beaucoup, on ne trouve jamais de logique à l'amour...
On peut trouver des raisons à l'amour que l'on nourrit, mais jamais d'où viennent les germes qui lui ont donné naissance en nous.
Plus encore, plus on sent l'amour se renforcer, moins on peut l'expliquer, juste l'accepter... ou pas d'ailleurs : on garde cette liberté de l'accueillir ou de s'en défendre.

Il n'y a qu'en lâchant prise qu'on peut aimer véritablement : tant qu'on s'accroche à des schémas, à des idées ou à des attentes, on enferme l'amour dans des limites qui l'empêchent de nous faire toucher l'infini dont il est toujours porteur.
L'amour, c'est toujours un inédit à écrire et à découvrir... à condition, bien sûr de lui offrir des pages blanches pour s'épancher, sans marge déjà tracée ni mise en page, sans notes de l'auteur ni renvois à d'autres références...
L'amour qui veut se calquer sur quelque modèle que ce soit, n'a que peu de chance de dévoiler la vérité qu'il recèle...

L'amour qui réfléchit, l'amour qui s'analyse, l'amour qui se raisonne... c'est souvent l'amour qui a perdu sa magie, l'amour auquel on ne croit pas ou plus, l'amour qui n'a que peu de chance de se vivre au présent...
Et le temps de l'amour ne peut être que le présent, parce qu'on ne sait jamais ni où ni quand ni comment il survient : l'amour est toujours à la merci des circonstances et du hasard, même si... on sait bien que le hasard n'est qu'un mirage intellectuel, dont on se sert quand notre logique est mise en échec par la vie...

L'amour n'est un chemin de croix que lorsqu'il s'aliène à la raison : quand on le laisse se mouvoir et se développer dans son illogisme et sa simplicité, il n'a qu'à donner sans contraindre ni inquiéter...
Parce qu'au fond, ce qui complique l'amour, ce n'est toujours que nos projections angoissées quant à son devenir, pas sa nature. C'est en doutant de sa capacité d'existence qu'on ternit sa pérennité, parce qu'on ne peut jamais imaginer un futur "instant présent" sans anéantir le présent de l'instant en cours...

Aimer est un verbe irréfléchi, qui renvoie pourtant ses images sur toute la gamme temporelle, de nos "hiers" à notre futur inconnu, et si l'on veut lui permettre d'être, il nous faut nous affranchir de toute réflexion, de toute comparaison, de toute référence réelle ou supposée...
L'amour n'est ni un jeu de stratégie ni une course d'orientation, il est instant à saisir à l'état brut...

Tout comme le bonheur, l'amour est un état d'esprit... un état de l'être à partager à deux... dans la même bulle...
Bien sûr que le principe de réalité frappe à nos bulles comme à la porte de toutes nos autres perceptions, et que ses bourrasques peuvent les faire vaciller et déstabilisent parfois leurs trajectoires...
Comme pour les bulles de savon, on ne sait pas pourquoi certaines seront portées par le vent très haut et très longtemps, là où d'autres peineront à prendre forme et éclateront sans raison, alors même qu'elles sont nées du même souffle...

Mais l'existence de cette incertitude est-elle en mesure de nous faire retenir notre souffle et nos bulles ?...

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L'amour avec un grand A...

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13 novembre 2009

Les Quatre Accords Toltèques

" Ce n'est pas la mort, mais le risque d'être vivant et d'exprimer qui l'on est vraiment qui suscite la peur la plus importante. Etre simplement soi-même, voilà ce que l'on redoute le plus.
Nous avons appris à vivre en nous efforçant de satisfaire les besoins d'autrui, à vivre en fonction du point de vue des autres, de peur de ne pas être accepté et de ne pas être assez bien à leurs yeux."

Il faut une volonté très forte pour adopter ces quatre accords toltèques, mais si l'on y parvient, les transformations qui s'opèrent alors dans notre vie sont étonnantes...

Premier Accord Toltèque : Que votre Parole soit Impeccable...
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez
N'utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui
"Chaque être humain est un magicien. Par notre parole, nous pouvons soit jeter un sort à quelqu'un, soit l'en libérer."

Deuxième Accord Toltèque
: Quoiqu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle
Ne réagissez à rien de façon personnelle : ce que les autres disent et font n'est qu'une projection de leur propre réalité, de leur rêve.
Lorsque vous êtes immunisé contre ça , vous n'êtes plus victime de souffrances inutiles.
" Vous n'êtes jamais responsable des actions d'autrui ; seulement de vous-mêmes."

Troisième Accord Toltèque : Ne faites pas de supposition
Ayez le courage de poser des questions et d'exprimer vos vrais désirs
Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames
" Le meilleur moyen de vous empêcher de faire des suppositions est de poser des questions."

Quatrième Accord Toltèque : Faites toujours de votre mieux
Votre mieux change d'instant en instant...
Quelques soient les circonstances faites simplement de votre mieux, et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d'avoir des regrets
" Les trois premiers accords toltèques ne fonctionneront que si vous faites de votre mieux."


"Ne vous attendez pas à vous exprimer toujours avec une parole impeccable. Vos habitudes sont trop fortes et trop bien ancrées dans votre esprit. Mais vous pouvez faire de votre mieux.
N'imaginez pas que vous ne prendrez plus jamais rien personnellement : faites seulement de votre mieux.
Ne croyez pas que vous ne ferez plus jamais la moindre supposition, mais vous pouvez parfaitement faire de votre mieux."

C'est la pratique qui fait le maître... ...

Passeport Toltèque...

 

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12 novembre 2009

Du fond du jardin...

" Répondant avec trois mois de retard à une lettre de Jules Renard, il écrivit :
"Excuse-moi d'avoir tant tardé à te répondre, mais quand ta lettre est arrivée, j'étais au fond du jardin. "
"
Alphonse Allais

Les excuses sont parfois des explications déroutantes... ce qui n'empêche pas qu'elles puissent être vraies...
J'ai moi-même pas mal de tracas avec le temps qui passe, pire qu'un super sonique en plein vol, sur ma vie, et je fais ce que je peux pour ne pas être totalement engloutie par les turbulences temporelles, qui nous happent hors de la vie sociale, sans qu'on le veuille vraiment...

On a beau dire ce qu'on veut, c'est pas qu'une question d'organisation... tant que les journées ne feront que 24h00, il est impossible de vivre toutes les vies parallèles et simultanées qui composent notre quotidien...
Et puis, c'est difficile de planifier sa vie au millimètre, ça enlève tout le goût du quotidien, quand on sait par avance de quoi demain, après demain et après après demain sera fait : moi j'ai besoin de liberté temporelle...

Mais quand même, des fois, c'est pas que je culpabilise... mais quand je pense à l'incertitude toujours inhérente aux lendemains, je me dis qu'il ne faut rien remettre à plus tard de ce qu'on peut faire aujourd'hui et qui ne prend pas beaucoup de temps : un petit signe du bout du clavier, quelques minutes de parole, une pause tendresse... tous ces petits riens qui nous font l'humanité plus douce en entretenant des liens, qui nous ancrent dans la vie...

Faut reconnaitre... je passe beaucoup de temps au fond de mon jardin... c'est là que je cueille mes mots et que je plante mes réflexions. J'ai le goût du secret, et le goût de la solitude, pas pour me cacher du monde, mais pour me donner aussi à moi, un peu d'attention... parce qu'on ne peut rien donner aux autres, si l'on est soi-même en situation de manque et de frustration...
Il n'est pas égoïste de penser à soi AUSSI... Le "je" n'est-il pas une personne à part entière en grammaire ?...
Pourquoi en serait-il autrement dans la vie ?...

On vit malgré tout dans un monde et à une époque, où la condition des femmes reste difficile à gérer : on ne peut pas être partout à la fois, et on a bien trop de casquettes sur la tête pour avoir le temps de toutes les porter équitablement... Nécessairement on fait des choix, on hiérarchise de gré ou de force, et on remplit son planning jusqu'à la dernière miette, de toute l'énergie qu'on arrive à rendre disponible...

Je ne cherche aucune excuse pour justifier mes retards de mail, ou mes défauts de cases attribuables dans mon emploi du temps, parce que j'aimerais sincèrement qu'il en soit autrement...
J'ai en moi, tellement d'envies et tellement de projets, tellement de personnes que j'aimerais avoir le temps de côtoyer de moins loin et tellement de rires à partager... mais le chrono défile, en mode perpétuel accéléré, et j'ai beau prendre sur mon sommeil, j'arrive pas à obtenir un solde créditeur...

Du fond de mon jardin, en cultivant mes roses et en arrachant mes orties, dans mon ciboulot qui n'arrête jamais, je pense à tout un microcosme de gens qui de loin ou de près, font partie de ma vie... et je les en remercie...

Mais comme je l'ai déjà dit... Je suis pas Super Woman !... ...

Super Woman...

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